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Rapports de pays

Arménie Rapport de pays

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INTRODUCTION 

Même si l'Arménie (trois millions d'habitants) est généralement considérée comme étant une destination sans danger majeur, il existe quelques problèmes de sécurité à prendre en compte et certaines régions sont à éviter. Pays enclavé, situé dans la région du Caucase, l'Arménie est bordée par la Turquie à l'ouest, la Géorgie au nord, la région de facto indépendante du Haut-Karabakh et l'Azerbaïdjan à l'est, enfin, par l'Iran et l'Azerbaïdjan au sud. La majorité de la population arménienne habite dans le nord. La capitale Erevan accueille une population cinq fois plus importante que celle de Gumri, la deuxième plus grande ville du pays.

La République d'Arménie a obtenu son indépendance en 1991 suite à l'implosion de l'Union Soviétique. Les relations avec ses voisins, la Turquie et l'Azerbaïdjan, restent tendues et le pays continue d'être habité par des tensions politiques nationales.

RÉGIONS DÉCONSEILLÉES

Du fait des tensions politiques existantes avec l'Azerbaïdjan, la majorité des gouvernements occidentaux déconseillent tout séjour près de la zone frontière entre les deux pays (laquelle est fermée depuis 2010). Même si un cessez-le-feu est officiellement en vigueur depuis 1994, des affrontements entre les deux forces de sécurité respectives interviennent régulièrement. Les risques sécuritaires sont particulièrement élevés sur la route reliant Kayan à Noemberyan, du fait notamment de la présence de mines dans cette région.

Il est formellement déconseillé de se déplacer ou de séjourner dans la région du Haut-Karabakh. Même si la région est officiellement reconnue comme partie intégrante de l'Azerbaïdjan, elle reste contrôlée par des séparatistes Arméniens. En 1991, elle s'est auto-proclamée indépendante (la République d'Artsakh) et a depuis réussi à maintenir cette position grâce à l'aide politique et financière arménienne. Seule la frontière arménienne offre la possibilité d'accéder à cette région ; tout ressortissant étranger voyageant à moins de cinq km (trois miles) de la frontière peut être arrêté par la police ou l'armée. La zone militaire avoisinante est pareillement à éviter (risque liée là encore à la présence de mines).

Il est conseillé de rester prudent près de la frontière Turco-arménienne en raison des tensions historiquement élevées entre ces deux pays (absence de relations diplomatiques ; frontière fermée)..

SÉCURITÉ

La région enclavée du Haut-Karabakh figure parmi les conflits européens non-résolus datant de l'ère post-soviétique. Même si la province s'est autodéclarée république indépendante et autonome en 1994, elle n'est reconnue en tant que telle par aucun membre des Nations-Unies. Originellement, le conflit prend racine dans la décision de l'URSS d'incorporer la région autonome du Haut-Karabakh dans la République socialiste soviétique d'Azerbaïdjan, ce,  même si celle-ci était majoritairement peuplée d'Arméniens au début des années 1920. Les tensions latentes entre les groupes ethniques arméniens et azéris ont débouché sur des violences suite au démantèlement de l'URSS, au prix d'un bilan humain considérable (entre 20000 et 30000 victimes), obligeant un quart de la population azéri à quitter le territoire.

Un cessez-le-feu, sous l'égide de la Russie, a été signé en 1994 ; la situation perdure depuis. Début 2015, les chars azéris ont tiré sur des cibles arméniennes pour la première fois depuis 20 ans. Un an plus tard, en avril 2016, de nouveaux affrontements violents ont provoqué la mort d'une dizaine de soldats de chaque côté. Azerbaïdjan accuse régulièrement l'Arménie de violer le cessez-le-feu (et vice versa).

Il n'y a pas de forces de maintien de la paix séparant les deux camps.

POLITIQUE

L'Arménie a organisé un référendum constitutionnel le 6 décembre 2016 en faveur de l'évolution vers une république parlementaire. Cette mue progressive devrait s'étirer sur 2017-2018..

Un scrutin législatif a été organisé en avril 2017 ; des élections présidentielles sont programmées en 2018.

Le refus de la Turquie de reconnaitre le génocide arménien, perpétré pendant la Première Guerre mondiale, demeure un sujet sensible ; il est conseillé de se montrer prudent si cette thématique venait à être abordée.

