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Rapports de pays

Brésil Rapport de pays

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INTRODUCTION

Les voyageurs à destination du Brésil (207,4 millions d'habitants), ce leader régional sud-américain (première économie d'Amérique latine), prendront soin de préparer leur séjour en raison d'un certain nombre de difficultés économiques, politiques et sociales.

CRIMINALITÉ

La criminalité urbaine (vols à l'arrachée, à main armée, homicides, etc.) se situe à un niveau très élevé et affecte autant la population locale et les expatriés que les voyageurs d'affaires. Les taux de criminalité ont généralement tendance à augmenter en décembre et en janvier.

Les zones urbaines ainsi que les régions du nord et du nord-est (Maceio, Recife) souffrent l'un des taux d'assassinat les plus élevés au monde. Environ 59000 homicides avaient été signalés au Brésil en 2015 (soit 29,1 pour 100000 habitants) ; des chiffres similaires ont prévalu en 2016 et en 2017. Aucune zone des grandes agglomérations ne devrait être considérée sans risque.

Des flambées de violence ont été observées à Rio de Janeiro et à Sao Paulo, notamment dans les favelas (bidons villes) ces derniers mois. Ces quartiers sont souvent contrôlés par des groupes criminels ; des fusillades entre ces derniers et les forces de sécurité y ont lieu régulièrement. Une montée de la violence a également été observée dans le nord du pays.

Le risque de kidnapping « express » (durant lesquels les victimes sont séquestrées pendant moins de 48 heures et contraintes de vider leur compte en banque depuis des distributeurs automatiques) est avéré dans les villes, même si les victimes sont généralement de nationalité brésilienne. Afin de réduire le risque de séquestration :

n'utilisez que des taxis agréés ou Uber, évitez de héler des taxis dans la rue ; n'acceptez jamais de boissons, cigarettes, etc. de la part d'inconnus (risque de drugging) ; variez vos itinéraires ; prévenez la police si vous observez un comportement suspect ; évitez les lieux isolés, notamment après la tombée de la nuit.

De manière générale, il est recommandé d'éviter les bus municipaux, les plages à la tombée de la nuit, ou encore la visite des nombreux favelas (bidonvilles) en raison de la présence des gangs et des opérations policières, souvent violentes. Gardez profil bas en permanence et évitez tout comportement ostentatoire et démonstration de richesse (bijouterie, smartphones, appareils photo, etc.).

Si vous êtes agressé(e), ne résistez pas, les criminels étant souvent armés. Il est conseillé de garder sur soi une somme en espèces pour apaiser le cas échéant les délinquants. Évitez de vous déplacer avec d'importantes sommes en espèces ; divisez votre argent / cartes bancaires dans plusieurs poches / sacs pour minimiser les pertes en cas de vol.

Les carjackings et autres assauts sont souvent perpétrés contre des voitures bloquées dans les embouteillages (notamment à Sao Paulo et Rio de Janeiro) ou arrêtées aux feux de signalisation ; dans une voiture, il convient de toujours fermer les fenêtres, de verrouiller les portes et de cacher ses effets personnels. Gardez une marge de manœuvre entre votre véhicule et celui devant vous pour ne pas vous retrouver bloqué(s).

Enfin, la fraude aux cartes bancaires constitue un problème sérieux. Ne laissez jamais vos cartes hors de vue lorsque que vous effectuez des achats et n'utilisez que les DAB associés avec une banque, idéalement situés dans l'enceinte de la banque elle-même.

RÉGIONS DÉCONSEILLÉES

Certains gouvernements déconseillent les déplacements non-essentiels vers les zones frontalières de la Guyane française, du Suriname, du Guyana, du Venezuela, du Paraguay, du Pérou, de la Bolivie et de la Colombie, en raison notamment de la présence de narcotrafiquants.

RISQUE SOCIAL

Dans un registre différent, la population brésilienne s'est régulièrement mobilisée en masse ces dernières années contre ce qu'elle estime être une mauvaise gouvernance, les abus de la classe dirigeante (corruption), les choix de développement discutables, les carences des services sociaux, les mesures d'austérité, la dégradation des conditions économiques, l'insécurité et un sentiment général de méfiance vis-à-vis du gouvernement fédéral.

Le pays souffre d'une crise politique majeure depuis que la présidente Dilma Roussef, accusée d'avoir illégalement manipulée les finances publiques, a dû quitter le pouvoir en août 2016. Elle a été remplacée par Michael Temer. Cependant, bien qu'il soit probable que Temer termine son mandat, son gouvernement continue d'être malmené par une série de scandales de corruption. Son emprise réelle sur le pouvoir est aujourd'hui ténue.

Les prochaines élections présidentielles et législatives seront organisées en octobre 2018, avec un premier tour ayant lieu 7 octobre et un deuxième le 28. Des violences politiques (cf. manifestations violentes, assassinats ciblés), sont possibles lors des périodes électorales, y compris en amont des élections municipales.

