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Rapports de pays

Chili Rapport de pays

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INTRODUCTION

D'une manière générale, les déplacements et séjours au Chili (17,7 millions d'habitants), destination sud-américaine étirée sur 4 000 km du nord au sud, se déroulent d'ordinaire sans incidents.

CRIMINALITÉ

Malgré une augmentation des crimes violents depuis 2015, le Chili reste l'un des pays les plus sûrs d'Amérique latine. Cela dit, le cambriolage des résidences de particuliers est devenu plus fréquent, dans et autour de la capitale Santiago. C'est particulièrement vrai dans l'est de la ville, y compris dans le quartier plus aisé de Lo Barnechea, très prisé des expatriés. Les agressions ont également augmenté à Vitacura et à Las Condes, deux autres quartiers fréquentés par les touristes et les expatriés.

Le vol ou le détournement de voitures, ainsi que le vol d'objets présents dans les véhicules (après effraction, ou simplement à l'arrachée) sont également des problèmes de plus en plus observés. Les victimes de détournement de véhicule sont souvent agressées au sortir de zones sécurisées (« portanazos »).

A noter que dans ce pays andin, les crimes mineurs sont relativement importants en zones urbaines, notamment à Santiago, Valparaíso et Viña del Mar. Les criminels agissent souvent par deux, ou en petits groupes, dont l'un des membres est chargé de distraire la victime tandis que le ou les autres commettent le larcin. Ce modus operandi est fréquent dans les restaurants, les bars, les centres commerciaux et les hôtels internationaux. Des fraudes liées aux cartes de crédit ont également été recensées.

En règle générale, il convient d'éviter les zones résidentielles les plus pauvres (les poblaciones) et de faire preuve de vigilance dans divers sites touristiques : parc Cerro San Cristóbal dans le quartier de Santiago, ports et points de vue. Une attention la nuit est requise dans les quartiers de Suecia, Bellavista, Providencia à Santiago.

Bien que relativement rare, on a répertorié des cas d'individus drogués, avant d'être victime d'un vol ou d'une agression sexuelle. De tels actes ont été signalés dans les quartiers de Suecia et Bellavista, à Santiago. En conséquence, n'acceptez jamais de nourriture, de boisson ou de cigarettes d'un inconnu, et gardez à l'œil vos consommations dans les bars et restaurants.

Quelques règles de conduite générales à suivre en ville :

gardez un profil bas et évitez toute tenue extravagante ; soyez vigilants aux distributeurs de billets, et lorsque vous sortez des banques et des bureaux de change ; réservez vos taxis à l'avance, ou choisissez-en un aux arrêts de taxis (plutôt que de les héler en pleine rue), et n'utilisez que des taxis dont les chauffeurs sont sous licence ; ne résistez jamais pendant une tentative de vol en ce que votre assaillant peut être armé ; méfiez-vous des voleurs dans les transports en commun et dans les bus reliant plusieurs agglomérations ; garez-vous dans des zones sécurisées, en camouflant tous les objets de valeur (portefeuilles, ordinateurs, sacs, etc.) ; lorsque vous effectuez des achats avec votre carte de crédit, ne la quittez jamais des yeux (des risques de « skimming », ou reproduction des coordonnées bancaires de la carte, existent).

RISQUE SOCIAL

Les voyageurs étrangers noteront également que des manifestations contestataires ou des grèves sont courantes, rassemblant parfois plusieurs dizaines de milliers de participants et provoquant d'importantes perturbations dans les transports.

Depuis plusieurs années, des manifestations estudiantines réclamant des réformes dans l'éducation sont fréquentes ; ces actions ont lieu de manière régulière à Santiago et Valparaiso, sont souvent fort suivies et entraînent parfois des incidents sécuritaires (clashes, actes de vandalisme).

Des manifestations ont lieu chaque année le 11 septembre (jour anniversaire du coup d'état de 1973), le 29 mars (« Jour du jeune combattant »/Día del joven combatiente) et le 1er Mai.

Dans la capitale, les manifestations sont généralement organisées dans le centre, autour des campus universitaires, ainsi que dans les quartiers suivants :

Huechuraba Estacion Central Ñuñoa San Joaquin Renca La Pintana Macul

La fréquence des manifestations augmente en période électorale. Les élections présidentielles et législatives ont eu lieu en novembre et décembre 2017.

MOUVEMENTS SOCIAUX VIOLENTS

Des attaques occasionnelles de la tribu indigène Mapuche sont sporadiquement répertoriées dans le sud, en raison d'une dispute territoriale. De telles violences peuvent se traduire par des incendies volontaires, ou des attaques armées contre des voitures et des bus, le plus souvent dans la région d'Araucanie ; il arrive que ces violences donnent lieu à des décès.

MINES ANTI-PERSONNEL

Certaines zones encore minées présentent un danger, telles que les régions frontalières avec la Bolivie, le Pérou et l'Argentine (dans le sud du pays). Les zones concernées sont généralement bien indiquées. Il est important de tenir compte de tous les panneaux et de ne jamais tenter de traverser une frontière en dehors de points de passage réglementés.

Le gouvernement entend déminer l'ensemble du territoire d'ici à 2020, en accord avec ses engagements internationaux.

TERRORISME

La menace terroriste est faible. Cependant, des bombes de faible puissance sont parfois disposées par des groupes anarchistes locaux, notamment dans la capitale. En 2014, une explosion dans le métro de Santiago (station Escuela Militar) avait fait une quinzaine de blessés.

TRANSPORTS

Des restrictions de circulation  sont régulièrement décrétées dans la région de Santiago lors des périodes de forte pollution atmosphérique (cf. section SANTÉ), généralement en automne et en hiver (de mai à septembre).

Les routes principales et secondaires sont généralement en bon état. Cependant, les tempêtes hivernales peuvent rendre la conduite dangereuses, conduire les autorités à fermer temporairement certains axes, notamment dans les régions montagneuses (par exemple aux points de passage à la frontière argentine) et dans le sud.

Les voyages aériens ne sont pas sujets à des risques particuliers.

RISQUES NATURELS

Le Chili, État de la Cordillère des Andes, est significativement exposé aux catastrophes naturelles.

Le pays se trouvant sur la faille de Nazca (située au large de la partie nord du pays), l'activité sismique est particulièrement importante. Le 27 février 2010, un tremblement de terre d'une violence exceptionnelle - magnitude 8,8 -, un des plus puissants observés depuis 100 ans, avait durement touché le pays (ainsi que le tsunami qui avait suivi) et sa population, avec plus de 700 victimes recensées (dont 350 à Constitución) et des dommages importants causés aux infrastructures et aux habitations. Plus récemment, en septembre 2015, un séisme de magnitude 8,4 sur l'échelle de Richter avait touché les côtes chiliennes, provoquant des dégâts matériels dans la région de Coquimbo, la mort d'une quinzaine de personnes et 3000 répliques ; le gouvernement chilien avait reçu de nombreux compliments pour la gestion rapide de ce tremblement de terre et les alertes aux tsunamis émises à sa suite. De plus, en raison de standards élevés en termes de construction et des techniques de résistance aux tremblements de terre mises en application, la plupart des séismes ne provoquent pas de dégâts majeurs ni une forte mortalité.

Situé le long de la ceinture de feu du Pacifique, le Chili abrite nombre de volcans encore en activité, tels que les Calbuco, Guallatiri, Chaitén, Llaima , Lascar, Copahue, etc. Les éruptions volcaniques peuvent donner lieu à des évacuations, perturber les vols, et engendrer des problèmes de santé (cf. présence de cendres dans l'air).

SANTÉ

Il est conseillé à tous les voyageurs de souscrire à une assurance voyage et à une assurance santé exhaustive avant leur départ.

Les voyageurs noteront que de nombreuses zones du pays sont situées à très haute altitude, une particularité susceptible de provoquer de « l'andinisme » ou mal des montagnes ; des mesures préventives doivent être envisagées en amont de tout séjour en altitude (bien s'hydrater, ne pas trop s'affairer durant les deux premiers jours et éviter de consommer des boissons alcoolisées).

Santiago présente un des taux de pollution les plus élevés d'Amérique du Sud du fait de la situation de la ville dans les profondeurs de la vallée andine et de l'existence d'un parc automobile important. Le niveau de pollution de l'air peut atteindre un seuil dangereux surtout en hiver (de juin à septembre), provoquant l'émission d'alertes santé, des interdictions de circuler et des fermetures de commerces. Pendant ces périodes, les individus vulnérables - enfants, personnes âgées, femmes enceintes et individus souffrant d'asthme et autres maladies respiratoires - sont invités à limiter leurs activités à l'extérieur.

Des cas de rage animale ont été détectés : éviter tout contact (morsures, griffures, salive) avec les animaux domestiques ou sauvages. En cas de morsure ou de griffure, contactez un médecin dans les plus brefs délais.

Le hantavirus est endémique au Chili. Le hantavirus se transmet par contact avec l'urine, la salive ou la matière fécale de rongeurs infectés. Les symptômes du virus sont semblables à ceux de la fièvre : douleurs musculaires,  fatigue et difficultés respiratoires.

Climat

Le climat est aride dans le nord, méditerranéen dans le centre (Santiago, Valparaiso) et froid dans le sud.

Dans le centre du pays, l'été (décembre à février) est chaud (28°C) et sec, l'hiver est plus frais (10°C) et pluvieux. Plus au sud, le climat est tempéré mais pluvieux toute l'année sauf l'été. A l'extrême sud du Chili (Patagonie), le climat est frais (11° l'été) avec pluies régulières et du vent toute l'année.

Numéros utiles

Indicatif téléphonique: 56 Ambulances: 131 Police: 133 Pompiers: 132

Electricité

Voltage: 220 V ~ 50 Hz

Prises: