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Près d’un siècle passé à bâtir un monde plus sécuritaire

By: Lola Saldana
mai 7, 2018

Courte entrevue avec David Chaput et Marcel Gagnon, formateurs à la succursale de Montréal, QC

David et Marcel cumulent, à eux deux, 84 années d’expérience en tant qu’agents de transport de valeurs et formateurs. Compétiteurs il y a près de 40 ans (David débuta sa carrière chez Desjardins, Marcel chez Brinks), les deux instructeurs collaborent aujourd’hui à la formation des nouveaux employés et aux requalifications à la salle de tir et en emploi de la force.

Qu’est-ce qui vous a inspiré à devenir formateur ?

Marcel : En 1973, un collègue et ami a perdu la vie. On était agents de transport de valeurs depuis moins d’un an. À l’époque, la seule formation offerte par l’employeur à l’embauche durait 15 minutes. J’ai décidé d’aller suivre des cours de tir. Puis, en 1993, trois agents perdent aussi la vie. J’ai alors suggéré à mon employeur d’offrir une formation plus complète. J’ai moi-même créé la formation et formé les agents sur le terrain.

David : Quand j’étais étudiant, je voulais devenir policier. Malheureusement, je n’avais pas la grandeur minimale requise à l’époque. Je suis donc devenu agent au transport de valeurs. Quand j’ai commencé, quelqu’un m’a donné ma chance, alors je voulais donner au suivant. J’ai débuté en tant que comédien dans les formations de Marcel, puis j’ai obtenu ma certification officielle en 2008.

Qu’est-ce qui vous motive après 40 ans de services continus ?

Marcel : Depuis 1993, date où on a débuté la formation, personne n’a perdu la vie. Simple coïncidence ? Peut-être, mais c’est quand même motivant de constater qu’on a sans doute contribué à rendre le métier plus sécuritaire.

David : J’ai appris qu’on ne baisse jamais les bras dans ce métier. J’ai formé un candidat il y a quelques années qui était en échec après quatre jours de formation. Il n’arrivait pas à atteindre sa cible. Puis, 30 minutes avant la fin du cours, il a eu un déclic et a mis toutes ses balles dans le centre de la cible. C’est notre rôle de les motiver. On ne peut simplement pas baisser les bras.