Retour

Rapports de pays

Chili Rapport de pays

Survol

INTRODUCTION

D'une manière générale, les déplacements et séjours au Chili (17,8 millions d'habitants) se déroulent d'ordinaire sans incidents.

CRIMINALITÉ

Malgré une augmentation des crimes violents depuis 2015, le Chili reste l'un des pays les plus sûrs d'Amérique latine. Les enlèvements y sont rares. En 2017, avec 3,3 meurtres pour 100 000 habitants, le Chili avait le plus faible taux d'homicide de la région.

Cependant, la petite criminalité est importante en zones urbaines, notamment à Santiago. Les criminels agissent souvent par deux, ou en petits groupes (un des membres est chargé de 'distraire' la victime tandis que le ou les autres commettent le larcin). Ce modus operandi est fréquent dans les restaurants, les bars, les centres commerciaux et les hôtels internationaux. Des fraudes liées aux cartes de crédit sont également signalées.

Les vols de voiture, les cambriolages, les carjackings, les agressions et les vols d'objets de valeur dans les véhicules sont fréquents. Les victimes de détournement de véhicule sont souvent agressées au sortir de zones sécurisées (« portanazos »).

En règle générale, il convient d'éviter les zones résidentielles les plus pauvres (les poblaciones) et de faire preuve de vigilance dans divers sites touristiques : parc Cerro San Cristóbal dans le quartier de Santiago, ports et points de vue. Une attention la nuit est requise dans les quartiers de Suecia, Bellavista, Providencia à Santiago.

Des cas d'individus drogués avant d'être victime d'un vol ou d'une agression sexuelle ont été signalés. En conséquence, n'acceptez jamais de nourriture, de boisson ou de cigarettes d'un inconnu, et gardez à l'œil vos consommations dans les bars et restaurants.

Quelques règles de conduite générales à suivre en ville :

gardez un profil bas et évitez toute tenue extravagante ; soyez vigilants aux distributeurs de billets, et lorsque vous sortez des banques et des bureaux de change ; réservez vos taxis à l'avance, ou choisissez-en un aux arrêts de taxis (plutôt que de les héler en pleine rue), et n'utilisez que des taxis dont les chauffeurs possèdent un permis d'exercer ; ne résistez jamais pendant une tentative de vol ; votre assaillant pourrait être armé ; méfiez-vous des voleurs dans les transports en commun et dans les bus reliant plusieurs agglomérations ; garez votre véhicule dans des zones sécurisées, en camouflant tous les objets de valeur (portefeuilles, ordinateurs, sacs, etc.) ; lorsque vous effectuez des achats avec votre carte de crédit, ne la quittez jamais des yeux (des risques de « skimming », ou reproduction des coordonnées bancaires de la carte, existent) et utilisez les guichets automatiques situés à l'intérieur des banques.

RISQUE SOCIAL

Les manifestations contestataires et les mouvements sociaux sont courants, rassemblant parfois plusieurs dizaines de milliers de participants et provoquant d'importantes perturbations dans les transports, notamment à Santiago et à Valparaíso.

Une douzaine d'églises ont été incendiées en janvier 2018, lors de la visite du pape François, suite à un scandale d'abus sexuels visant l'Église catholique.

Des manifestations ont lieu chaque année le 11 septembre (jour anniversaire du coup d'état de 1973), le 29 mars (« Jour du jeune combattant »/Día del joven combatiente) et le 1er Mai.

La fréquence des manifestations augmente en période électorale. Les élections présidentielles et législatives organisées en novembre et décembre 2017 avaient été marquées par un faible taux de participation. Les prochaines élections auront lieu en novembre 2021.

MOUVEMENTS SOCIAUX VIOLENTS

Des attaques de la tribu indigène Mapuche sont sporadiquement signalées dans le sud (contentieux territorial). De telles violences peuvent se traduire par des incendies volontaires, ou des attaques armées, parfois mortelles, contre des voitures et des bus (cf. 25 camions incendiés dans les régions de Biobío et de La Araucanía mi-février 2018 ; incident similaire en août 2017 à Los Lagos en Araucanie).

MINES ANTI-PERSONNEL

Certaines zones encore minées présentent un danger, telles que les régions frontalières avec la Bolivie, le Pérou et l'Argentine (sud du pays). Les zones concernées sont généralement bien indiquées. Il est important de tenir compte de tous les panneaux et de ne jamais tenter de traverser une frontière en dehors de points de passage réglementés.

Le gouvernement entend déminer l'ensemble du territoire d'ici à 2020, en accord avec ses engagements internationaux.

TERRORISME

La menace terroriste est faible. Cependant, des bombes de faible puissance sont parfois utilisées par des groupes anarchistes locaux, notamment dans la capitale. En 2014, une explosion dans le métro de Santiago (station Escuela Militar) avait fait une quinzaine de blessés.

TRANSPORTS

Des restrictions de circulation  sont régulièrement décrétées dans la région de Santiago lors des périodes de forte pollution atmosphérique (cf. section SANTÉ), généralement en automne et en hiver (de mai à septembre).

Les routes principales et secondaires sont généralement en excellent état. Cependant, les tempêtes hivernales peuvent rendre la conduite dangereuse, amener les autorités à fermer temporairement certains axes, notamment dans les régions montagneuses (cf. aux postes frontaliers avec l'Argentine) et dans le sud. Des informations sur les passages frontaliers avec l'Argentine sont disponibles sur le site Internet de la Gendarmerie argentine

Les voyages aériens ne sont pas sujets à des risques particuliers, bien qu'ils soient parfois perturbés par des éruptions volcaniques.

En raison des tensions avec la Bolivie, les passages frontaliers entre les deux pays sont parfois fermés ou bloqués par des manifestants.

RISQUES NATURELS

Le Chili, État de la Cordillère des Andes, est significativement exposé aux catastrophes naturelles.

Le pays se trouvant sur la faille de Nazca (située au large de la partie nord du pays), l'activité sismique est particulièrement importante. En février 2010, un tremblement de terre d'une violence exceptionnelle - magnitude 8,8 -, un des plus puissants observés depuis 100 ans, avait durement touché le pays (ainsi que le tsunami qui avait suivi) et sa population, avec plus de 700 victimes recensées (dont 350 à Constitución) et des dommages importants causés aux infrastructures et aux habitations. Plus récemment, en septembre 2015, un séisme de magnitude 8,4 sur l'échelle de Richter avait touché les côtes chiliennes, provoquant des dégâts matériels dans la région de Coquimbo, la mort d'une quinzaine de personnes et 3000 répliques ; le gouvernement chilien avait reçu de nombreux compliments pour la gestion rapide de ce tremblement de terre et les alertes aux tsunamis émises à sa suite. De plus, en raison de standards élevés en termes de construction et des techniques de résistance aux tremblements de terre mises en application, la plupart des séismes ne provoquent pas de dégâts majeurs ni une forte mortalité.

Le Chili abrite nombre de volcans encore en activité, tels que les Calbuco, Guallatiri, Chaitén, Llaima, Lascar, Copahue, etc. Les éruptions volcaniques peuvent donner lieu à des évacuations, perturber les transports aériens, et engendrer des problèmes de santé (cf. présence de cendres dans l'air).

Les incendies de forêt sont relativement fréquents durant l'été. Le pays a été dévasté par une série d'incendies en janvier 2017 faisant une douzaine de victimes et d'importantes destructions matérielles.

SANTÉ

Il est conseillé à tous les voyageurs de souscrire à une assurance voyage et à une assurance santé exhaustive avant leur départ.

Les voyageurs noteront que de nombreuses zones sont situées à très haute altitude, une particularité susceptible de provoquer « l'andinisme » ou mal des montagnes ; des mesures préventives doivent être envisagées en amont de tout séjour en altitude (bien s'hydrater, ne pas trop s'affairer durant les deux premiers jours et éviter de consommer des boissons alcoolisées).

Santiago présente un des taux de pollution les plus élevés d'Amérique du Sud. Le niveau de pollution de l'air peut atteindre un seuil dangereux surtout en hiver (de juin à septembre), provoquant l'émission d'alertes santé, des interdictions de circuler et des fermetures de commerces. Pendant ces périodes, les individus vulnérables - enfants, personnes âgées, femmes enceintes et individus souffrant d'asthme et autres maladies respiratoires - sont invités à limiter leurs activités à l'extérieur.

Des cas de rage animale ont été signalés : évitez tout contact avec les animaux domestiques et sauvages (cf. chiens de rue).

En cas de morsure ou de griffure, contactez un médecin dans les plus brefs délais.

L'hantavirus, présent au Chili, en particulier dans les régions du Bío Bío, de l'Araucanía, des Los Ríos, de Los Lagos et d'Aysén, est propagé par un rongeur qui l'excrète dans ses urines, sa salive et ses selles. Ses symptômes sont identiques à la grippe : fièvre, douleurs musculaires, fatigue et difficultés respiratoires.

La maladie de Chagas, également connue sous le nom de trypanosomiase américaine, est présente au Chili et est transmise par les insectes.

Enfin, les épidémies de grippe sont fréquentes, notamment durant les mois d'hiver (de juin à septembre).

Climat

Le climat est aride dans le nord, méditerranéen dans le centre (Santiago, Valparaiso) et froid dans le sud.

Dans le centre du pays, l'été (décembre à février) est chaud (28°C) et sec, l'hiver est plus frais (10°C) et pluvieux. Plus au sud, le climat est tempéré mais pluvieux toute l'année sauf l'été. A l'extrême sud du Chili (Patagonie), le climat est frais (11° l'été) avec pluies régulières et du vent toute l'année.

Numéros utiles

Indicatif téléphonique: 56 Ambulances: 131 Police: 133 Pompiers: 132

Electricité

Voltage: 220 V ~ 50 Hz

Prises: