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Christian Paradis a mené un échange sur les investissements à long-terme lors du Forum Économique

By: Charlotte Cardona, M.Sc, PMP
juin 14, 2016

L’Honorable Christian Paradis, Vice-président principal pour le développement stratégique des Services de protection de GardaWorld, a été convié à mener une table ronde composée de six intervenants internationaux lors de la conférence de Montréal le 13 juin, 22e édition du forum économique international des Amériques. Le sujet sur les investissements à long-terme s’inscrivait pleinement dans le thème général de l’événement : « Construire une nouvelle ère de prospérité ».

Christian Paradis a été député fédéral de Mégantic-L’Érable de 2006 à 2015 et ministre fédéral, de 2008 à 2015, des Travaux publics et Services gouvernementaux, des Ressources Naturelles, de l’Industrie et du Développement International et la Francophonie. Au cours de ses années au gouvernement, Christian Paradis a pu constater et apprécier l’importance des initiatives stratégiques au profit d’une économie de croissance durable pour les sociétés à travers le monde.

Fiona Reynolds, directrice générale de United Nations Principles for Responsible Investment (UNPRI) a rappelé que nous vivons une période de grands changements qui ont des conséquences sur la stabilité de notre système financier. Elle a fait part de son inquiétude : « La population est croissante et vieillissante et le rythme d’utilisation des ressources n’est pas soutenable, le monde est divisé en deux (1% de la population possède 50% des richesses), les technologies de plus en plus évoluées changent la façon dont nous faisons des affaires ». Pour atteindre la mission qui consiste à bâtir un système financier durable, le UNPRI encourage l’adoption de six principes qui prônent la bonne gouvernance, l’intégrité et la responsabilité.

Yves-Thomas Dorval, président-directeur général du Conseil du Patronat du Québec (CPQ), s’est exprimé sur le rôle stratégique des investisseurs qu’ils ont eu dans le passé, qu’ils ont aujourd’hui et qu’il devront avoir à l’avenir. Les gouvernements, les entreprises et les investisseurs ont longtemps fondé leurs efforts sur les rendements à court-terme, menant à la crise économique de 2008. Aujourd’hui, nous nous concentrons sur la gestion du risque et le contrôle des dettes dans des programmes d’austérité. Demain, les différentes parties prenantes devront intégrer les questions environnementales, sociales et de gouvernance d’entreprise (ESG) dans leurs décisions d’investissement à long terme.

Bernard Spitz, président de la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA), a fait état de certaines contradictions dans le contexte économique actuel en Europe. Selon lui, les assureurs devraient, en théorie, être enclins à investir dans une économie où les taux d’intérêt sont faibles et le besoin d’investir dans les infrastructures est réel. Pourtant, les régulations en place – dont Solvabilité II – et l’instabilité fiscale ne sont pas favorables aux investissements à long-terme et à une croissance économique saine et durable.

Enrique Ochoa Reza, directeur général de la Comisión Federal de Electricidad (CFE), a présenté la reforme sur l’énergie du Mexique qui autorise maintenant le secteur privé à participer à la production et la vente d’électricité. Le statut de monopole de PEMEX a démontré ses limites, notamment en termes d’infrastructures. Aujourd’hui, l’ouverture du marché a non seulement permis de générer des investissements à long terme dans les infrastructures et les énergies renouvelables, mais elle a aussi été à l’origine de la création de nombreux emplois et de la baisse de la facture de l’électricité pour des millions de citoyens.

Francis Gatare, chef de la direction du Rwanda Development Board, a également partagé un exemple optimiste à l’audience. Au Rwanda, les partenariats public-privés ont généré des investissements massifs dans l’éducation, la santé, les infrastructures et la nutrition au cours de ces dernières années. Ensemble, les partenaires partagent les fruits de leurs efforts tout en mitigeant les risques. Le PIB du pays a une corrélation positive avec les investissements à long terme, ainsi que les indicateurs démographiques comme l’espérance de vie. La paix et la confiance dans le pays et ses institutions sont déterminantes pour la pérennité des initiatives stratégiques.

Enfin, Ridha Ben Mosbah, conseiller économique dans le Cabinet du Chef de gouvernement tunisien, a rappelé la transition démocratique du pays, les attaques terroristes de 2015, et la nécessité de mettre en place des mesures d’urgence à tous les niveaux. Ce contexte n’a cependant pas empêché le gouvernement de travailler sur un plan économique et social destiné à répondre aux inquiétudes de la population tunisienne. Les détails du plan RISE – Road To Inclusion, Sustainability And Efficiency – seront annoncés à Tunis en novembre prochain.