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Des milices armées attaquent des centres de traitement pour les victimes du virus ebola en RDC

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décembre 17, 2019

Le 9 mars, un policier a été tué et un professionnel de la santé blessé à la suite d'une attaque menée par des miliciens armés Maï Maï dans un centre de traitement pour victimes du virus Ebola à Butembo, province du Nord-Kivu de la République démocratique du Congo. Bien que les assaillants aient par la suite été repoussés par les forces de sécurité locales, l'attaque est la deuxième du genre en moins d'une semaine, ce qui en dit long sur la complexité des conditions de sécurité dans l'Est de la RDC.  

 

ATTAQUES SUCCESSIVES SUR DES CENTRES DE TRAITEMENT

Security services for Ebola centres

Depuis le 1er février 2019, quatre attaques ont été enregistrées contre des centres de traitement et des installations de transit pour les victimes du virus Ebola dans l'est de la RDC. Les quatre attaques se seraient produites dans la province du Nord-Kivu, les attaques des 5 et 9 mars visant le même centre de traitement à Butembo, où le deuxième foyer du pays a été signalé en août 2018. Lors des incidents précédents qui ont eu lieu les 24 et 27 février, les centres de traitement Ebola de Katwa et Butembo ont été attaqués et les installations incendiées, probablement par la milice Maï Maï. Bien que les attentats n'aient fait que relativement peu de victimes, ils ont entravé les mesures de confinement puisque les patients atteints d'Ebola ont été forcés de fuir les agressions, accroissant ainsi les risques de propagation du virus. 

 

LES MOTIVATIONS DERRIÈRE LES ATTAQUES CIBLÉES

ebola checkpoint protection

Il existe une menace importante de propagation du virus, qui est exacerbée par de fréquentes attaques, une situation particulièrement préoccupante si l'on considère les milliers de cas confirmés depuis les débuts de cette épidémie en août 2018. Bien que les motivations derrière les attaques soient encore cachées, des sources locales suggèrent que des groupes de la communauté, tels que les Maï Maï, ont visé les centres de traitement Ebola en raison des liens avec des entités étrangères, dont Médecins sans frontières (MSF) et l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) qui sont perçues comme nuisibles aux communautés indigènes. La méfiance à l'égard des entités étrangères remonte à la fin de la Seconde Guerre du Congo (1998-2003), mais elle s'est concrétisée par la rupture, en janvier 2008, de l'accord de paix entre le gouvernement et plusieurs milices rebelles, dont les Maï Maï et le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP). Il y a eu une baisse manifeste de confiance à l’endroit du gouvernement basé à Kinshasa, ce qui a entraîné une augmentation de la fréquence des attaques contre le personnel gouvernemental, les installations et les organisations affiliées, telles que l'ONU et l'OMS.  

 

Suite à ces incidents, l’organisme Médecins sans frontières a été contraint de suspendre partiellement ses activités au centre de Butembo, augmentant les risques sanitaires déjà élevés étant donné l'épidémie d'Ebola en cours dans la ville. L'incident est un microcosme des défis plus vastes auxquels sont confrontés ensemble santé et sécurité dans l'est de la RDC, où les efforts concertés des ONG et des organisations humanitaires pour contenir le virus Ebola sont constamment entravés par les activités des groupes miliciens. Compte tenu de la nature persistante des attaques, conjuguée au soutien limité de l'État pour assurer la sécurité autour des centres de traitement, il est clair que le paysage sécurité-santé risque de se détériorer au Nord-Kivu et, dans une moindre mesure, dans la province d'Ituri, à court et moyen terme. 

 

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