TRANSPORTS

Le Brésil connaît un des taux d'accidents de la route les plus élevés au monde (22,5 morts par accident routier par an pour 100 000 habitants) en raison notamment de l'attitude agressive des conducteurs et du mauvais état de la chaussée. L'état des routes varie en fonction des régions (près de 60% du réseau autoroutier nécessiteraient des travaux de réhabilitation).

Pour rappel, la petite criminalité opère fréquemment dans les transports en commun. Les dangers sont minimes dans les métros de Rio et Sao Paulo mais ceux-ci sont souvent bondés, augmentant la possibilité d'intervention des pickpockets et des cas d'agressions sexuelles. Les véhicules (voiture et bus) sont également ciblés par des malfaiteurs, notamment dans les embouteillages (voir la section CRIMINALITÉ).

Il est conseillé de voyager par avion lors des longs déplacements. Aucune compagnie brésilienne ne figure sur la « liste noire » des compagnies interdites dans l'espace aérien de l'Union européenne.

RISQUES NATURELS

La majorité du pays est exposé au risque de pluies torrentielles, d'inondations et de glissements de terrain, y compris à Rio de Janeiro et à Sao Paulo. La saison des pluies s'étire de novembre à mars dans le sud et le sud-est, entre avril et juillet dans le nord-est.

LÉGISLATION LOCALE

Lors de l'arrivée sur le territoire brésilien, assurez-vous que votre passeport a été tamponné et que vous recevez une carte de débarquement. Il faudra présenter ces deux pièces en quittant le pays, faute de quoi une amende vous serait imposée.

SANTÉ

Il est recommandé de souscrire une assurance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire avant le début d'un séjour au Brésil.

Concernant le contexte sanitaire et médical, un certain nombre de maladies liées aux piqûres de moustique sont présentes dans ce pays tropical. Leur volumétrie augmente lors des saisons des pluies.

La dengue est le premier risque sanitaire à prendre en considération lors d'un séjour au Brésil. Près de 1,5 million de cas (630 victimes) ont été recensés en 2016. La dengue est présente principalement dans les zones urbaines et semi-urbaines. Le Brésil a été touché par une épidémie importante de fièvre jaune entre décembre 2016 et juin 2017, l'épidémie se propageant dans des endroits préalablement censés à l'abri (cf. le sud-est). Fin 2017, le risque de contracter la fièvre jaune demeure dans la région amazonienne. Le chikungunya, qui s'est répandu dans les Amériques depuis fin 2013, est arrivé sur le territoire brésilien début 2015. En 2016, 412 000 cas suspects ou confirmés de la maladie ont été recensés (159 décès). Les taux restent élevés en 2017, notamment dans les Etats Minas Gerais, Ceará, et Piauí. De manière générale, le risque de transmission du paludisme est négligeable hors de la région Amazonienne (nord). Cependant, des résurgences d'épidémie survenant à l'extérieur de cette région et transmises localement sont occasionnellement observées. La région amazonienne comprend les régions suivantes, ou une partie de celles-ci : Acre, Amapá, Amazonas, Maranhão (ouest), Mato Grosso (nord), Pará (à l'exception de la ville de Belém), Rondônia, Roraima et Tocantins (ouest). En juillet 2016, le ministère de la santé brésilien avait déclaré la fin de l'état d'urgence sanitaire lié à l'épidémie du virus Zika. Cette décision faisait suite à un recul de 95% du nombre de cas répertoriés. Il convient de noter que le virus reste présent sur le territoire. Alors que la maladie est généralement relativement bénigne (et asymptomatique dans 80 % des cas), les liens entre le virus Zika et de graves malformations congénitales ainsi qu'avec le syndrome de Guillain-Barré (SGB) ont été établis. Le virus Zika est une maladie transmise également lors de rapports sexuels non protégés avec une personne infectée.

Par ailleurs, les maladies gastro-intestinales ne sont pas rares chez les touristes. Ne buvez pas d'eau du robinet, ni de boissons servies avec des glaçons. Évitez de manger des plats insuffisamment cuits (notamment la viande et les fruits de mer), ou pelés. Il est recommandé de se laver soigneusement les mains avant chaque repas.

Climat

Compte tenu de la taille du pays, les climats sont variés. Décembre, janvier, février sont les mois les plus chauds (entre 30° et 40°C) avec un taux d'humidité élevé et des averses courtes et fréquentes notamment dans le sud-est (Sao Paulo, Rio de Janeiro). Dans cette région, les hivers sont plus doux et les nuits souvent fraîches notamment à Sao Paulo. Dans le nord (Amazonie), le climat est tropical - chaud et humide - avec une saison des pluies (janvier à mai) et une saison plus sèche (juin à octobre). Dans le Nordeste, le climat est tempéré toute l'année (22 à 28 °C) avec des averses fréquentes de décembre à mars. L'intérieur du pays est chaud et très sec. Dans le sud, la côte (Porto Alegre) profite d'un climat méditerranéen (été chaud, hiver doux voire frais) ; les reliefs connaissent quant à eux un hiver froid, avec des chutes de neige occasionnelles.

Numéros utiles

Indicatif téléphonique: 55 Police: 147 Pompiers: 193

Electricité

Voltage: 110/220 V ~ 60 Hz

Prises: