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Rapports de pays

Azerbaïdjan Rapport de pays

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INTRODUCTION

L'Azerbaïdjan (dix millions d'habitants) a obtenu son indépendance en 1991 après sept décennies de domination soviétique. Situé dans le sud de la région agitée du Caucase, le pays est bordé par la mer Caspienne, le Daghestan (Russie) au nord, l'Iran au sud, enfin, la Géorgie au nord-est.

SÉCURITÉ

Il est formellement déconseillé de se déplacer dans la province du Haut-Karabakh, revendiquée par l'Azerbaïdjan et par l'Arménie. La région enclavée figure parmi les conflits européens non-résolus datant de l'ère post-soviétique. Originellement, le conflit prend racine dans la décision de l'URSS d'incorporer la région autonome du Haut-Karabakh dans la République socialiste soviétique d'Azerbaïdjan, ce, même si celle-ci était majoritairement peuplée d'Arméniens au début des années 1920. Les tensions latentes entre les groupes ethniques arméniens et azéris ont débouché sur des violences suite au démantèlement de l'URSS, au prix d'un bilan humain considérable (entre 20000 et 30000 victimes), obligeant un quart de la population azérie à quitter le territoire.

Le territoire fait toujours l'objet d'un contentieux entre ces deux voisins depuis l'auto-proclamation de son indépendance en 1991. Aujourd'hui, même si un cessez-le-feu est officiellement en vigueur entre les pays depuis 1994, des échanges de feu occasionnels sont régulièrement signalés. Il n'est possible d'accéder au Haut-Karabakh que depuis l'Arménie ; les ressortissants étrangers présents sur ce périmètre disputé sans l'autorisation préalable du gouvernement d'Azerbaïdjan seront interdits d'entrée sur le sol azéri. La zone frontalière entre le Nagorno-Karabakh et l'Arménie est également fortement minée. Il est conseillé aux voyageurs de faire preuve de discrétion et de retenue lors de discussions abordant le sujet de cette dispute, ou des relations avec l'Arménie.

Il est déconseillé aux voyageurs de se rendre dans les autres régions frontalières de l'Arménie et du Daghestan (Russie) en raison de l'instabilité locale et des risques sécuritaires notoires. Les voyageurs seront prudents en traversant la frontière iranienne, en raison de l'absence d'infrastructures de transport adéquates.

Par ailleurs, le pays se trouve confronté à la menace de l'islamisme radical. Plus de 1500 Azerbaïdjanais seraient partis combattre aux côtés de l'État Islamique. Cependant, il n'y a pas eu d'incidents terroristes majeurs dans le pays ces dernières années.

De plus, même si la liberté religieuse est officiellement protégée par le gouvernement, ce dernier détient le pouvoir de limiter la pratique religieuse pour les groupes estimés "non-traditionnels". La minorité sunnite a été l'objet de persécutions, un élément contribuant à la diffusion et la montée en puissance des idéologies islamiques dans le pays.

CRIMINALITÉ

Même si les ressortissants étrangers sont rarement victimes d'actes de délinquance dans la capitale Bakou, certains voyageurs ont signalé avoir été victimes de divers incidents (cf. fraude aux cartes de crédit, transactions frauduleuses visant les biens immobiliers, etc.). Des cas d'extorsion et d'harcèlement, de violence physique ont été signalés.

Une ligne téléphonique d'urgence pour la police est accessible en composant le 102 ; un opérateur anglophone est disponible sur demande.

RISQUE SOCIO-POLITIQUE

Le président azéri actuel, Ilham Aliyev, est à la tête du pays depuis 2003, après avoir succédé à son père. Il a obtenu un deuxième mandat en 2008 suite à une élection controversée (fraude ; manquement aux règles démocratiques). Sa formation politique - le Parti du nouvel Azerbaïdjan - s'est assurée la majorité parlementaire lors des élections législatives de 2015 après que le principal parti de l'opposition ait boycotté le scrutin. En septembre 2016, un référendum constitutionnel a permis à Aliyev d'étendre ses prérogatives.

La corruption demeure endémique. Le pays, dont l'économie est dépendante de l'exploitation de ses ressources de pétrole et de gaz naturel, a souffert de la baisse des cours mondiaux d'hydrocarbures ces dernières années.

La situation politique en Azerbaïdjan est relativement calme, cependant des manifestations sont organisées occasionnellement. Les tensions antigouvernementales ont augmenté ces dernières années.

Le risque d'agitation sociale augmente lors des périodes électorales. En 2016, des manifestations anti-gouvernementales ont été organisées avant le référendum constitutionnel de septembre. Des affrontements violents avaient opposé les forces de sécurité et les manifestants dans la capitale Bakou, suite à un rassemblement anti-gouvernemental. Les prochaines élections présidentielles seront organisées en octobre 2018, suivies des élections législatives en 2020.

RISQUES NATURELS

L'Azerbaïdjan est situé dans une zone sismique active ; le pays est régulièrement touché par des tremblements de terre. Au premier semestre 2017, les autorités avaient recensé 800 tremblements de terre, de faible intensité. Le dernier tremblement de terre majeur a eu lieu en 2012 dans le nord-ouest (une quinzaine de blessés ; dommages matériels importants).

Les conditions météorologiques sont extrêmes en Azerbaïdjan. Les montagnes du Caucase, qui couvrent une grande partie du territoire, connaissent régulièrement des inondations et des glissements de terrain engendrés par de fortes précipitations. En juin 2016, des inondations dans les districts de Goychay, Shamakhi et Ismayili avaient entraîné des éboulements (cf. boue), durement endommagé les infrastructures (cf. ponts), les productions agricoles, coupé l'accès à certaines régions.

Enfin, l'Azerbaïdjan est vulnérable aux sécheresses.

TRANSPORTS

La régularité et la sécurité des transports en commun ne sont pas garanties ; l'infrastructure touristique est insuffisamment développée à l'exception des zones suivantes : centre-ville de Bakou, Quba et Lankaran, la côte de la péninsule d'Absheron (ouverte sur la mer Caspienne).

Les autoroutes et les axes routiers majeurs sont globalement satisfaisants. Cependant, en dehors de Bakou, l'état du réseau routier demeure précaire, et peu de routes sont goudronnées. La conduite est souvent dangereuse, et les voitures vieillissantes. Les températures hivernales et la neige peuvent également rendre la conduite aléatoire.

Pour des raisons de sécurité, il généralement conseillé aux voyageurs d'éviter le réseau autobus de Bakou. Néanmoins, le métro de la capitale offre une option sûre et peu onéreuse. Les forces de sécurité patrouillent régulièrement les stations de métro.

Il est préférable de n'utiliser que des compagnies de taxis réputées et / ou des chauffeurs privés professionnels afin d'éviter tout risque d'escroquerie. Les taxis violets au style londonien utilisent des compteurs (même si les passagers se doivent de vérifier que le compteur a bien été activé). Uber a récemment débuté ses opérations dans le pays.

SANTÉ

Les centres sanitaires sont inférieurs aux standards et normes européennes à l'exception de quelques cliniques privées à Bakou. Les installations médicales sont très limitées en dehors de la capitale. Les services d'urgence sont sujets à caution, idem pour les ambulances, y compris dans la capitale.

Il existe un risque faible de contracter le paludisme entre mai et octobre.

La rage est occasionnellement signalée ; il est conseillé aux voyageurs d'éviter tout contact avec les animaux. Consultez un médecin aussitôt après avoir été griffé ou mordu.

La lutte contre la tuberculose reste un enjeu médical majeur pour les autorités.

Climat

Le climat est tempéré par la mer Caspienne et les reliefs protègent l'Azerbaïdjan des vents sibériens. Les hivers sont froids (0°C en janvier) et les étés doux (25 à 30°C). Les précipitations sont surtout importantes dans les reliefs et dans la région de Lenkoran (climat subtropical humide) ; le reste du pays est sec.

Numéros utiles

Indicatif téléphonique: 994 Police: 102 Pompiers: 101 Ambulances: 103

Electricité

Voltage: 220 V ~ 50 Hz

Prises: