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Rapports de pays

Costa Rica Rapport de pays

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INTRODUCTION

Ce petit pays d'Amérique centrale (4,9 millions d'habitants) apparait comme un relatif îlot de paix et de prospérité régionale dans une zone malmenée par les crises politiques et la violence endémique. 

CRIMINALITÉ

L'augmentation de la délinquance (petite criminalité, vol de carte bleues, de passeports, agressions, vols de voitures, homicides) et la présence grandissante de gangs (« pandillas ») est devenue source d'inquiétudes. Bien qu'en retrait des (mauvais) standards régionaux, le taux d'homicide a pratiquement doublé depuis 15 ans, passant à environ 11,5 meurtres pour 100 000 habitants en 2015 ; une volumétrie record attribuée aux différends territoriaux entre gangs rivaux et narcotrafiquants internationaux.

Les taux de criminalité sont particulièrement élevés dans les zones fréquentées par les touristes, et ce même pendant la journée. Les ressortissants étrangers peuvent constituer des cibles privilégiées en raison de leur richesse supposée.

Les régions les plus touchées par la violence des gangs sont la capitale San José, la zone côtière entre Jaco et Quépos (sur la côte Pacifique), la zone autour de Santa Teresa (côte Pacifique) et les villes côtières caribéennes de Puerto Viejo et Limón. 

Il convient d'être extrêmement vigilant avant de choisir un taxi en raison du risque d'enlèvement éclair (victimes enlevées en pleine rue et contraintes de retirer de l'argent à un guichet automatique). Il convient de n'avoir recours qu'à des taxis habilités. Les victimes sont souvent ciblées la nuit ou à la sortie du travail. Le Costa Rica (avec le Panama) revendique le  taux d'enlèvement les plus faible d'Amérique centrale (une vingtaine de cas par an).

Des cas de « kidnapping virtuels » ont été signalés. Les responsables appellent leur victime et font croire à un enlèvement dans le cercle proche de l'individu et demandent le versement d'une rançon pour la libération. Des informations spécifiques sur la supposée victime enlevée - attestant de la véracité des fausses affirmations - sont souvent collectées via les réseaux sociaux.

Les voyageurs relèveront que la criminalité s'accroit à certaines périodes de l'année, notamment lors des fêtes de fin d'année.

RISQUE SOCIO-POLITIQUE

Les contestations et humeurs de la rue ainsi que les grèves ne sont pas rares. Les manifestations sont en général pacifiques mais peuvent engendrer des perturbations dans les transports.

La fréquence et l'intensité des manifestations ont tendance a augmenté lors des périodes électorales. Les élections présidentielles et législatives ont eu lieu le 4 février 2018, avec un deuxième tour le 1er avril ; elles se sont passées sans incident majeur. Les prochains scrutins généraux auront lieu en février 2022.

L'activisme politique est interdit par la loi pour les ressortissants étrangers. Ceux qui prennent part à des manifestations ou autres activités politiques, rassemblements pacifiques inclus, encourent un risque d'emprisonnement.

SANTÉ

Dans un registre médico-sanitaire, l'environnement épidémique sera à surveiller. A noter que les installations hospitalières sont peu nombreuses hors des quelques grands centres urbains. Les soins médicaux sont souvent onéreux (requérant parfois des prépaiements). Il est conseillé aux voyageurs de souscrire, en amont du départ, une assurance maladie couvrant les frais de soins à l'étranger et un éventuel rapatriement.

Quelques cas de maladies transmises par les moustiques sont recensés, avec un taux de transmission plus élevé durant et juste après la saison des pluies (mai à novembre).

La dengue est endémique, particulièrement dans les provinces de Guanacaste, Limón et Puntarenas. Bien que la menace demeure importante, les taux d'infection par le virus ont considérablement baissé au cours de la première moitié de l'année 2017 ; à peu près 1000 cas ont été recensés durant les 14 premières semaines de l'année. En comparaison, 22 600 cas de la maladie avaient été enregistrés en 2016. Des cas de virus Zika ont été signalés à travers le pays. Au cours des 14 premières semaines de l'année 2017, 151 cas confirmés de la maladie ont été recensés, ainsi que 719 cas suspects. En comparaison, plus de 4000 cas suspects ou confirmés ont été enregistrés en 2016. Bien que le virus soit relativement bénin (et asymptomatiques pour 80 % des cas), des liens entre le virus et des malformations congénitales sévères ainsi qu'avec le syndrome Guillain-Barre (GBS), ont été établis. Plus de 3400 cas de chikungunya ont été recensés dans le pays en 2016, mais les taux de transmission de la maladie ont considérablement baissé en 2017 ; seuls 128 cas ont été enregistrés durant les 14 premières semaines de l'année 2017. Il y a un faible risque de contracter le paludisme au Costa Rica. La seule région présentant un risque potentiel est le canton de Matina (province de Limón).

La fièvre jaune n'est pas présente au Costa Rica. Toutefois, les voyageurs âgées de neuf mois et plus en provenance d'une zone d'endémie ou ayant transité plus de 12 heures par l'aéroport d'un pays où existe un risque de transmission (à l'exception du Burundi, Tchad, Congo, Côte d'Ivoire, Ethiopie, Guinée-Bissau, Guinée Equatoriale, Kenya, Mali, Mauritanie, Niger, République centrafricaine, Rwanda, Sénégal, Soudan du Sud, Togo, Uganda, Argentine, Guyane, Panama, Paraguay, Suriname et Trinidad et Tobago) doivent présenter un certificat de vaccination antiamarile pour rentrer sur le territoire.

L'augmentation des maladies respiratoires, grippe inclue, est fréquente pendant la saison des pluies (mai à novembre).

RISQUES NATURELS

Le Costa Rica est exposé aux catastrophes naturelles, dont une activité sismique importante. Le risque est plus important dans la péninsule de Nicoya (nord) et dans la péninsule Osa (sud).

Les éruptions du volcan Turrialba (situé 35 km au nord-est de San José) sont relativement communes et peuvent impacter le transport aérien, voire à la fermeture des aéroports internationaux de Juan Santamaria (SJO) à San José et Tobías Bolaños (SYQ). Le volcan éjecte régulièrement des cendres sur la Vallée Centrale, où se concentre 60% de la population du Costa Rica, soit 4,3 millions d'habitants, ainsi que dans la capitale San José (cf. section SANTE). Plusieurs autres volcans sont actifs, dont les Irazú, Rincon et Poás.

En cas d'activité volcanique à proximité, il est recommandé de suivre l'évolution de la situation et de prendre diverses précautions nécessaires (stocker de la nourriture et de l'eau potable, porter des masques respiratoires et porter des vêtements couvrant pour se protéger des cendres). Il convient d'être prêt à évacuer si les autorités le recommandent.  

Les orages et les pluies torrentielles sont fréquents lors de la saison des pluies (mai à novembre inclus avec un pic de précipitations en septembre et octobre). Les inondations et glissements de terrain, ainsi que d'importantes perturbations dans les transports sont possibles à cette période.

TRANSPORTS

Les routes sont souvent en mauvais état ; les automobilistes redoubleront de vigilance notamment sur les routes secondaires et en zone rurale. Le mauvais état des axes routiers et les mauvaises habitudes de conduite contribuent à un taux élevé de mortalité routière. De plus, les routes sont souvent fermées à la circulation du fait des inondations et glissements de terrains durant la saison des pluies (mai à novembre). Il est déconseillé de conduite à la nuit tombée, notamment en dehors des grandes villes.

Les embouteillages sont importants dans la région de la capitale (Gran Área Metropolitana) ; à San José, Heredia, Alajuela et Cartago. Les conditions de déplacement sont particulièrement dégradées en cas de manifestations ou d'accidents de la route (fréquents en ville) ou lors des journées pluvieuses (cf. inondations).

Tandis que les applications de covoiturage sont techniquement illégales au Costa Rica, les services continuent de fonctionner. Concernant les taxis, il est recommandé de n'utiliser que des taxis habilités disposant d'un système de facturation au kilomètre. Les bus publics sont généralement sûrs, peu chers et bien entretenus ; cependant, il convient de rester vigilant vis-à-vis des pickpockets.

Les criminels sont connus pour viser les voitures de location, crevant à l'occasion les pneus et suivant le véhicule jusqu'à ce qu'il soit forcé de s'arrêter.

Le transport aérien est sûr au Costa Rica. Toutefois, les perturbations dans les vols sont fréquentes lors des pluies et orages.

DIVERS

A noter enfin pour les amateurs de bains de mer le risque important de noyade dû aux contre-courants sur les côtes Caraïbe et Pacifique. Les plages étant rarement surveillées, il est préférable de prendre conseil auprès des autorités locales avant d'envisager une baignade.

Climat

Le climat est tropical humide sur la côte Caraïbe, tempéré dans le centre du pays et tropical sur la côte Pacifique. La saison sèche s'étend de janvier à mai ; la saison des pluies d'avril à décembre. Les précipitations sont plus importantes sur la côte Atlantique que sur la côte Pacifique (pluies intenses mais sur une plus courte période). La vallée centrale du Costa Rica connaît un climat tempéré toute l'année. Les températures sont très élevées en été sur la côte Pacifique, un peu moins sur la côte Caraïbe (30°C).

Numéros utiles

Indicatif téléphonique: 506 Police: 911 Pompiers: 911 Ambulances: 911

Electricité

Voltage: 120 V ~ 60 Hz

Prises: