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Rapports de pays

Burkina Faso Rapport de pays

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Risk Level

Low
Moderate
Elevated
High
Very High
Severe
Extreme

Survol

Sommaire exécutif

Les récents succès remportés dans la lutte contre le terrorisme au Mali ont conduit les groupes djihadistes à se concentrer sur les lacunes en matière de renseignement et de sécurité au Burkina Faso, ce qui a déstabilisé la région du Sahel, comme en témoigne la multiplication des attaques dans le pays depuis mi-2018. Les forces de sécurité nationales luttent pour contenir la violence, qui a contribué à la chute du gouvernement en janvier 2019. Le nouveau gouvernement met l'accent sur le rétablissement de la sécurité, tout en rassurant les investisseurs, en particulier dans le secteur minier de plus en plus ciblé. Les attentats terroristes perpétrés à Ouagadougou, notamment contre le quartier général de l'armée et l'ambassade de France, soulignent les risques élevés pour les étrangers et le personnel diplomatique, militaire et gouvernemental. Le Président Kaboré a déclaré l'état d'urgence dans six des 13 régions du pays. Les grèves et les protestations de plus en plus fréquentes contre les mesures d'austérité font peser un risque supplémentaire sur la stabilité du gouvernement. En septembre et novembre 2018, des milliers de personnes ont participé à des manifestations de rue. Kaboré continuera d'être confronté à la pression intense de puissants groupes de la société civile, qui ont joué un rôle majeur dans la chute de Blaise Compaoré à la présidence en 2014, avec des risques de guerre civile accrus si des soldats non motivés se joignent aux manifestations. L'économie burkinabé devrait bénéficier d'une meilleure exécution budgétaire, les dépenses étant alignées sur la dernière stratégie quinquennale de développement économique et social du gouvernement (PNDES). Selon le plan, l'investissement public devrait encore augmenter en pourcentage du PIB en 2019, l'accent continuant d'être mis sur les projets miniers, d'infrastructure et de services publics. Toutefois, l'incertitude demeure quant à la capacité du gouvernement d'accroître les dépenses d'investissement comme prévu, avec une augmentation plus graduelle beaucoup plus probable l'an prochain. L'économie reste très sensible aux chocs extérieurs, en particulier à la volatilité des cours mondiaux du coton et de l'or. Bien que le prix de l'or soit demeuré supérieur aux moyennes historiques, toute baisse importante des recettes en devises du secteur serait préjudiciable à ses recettes en devises. Les investissements étrangers dans ce qui représente la quatrième industrie aurifère d'Afrique seront également découragés par la récente détérioration des risques liés au terrorisme et à la sécurité.
Last update: mars 26, 2019

Perspectives opérationnelles

Les mesures d'austérité, y compris l'augmentation de la fiscalité intérieure, se sont traduites par une intensification des actions syndicales et des protestations, qui risquent de s'intensifier à mesure que les ressources du gouvernement seront affectées à la défense. Les fréquentes attaques djihadistes, qui se répandent dans une grande partie du pays, dont trois attentats meurtriers dans la capitale, Ouagadougou, créent une incertitude pour les entreprises commerciales, en particulier dans le secteur minier. Le Président Kaboré a déclaré l'état d'urgence dans six des 13 régions du pays. La nomination d'un économiste expérimenté au poste de Premier ministre du Burkina Faso en janvier 2019 témoigne d'une volonté de rassurer les investisseurs.

Last update: mars 26, 2019

Terrorisme

Very high

Le terrorisme est devenu un défi majeur pour le gouvernement, les forces de sécurité luttant pour empêcher la propagation des insurrections djihadistes. La capitale Ouagadougou a subi trois attentats entre 2016 et 2018, au cours desquels 60 personnes au total ont été tuées. Les risques d'enlèvement et d'attaque sont élevés dans le nord de la province de Soum, où le groupe djihadiste Ansarul-Islam a organisé une insurrection près de la frontière malienne. L'intensification des attaques dans la région de l'Est pose des risques pour les opérations minières et indique la création d'une nouvelle cellule djihadiste qui étendra probablement la zone d'opérations des troupes antiterroristes françaises.

Last update: octobre 17, 2018

Risques de guerre

Les risques de guerre interétatique sont faibles en raison de l'étroite coopération du Burkina Faso avec les pays voisins en matière de lutte contre le terrorisme, et tout différend frontalier sera presque certainement résolu par arbitrage, les questions étant essentiellement d'ordre administratif. Les relations tendues avec la Côte d'Ivoire au sujet de la participation des politiciens à la tentative de coup d'État de 2015 ont été rétablies.

Last update: mars 26, 2019

Stabilité sociale

Very high

À moins que le nouveau gouvernement nommé en janvier 2019 ne trouve des moyens de vaincre le terrorisme et d'inverser les mesures d'austérité, les manifestations antigouvernementales risquent de s'intensifier dans les six mois à venir, sous l'impulsion de l'opposition et de puissants groupes de la société civile. Les dépenses publiques ont été réduites et les taxes intérieures ont augmenté malgré une hausse rapide du coût de la vie. Les risques de guerre civile augmenteront si des soldats démoralisés, accablés par l'insécurité croissante, rejoignent les manifestants dans les rues. Les incidents de violence intercommunautaire, qui ont déclenché des manifestations dans les principales villes de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso en janvier 2019, risquent également d'être exploités par des groupes djihadistes.

Last update: mars 26, 2019

Risques pour la santé

Severe

Vaccins exigés à l'entrée

Fièvre jaune : un certificat de vaccination contre la fièvre jaune est exigé des voyageurs venant de pays où le risque de transmission de la fièvre jaune existe. Une seule dose du vaccin suffit pour conférer une protection à vie contre la maladie. Celui-ci doit être administré au moins dix jours avant l'arrivée dans une zone d'endémie afin d'être pleinement efficace.

Vaccins recommandés pour tout voyageur

Vaccins de routine : vérifiez auprès de votre médecin que vos vaccins de routine - à savoir les vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la polio, la tuberculose, la grippe, la rougeole, les oreillons, la coqueluche, la rubéole et la varicelle - sont à jour.   

Vaccins recommandés pour la plupart des voyageurs

Fièvre jaune : un certificat de vaccination contre la fièvre jaune est généralement recommandé pour tout voyageur.  

Hépatite A : le vaccin est administré en deux doses, à six mois d'intervalle. Il est efficace à presque 100 pourcent. L'OMS préconise d'intégrer le vaccin contre l'hépatite A dans le calendrier national de vaccinations pour les enfants âgés d'un an ou plus.

Paludisme : il n'existe actuellement aucun vaccin homologué contre le paludisme. Cependant, certains traitements antipaludiques sont disponibles par ordonnance et peuvent réduire le risque d'infection jusqu'à 90 pourcent. Le type de traitement prescrit varie en fonction du niveau de risque et de la virulence des souches virales du pays ou de la région visité(e).  La prise d'antipaludiques doit être effectuée durant l'intégralité du voyage ; elle peut être poursuivie quatre semaines après avoir quitté la zone à risque.

Typhoïde : le vaccin contre la typhoïde peut être administré par injection (en une seule dose)ou par voie orale (quatre doses). Le vaccin est efficace à 50-80 pourcent ; aussi, il convient de prendre toutes les précautions hygiéniques nécessaires lors d'un déplacement dans une zone à risque (cf. ne boire que de l'eau en bouteille, éviter les aliments insuffisamment cuits, se laver les mains régulièrement, etc.). Le vaccin injectable peut être administré dès l'âge de deux ans (six ans pour le vaccin oral).

Vaccins recommandés pour certains voyageurs

Hépatite B : l'OMS préconise que tous les nourrissons reçoivent la première dose dès que possible après la naissance (de préférence dans les 24 heures suivant l'accouchement). Cette première dose devra être complétée par deux ou trois autres du même type afin de terminer la série primaire. Les doses de rappel ne sont pas recommandées à tout âge.

Méningite à méningocoque : il existe plusieurs types de vaccins contre la méningite, dont certains requièrent des rappels périodiques. Aucun vaccin ne confère une immunité totale. Il est recommandé de consulter votre médecin au préalable afin de choisir le vaccin le plus approprié en fonction de vos antécédents médicaux et de votre projet de voyage.

Rage : la vaccination préexposition est conseillée pour les voyageurs se rendant dans des zones reculées et susceptibles d'être exposées à la rage (cf. régions ou environnements où la présence d'animaux errants - chiens, chats -, de chauves-souris et autres mammifères susceptibles d'être porteurs est avérée). Le vaccin est administré en trois doses sur une période de trois ou quatre semaines. La prophylaxie post-exposition est également disponible et doit être administrée dès que la personne a été exposée à un animal susceptible d'être porteur de la rage.

Last update: avril 5, 2019

Risques naturels

Very high

Le voyageur notera que la saison des pluies s'étire de juin à octobre, entraînant souvent d'importantes inondations et glissements de terrain, y compris dans la capitale Ouagadougou. Les pluies de torrentielles de juin à août 2016 avaient affecté plus de 10 000 personnes (quatre morts).

Last update: avril 5, 2019

Transport

High

Le pays souffre dans son ensemble d'infrastructures routières obsolètes et passablement dégradées dont l'état se détériore davantage lors de la saison des pluies. C'est particulièrement le cas pour l'axe très emprunté reliant la capitale Ouagadougou à la ville de . Envisager un transport interurbain par la route peut s'avérer périlleux. La dangerosité des axes routiers est accrue par le non-respect du code de la route par les usagers, le non-entretien des véhicules et l'absence de structures de soins. Par ailleurs, l'absence d'éclairage public et le défaut de signalisation font que tout trajet de nuit doit être banni. En cas d'accident, il est recommandé de rester sur les lieux jusqu'à l'arrivée de la police.

En dehors des agglomérations, tous les déplacements doivent se faire de jour, en convoi de plusieurs véhicules tous terrains (4x4) et muni de réserves suffisantes en eau, en nourriture et en carburant. Il convient également de veiller à ce que le véhicule contienne des pièces mécaniques de rechange (roue, câbles, etc.) et dispose de moyens de télécommunication efficaces. Les déplacements entre Bobo Dioulasso et la Côte d'Ivoire, ainsi qu'entre Fada et le Bénin et le Togo sont particulièrement déconseillés en raison d'incidents récurrents signalés. Par ailleurs, il convient d'être extrêmement prudent lors de voyages vers le Niger, de se déplacer en convoi et si possible d'être accompagné d'une voiture de police.

Les coupeurs de route (bandits) sont toujours actifs, particulièrement dans les régions isolées (est), armés et potentiellement violents. Il convient de ne jamais résister : des cas d'assassinats ont déjà été signalés.

Il est déconseillé d'emprunter les transports publics, excepté pour les taxis jaunes qui offrent des services acceptables.

Last update: avril 5, 2019

Infrastructures

Les coupures d'eau sont fréquentes et parfois le fait des autorités, en particulier depuis la pénurie de 2013 qui s'est accrue en 2016 en raison de la population croissante de Ouagadougou (+6% en 2015) et des températures anormalement élevées observées en février 2016. Depuis mai 2016, le gouvernement a introduit un système rotatif de rationnement de l'eau ; les quartiers ci-après sont privés d'eau pendant des périodes successives de 12 heures : Bangpoore, Bassinko, Gounghin Nord, Hamdalaye, Kamboinsin, Kilwin, Kologh Nossin, Kossodo, Larlé, Markoussi, Naaba, Ouidin, Pabre, Rimkieta Bissighin, Signoghin, Somgandé, Tampouy, Tanghin, Toessin, Toudebweogin, Yagma, et la zone industrielle de Gounghin.

En outre, le réseau de téléphonie mobile n'est pas toujours fiable en dehors des villes.

Last update: avril 5, 2019

Informations pratiques

Climat

Le pays appartient à ce qu'on appelle communément la zone soudanaise de type tropical, à part le nord qui est une zone sahélienne. On rencontre deux saisons distinctes : la saison sèche, qui dure environ 8 mois, et la saison des pluies (l'hivernage), qui dure de mi-juin à mi-octobre. Les mois les plus chauds sont mars, avril et mai, où la température dépasse en permanence les 40 °C. De novembre à février, souffle un vent du nord, rafraîchissant mais desséchant : l'harmattan. C'est une période agréable, car tempérée : entre 25 et 30 °C, avec un peu de fraîcheur le soir.

Numéros utiles

Indicatif téléphonique: 226
Centre médical international (24h/24): (00.226) 70.20.00.00
Police: 17
Pompiers: 18
Gendarmerie: (00.226) 80.00.11.45 / 50.30.62.71
En cas d'attaque de coupeurs de route: 10.10

Electricité

Voltage: 220 V ~ 50 Hz

Prises:

Last update: avril 5, 2019