RISQUE SOCIAL

Depuis 2013, on observe généralement en été des manifestations sociales importantes ; en 2016, celles-ci avaient été violemment réprimées par la police (cf. une douzaine de manifestants blessés et interpellés).

Le respect des droits de l'homme est sujet à caution en Arménie ; de nombreux incidents de violence policière sont signalés.

La liberté d'expression est légalement protégée ; cependant, le gouvernement détient de facto le monopole sur la télévision et la radio. La liberté de religion est plus ou moins protégée par la loi ; toutes les religions doivent être enregistrées auprès du gouvernement. Le prosélytisme religieux est interdit.

CRIMINALITÉ

Le taux de criminalité dans le pays est bas, même si des incidents de vol à l'arraché, des cas de cambriolages, de pickpocket visant des ressortissants étrangers ont été signalés.  

L'ambassade des États-Unis conseille à ses ressortissants d'éviter les casinos ainsi que la Mosquée Bleue pour des raisons sécuritaires.

LÉGISLATION LOCALE

La consommation, la possession de drogues illégales est sévèrement punie par des amendes ou des peines de prisons. Le trafic, en particulier, peut encourir une peine de prison (quatre à dix ans de réclusion).

Même si l'homosexualité a été décriminalisée en 2003, le harcèlement verbal ou physique contre les membres de la communauté LGBTQ+ est fréquent - celle-ci n'étant pas acceptée par la majorité des Arméniens.

Il est préférable d'éviter de photographier les bases, installations ou équipements militaires. Ces lieux sont considérés comme sensibles ; des ressortissants étrangers ont déjà été détenus et interrogés pour les avoir photographiées.

TRANSPORTS

Se déplacer dans le sud du Caucase ne va pas toujours sans écueil, les infrastructures routières n'étant pas toujours dans le meilleur des états, notamment lors des mois les plus froids (novembre à février) ; les habitudes de conduite locales sont également sujettes à caution voire dangereuses, les conducteurs ne respectant pas scrupuleusement les règles de circulation routière. Enfin, la route reliant la Géorgie à Erevan (passant par Vanadzor, Alaverdi et Bagratashen) est fermée pour cause de maintenance entre septembre 2016 et 2018.

Les transports en commun sont souvent bondés et en mauvais état. Lors d'un déplacement en train, il est suggéré de rester vigilants quant à ses objets de valeur, de ne pas quitter le wagon sans surveillance et de fermer la porte à clé depuis l'intérieur.

Les normes de sécurité pour le transport aérien sont a priori globalement acceptables.

RISQUES NATURELS

L'Arménie est située sur une zone sismique active, vulnérable au risque de tremblement de terre et de glissement de terrain. En 1988, un séisme de magnitude 6,8 sur l'échelle de Richter avait dévasté la région de Spitak, au prix d'un bilan humain considérable (entre 25000 et 100000 disparus). Au niveau national, 3500 sites sont répertoriés pour leur forte exposition aux glissements de terrain.

Le pays est exposé aux inondations (y compris Erevan, la capitale) et aux sécheresses, avec de fortes incidences sur la production agricole locale.

SANTÉ

Les risques sanitaires en Arménie sont à prendre en compte. Des cas de rage, de typhoïde, de tuberculose, de choléra et de paludisme (dans quelques régions frontalières de l'ouest) sont é signalés. Il convient de prendre les mesures préventives.

Les malades hydriques et alimentaires, notamment l'hépatite A, sont recensées. Il convient de ne boire que de l'eau purifiée, bouillie ou en bouteille et de se laver les mains régulièrement.

Les centres médicaux offrent des services de faible qualité ; il est conseillé de souscrire une assurance de rapatriement avant le voyage. Les médecins et les hôpitaux exigent un paiement immédiat avant les soins ou les interventions médicales.

DIVERS

Les hôtels et les infrastructures touristiques sont rares en dehors d'Erevan.

Climat

Le climat en Arménie est continental. Les étés sont chauds et secs dans les plaines et les hivers sont rudes à travers le pays, particulièrement dans les parties montagneuses (neige de décembre à avril). Les niveaux le plus élevés de précipitation sont enregistrés dans les montagnes. Les journées sont en général ensoleillées durant toute l’année.

Numéros utiles

Indicatif téléphonique: 374 Police: 02 Pompiers: 01 Ambulances: 03

Electricité

Voltage: 220 V ~ 50 Hz

Prises: