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Rapports de pays

Congo Rapport de pays

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INTRODUCTION

Selon les autorités françaises, la sécurité est assurée dans la majeure partie de ce pays d'Afrique centrale (4,62 millions d'habitants). Les voyageurs à destination du Congo prendront néanmoins note de certaines réalités susceptibles d'affecter leurs séjours.

RÉGIONS DÉCONSEILLÉES

Les autorités diplomatiques françaises recommandent de reporter, sauf raisons impératives, tout déplacement dans le centre-Sud, la région à cheval sur les départements du Pool et de la Bouenza, incluant notamment les villes de Missafou, de Mindouli et de Mfouati. La recrudescence des agressions, notamment par les 'coupeurs de route', ainsi que les attaques armées de transports privés ou collectifs ou de sites y ont accru les risques sécuritaires. Les autorités britanniques déconseillent formellement tout déplacement dans les districts de Boko, Kindamba, Kinkala, Mayama et Mindouli situés dans la région du Pool, ainsi que dans le district de Mouyondzi  situé dans la région de la Bouenza. Tout déplacement dans le district de Ngabe (région du Pool) est déconseillé sauf raison impérative.

En raison de l'instabilité prévalent en République centrafricaine (RCA), la frontière avec ce pays est également déconseillée sauf raison impérative par les autorités françaises et interdite par les autorités britanniques sur une largeur de 50 kilomètres, du Nord de la ville de Bétou (hors zone déconseillée) à la frontière avec le Cameroun, dans le Nord du département de Sangha : « des éléments incontrôlés de la rébellion, des délinquants ou des personnes cherchant à quitter le pays sont [en effet] susceptibles de provoquer des troubles ».

Les autorités britanniques déconseillent sauf raison impérative de se rendre dans la région de Brazzaville, à l'exception de la ville en elle-même. À Brazzaville, les autorités françaises exhortent leurs ressortissants à ne pas se rendre au camp militaire de Mpila et à un kilomètre aux alentours, en raison du travail de dépollution toujours en cours suite aux violentes explosions de 2012.

SÉCURITÉ

Des affrontements entre population locale et immigrés d'Afrique de l'ouest et commerçants ont parfois lieu. Il convient de rester informé de la situation ; bien que le pays n'ait pas connu de violences basé sur des fondements ethniques depuis la guerre civile de 1997-2003, les divergences demeurent.

Dans le département du Pool (centre-sud), et particulièrement aux environs de la ville de Kinkala, les violences se sont multipliées depuis septembre 2016. Des ex-combattants « Ninja » ayant combattu le gouvernement entre 1998 et 2003, et fidèles au pasteur révérend Ntumi - toujours recherché par la police - sont accusés de mener des attaques à l'encontre de la population civile et des militaires chargés de sécuriser la région, engendrant de nouveaux mouvements de population. En outre, les attaques de rebelles sont récurrentes contre les transports et divers sites (privés et publics) et les accrochages avec l'armée sont réguliers. Un rapport alarmant de l'Organisation congolaise des droits de l'homme (OCDH) dénonce la situation des droits de l'homme en « régression totale » dans le pays et notamment dans la région du Pool, sous état d'urgence depuis la présidentielle de mars 2016. De plus, une crise humanitaire est actuellement déclarée dans le département du Pool où la malnutrition est avérée. Depuis avril 2016, plus de 80 000 personnes ont fui vers les départements voisins. Le 23 décembre 2017, le gouvernement et les représentants du pasteur Ntumi ont conclu un accord de cessez-le-feu pour ramener la paix dans le Pool ; selon l'accord, Ntumi s'engage à arrêter les hostilités pour permettre le rétablissement de l'autorité de l'État. De son côté, le gouvernement promet de rétablir la libre circulation dans le département du Pool, et de faciliter le retour des déplacés. Une commission ad hoc devra être mise sur pied pour suivre l'application de cet accord.

Il est conseillé aux visiteurs étrangers de toujours se tenir informés de la situation locale mais également de celle prévalant en RDC voisine. En cas de débordements violents ou de heurts entre manifestants et forces de l'ordre à Kinshasa, ceux-ci peuvent venir impacter la tranquillité de la Brazzaville.

CRIMINALITÉ

La ville de Pointe-Noire (la capitale économique) connait une recrudescence de la criminalité (vols, pickpocket, agressions) parfois armée. Dans le reste du pays, et notamment dans la ville de Brazzaville (la capitale administrative), les risques criminels demeurent modérés, en particulier dans les quartiers du centre de Brazzaville où réside la majorité des ressortissants étrangers. Les vols à la tire sont néanmoins courants dans les espaces publics, ainsi que, dans une moindre mesure, les agressions sur la voie publique (parfois à main armée) et les cambriolages. Ces risques connaissent une augmentation dans les endroits très fréquentés (marchés, etc.) et une fois la nuit tombée ; une recrudescence de la criminalité est également observée durant les fêtes de fin d'année, époque où de nombreux Congolais connaissent généralement quelques difficultés financières.

Il convient donc d'éviter de se déplacer seul à pied, a fortiori une fois la nuit tombée. Par ailleurs, les quartiers populaires (Talangaï, Kintélé, Bacongo, Makélékélé, Marché Total, Moungali à Brazzaville, les quartiers du Wharf et la Cité à Pointe-Noire), ainsi que les plages isolées de la capitale économique doivent être évités. En règle générale, il est suggéré d'éviter de porter de manière visible des objets de valeur. En voiture, il est impératif de placer ses effets personnels à l'abri des regards et de circuler portières verrouillées et vitres fermées.

Enfin, les zones rurales sont exposées aux coupeurs de route, notamment dans le département du Pool, et aux extorsions pratiquées par des personnels en uniforme aux barrages routiers.

En tout état de cause, il convient de ne pas résister aux agresseurs et de rester le plus calme possible.

RISQUE SOCIO-POLITIQUE

Depuis la fin de la guerre civile de la décennie 1990, le Congo est marqué par la pérennité de ses institutions politiques, Denis Sassou Nguesso occupant la présidence depuis 1997. Le référendum constitutionnel d'octobre 2015 et l'élection présidentielle de mars 2016, marqués par la réélection contestée du Président sortant, ont néanmoins fait l'objet d'importantes contestations nécessitant l'intervention des forces de sécurité à Brazzaville et dans le département du Pool ; des affrontements entre partisans des formations d'opposition et forces de police avaient également été signalés. La situation dans le Pool ne s'est pas arrangée depuis. Les ressortissants étrangers sont donc invités à se tenir informés de l'actualité locale, à reporter leurs déplacements dans le Pool et à rester à l'écart de tout mouvement de contestation politique.

Des manifestations à caractère socio-économique peuvent également se développer, notamment lors de pénuries de carburant, fréquentes dans le pays (une importante pénurie avait eu lieu en juin 2015), en particulier depuis la chute des prix du pétrole en 2014, une ressource dont le pays est largement dépendant pour ses finances publiques. Depuis septembre 2016, des manifestations et des grèves sont régulièrement organisées par les fonctionnaires et les étudiants pour de meilleures conditions de travail ainsi que le paiement des arriérés (salaires, bourses d'études).

Les élections législatives des 16 et 30 juillet 2017 ont marqué la victoire du parti au pouvoir, le Parti congolais du travail (PCT). Quelques incidents ont été signalés à Brazzaville lors du processus électoral. Les élections présidentielles sont programmées en 2021.

Les manifestations étant susceptibles de conduire à des affrontements avec les forces de sécurité et à des difficultés de circulation, il convient de s'en tenir systématiquement à l'écart.

TRANSPORTS

La mortalité routière est un sujet d'inquiétude majeur dans le pays notamment pendant la saison des pluies, d'octobre à mai au Sud de l’Équateur. En effet, le réseau routier demeure défaillant malgré la construction récente, ou en cours, d'autoroutes goudronnées reliant les principales agglomérations du pays (de Brazzaville à Ouesso ; d'Owando à la frontière avec le Gabon ; de Brazzaville à Pointe-Noire). 

Les pratiques dangereuses des conducteurs locaux (vitesse excessive, non-entretien des véhicules, charges trop lourdes, alcoolémie, dépassement hasardeux etc.) accroissent d'autant la dangerosité des axes. L'axe routier Pointe-Noire - Dolisie est particulièrement dangereux en raison du trafic des grumiers. En cas d'accident de la circulation avec des dommages corporels, les conducteurs peuvent être pris à partie de manière violente, avec des risques de lynchage. Il est recommandé de ne pas rester sur place et de déclarer, aussitôt après, l'accident à votre Consulat ou à défaut au commissariat ou à la gendarmerie la plus proche.

Les déplacements de nuit sont formellement déconseillés, y compris dans Brazzaville et Pointe-Noire. Tous les déplacements en zone rurale doivent être organisés en convoi d'au moins deux véhicules, de préférence avec des 4x4, en emportant des réserves d'eau et de carburant ainsi que des moyens de communication adaptés (radio, téléphone satellite). Il est préférable de systématiquement prévenir ses proches ou collègues de son itinéraire. Les services de secours sont inexistants.

Une liaison ferroviaire est assurée entre Brazzaville et Pointe-Noire plusieurs fois par semaine.

Par ailleurs, si le recours aux services des compagnies de taxi est possible à Brazzaville et à Pointe-Noire, il reste vivement conseillé de n'emprunter que des taxis agréés, reconnaissables à leurs couleurs (vert et blanc à Brazzaville, bleu et blanc à Pointe-Noire). Attention, les taxis ne disposent pas de compteur, il convient donc de négocier le prix de la course avant de monter dans le véhicule. Les chauffeurs appliquent en général une majoration pour toute course de/vers l'aéroport. Enfin, ils disposent rarement de monnaie.

L'ensemble des compagnies aériennes congolaises sont inscrites sur la liste noire de l'UE en raison de la vétusté et du manque d'entretien de leurs appareils. Seule la compagnie Equajet figure au programme IOSA (IATA Operational Safety Audit), dont la validité a expiré au 27 juin 2016. Les appareils des compagnies Equatorial Congo Airlines (ECAir) et Trans Air Congo jouissent néanmoins d'une meilleure réputation.

Il existe un service de bac qui relie Brazzaville à Kinshasa. Néanmoins, les liaisons peuvent être suspendues sans préavis (notamment en cas de troubles politiques. On rappellera aux visiteurs étrangers qu'un visa est indispensable pour se rendre en RDC, comme c'est le cas pour ceux désireux de rejoindre le Congo.

SANTÉ

En raison de conditions sanitaires difficiles, des précautions s'imposent pour les voyageurs d'affaires. Il est indispensable de souscrire en amont du départ une assurance maladie couvrant les soins à l'étranger ainsi que le rapatriement sanitaire, ce dernier étant obligatoire en cas de problème de santé grave ou présentant un caractère urgent.

Le Congo est marqué par la prégnance des maladies transmises par piqûres de moustiques. L'ensemble du pays est impaludé. La transmission se fait toute l'année, avec un pic pendant la saison humide (d'avril à octobre au Nord de l’Équateur, d'octobre à mai au Sud) ; les souches présentes sont de surcroît très résistantes à la chloroquine (classification en zone 3) et la prise d'un traitement prophylactique est fortement recommandée pour tous les voyageurs. En outre, la présence de la fièvre jaune impose une vaccination préalablement au départ (valable dix ans) et la présentation du carnet de vaccination international à l'arrivée sur le territoire congolais. Le Congo est enfin coutumier des épidémies de chikungunya.

Le pays est également confronté aux maladies transmises par d'autres insectes (mouches, tiques), tout particulièrement dans les régions rurales et/ou forestières. On recense ainsi la trypanosomiase, ou maladie du sommeil (régions de Bouenza, Pool, Plateaux, Likouala, Sangha et Cuvette), la filariose à loa loa (endémique dans les zones forestières), l'onchocercose, ou cécité des rivières (près des fleuves Congo et Djoue), la bilharziose (dans les cours d'eau) et la leishmaniose (zones rurales).

Il importe donc de prendre des mesures de précaution adéquates (port de vêtements amples couvrant les bras et les jambes, utilisation de moustiquaires imprégnées d'insecticide, prohibition de la baignade dans les eaux stagnantes, etc.).

L'eau n'est pas potable dans le pays. Afin de se prémunir contre les maladies à transmission hydrique (diarrhée du voyageur, choléra, etc.), il est recommandé de consommer de l'eau en bouteille, de bannir la consommation de glaces, jus de fruits, légumes crus et fruits non pelés. Il est indispensable de se laver fréquemment les mains.

Le Congo est par ailleurs largement touché par le VIH/Sida, 2,8% de la population adulte étant séropositive.

On observe en outre de fréquentes épidémies de rage (notamment à Pointe-Noire), de méningite et de fièvre hémorragique (dans le Nord-Ouest, notamment dans les zones boisées ainsi que dans les villes de Mbomo, Itoumbi et Kelle).

Les infrastructures hospitalières demeurent très limitées pour faire face à ces risques. Seuls quelques établissements, localisés exclusivement à Brazzaville et à Pointe-Noire, sont en mesure de prodiguer des soins de base. Toute situation grave ou présentant une urgence nécessitera donc une évacuation sanitaire.

INFRASTRUCTURES

En matière de sécurité sur les lieux de travail, le pays n'est pas conforme aux normes occidentales.

L'utilisation d'internet et de la téléphonie mobile relève du domaine privé ; toutefois, celle-ci est soumise au contrôle et à la gestion du gouvernement ; ces services sont par ailleurs très chers et très lents. Lors du referendum sur la Constitution en octobre 2015, l'accès à internet et aux services de SMS ont été complètement bloqués par les autorités.

De plus, les pénuries de carburant et d'eau potable sont possibles, notamment à Brazzaville.

RISQUES NATURELS

Dans le nord du pays, le climat est équatorial, chaud et humide, avec des pluies régulières entre octobre et mai. Dans le sud (Brazzaville inclue), le climat est tropical avec une saison des pluies courant de septembre à juin et une température habituellement comprise entre 25 et 30°C. Les précipitations peuvent entraîner inondations, éboulements et coulées de boue, et ce y compris en zone urbaine. Fin 2015, des inondations avaient semé la désolation dans plusieurs quartiers de Brazzaville.

Il est déconseillé de se baigner dans les rapides du fleuve Congo et de ses affluents qui sont très dangereux, ainsi que dans les cascades.

LÉGISLATION LOCALE

Les autorités imposent aux étrangers d'être toujours en mesure de justifier de leur identité. Il est de ce fait recommandé de conserver son passeport sur soi et de placer en lieu sûr des copies.

La réglementation congolaise interdit de prendre des photographies des ouvrages et infrastructures tels que les ports, les ponts, les routes, les points de contrôle, les bâtiments officiels, etc. En l'absence de définition précise des sites concernés, il est préférable de s'abstenir, en général, de prendre des photographies en dehors de la sphère privée.

Climat

Le pays se situant de part et d'autre de l'Équateur, le climat dominant est équatorial, chaud et humide en permanence.

La partie centrale du territoire subit des pluies abondantes réparties sur toute l'année, la température se maintenant constamment autour de 26°C.

Au nord et au sud se succèdent, en revanche, deux saison des pluies (octobre-décembre et janvier-mai) et une saison sèche. Sur les reliefs les plus élevés, les chutes de neige sont importantes, le climat étant tempéré, de type alpin, aux altitudes intermédiaires. Une petite zone de climat océanique doit être signalée. A l'embouchure du Congo, la présence du courant froid de Banguela provoque une baisse considérable de la température et une diminution de la pluviométrie qui ne dépasse guère 80 cm de hauteur annuelle.

Numéros utiles

Indicatif téléphonique: 242 Police: 665 4804

Electricité

Voltage: 230 V ~ 50 Hz

Prises:

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