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Rapports de pays

Djibouti Rapport de pays

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INTRODUCTION

Petit État voisin de plusieurs pays à la situation intérieure troublée (Éthiopie, Somalie, Érythrée, Yémen), la République de Djibouti (876 000 habitants) est située dans une région sensible ; de fait, le risque terroriste doit être pris en compte par les voyageurs en raison notamment de sa proximité avec la Somalie.

ZONES A EVITER 

La zone frontalière avec la Somalie est formellement déconseillée par les autorités diplomatiques françaises ainsi que celle avec l'Erythrée (en raison d'un différend frontalier entre les deux pays susceptible à tout moment de se muer en escalade militaire).

TERRORISME

La participation de Djibouti à la mission militaire africaine en Somalie (AMISOM) depuis 2012 a donné lieu à plusieurs déclarations menaçantes de la part des islamistes Al-Shabaab ; le risque de représailles sur le territoire djiboutien ne saurait être exclu. En mai 2014, dans le centre de la capitale, un attentat contre le restaurant La Chaumière, prisé des étrangers, a fait trois victimes et une trentaine de blessés.

De plus, eu égard à la participation de la France à la coalition internationale contre l'organisation terroriste « État islamique » (EI) en Irak, les ressortissants français présents à Djibouti sont invités à exercer une vigilance accrue. Ancienne possession française, le pays abrite la plus grande base militaire française d'Afrique (ainsi qu'une base américaine importante). Comme le précisent les autorités diplomatiques françaises, « la vigilance est recommandée dans les lieux publics et à caractère symbolique fréquentés par les expatriés (centre historique, lieux de culte et institutions religieuses, à proximité des zones portuaires et aéroportuaires ainsi que des installations militaires djiboutiennes et étrangères, emprises françaises, lieux de vie diurnes et nocturnes)». Les nombreux établissements de nuits, fréquentés notamment par les marins étrangers constituent des cibles potentielles pour des attentats terroristes.

RISQUE SOCIO-POLITIQUE

Les tensions politiques entre le gouvernement et la coalition de l'opposition sont récurrentes et peuvent entrainer des violences. Les manifestations sont fréquentes et peuvent rapidement dégénérer. Le dernier scrutin présidentiel a eu lieu le 8 avril 2016 ; le Président sortant Ismaïl Omar Guelleh a été réélu avec 87% des suffrages pour un quatrième mandat consécutif, dénoncé par l'opposition car précédé par une forte répression politique. Les élections législatives ont eu lieu le 23 février 2018, consacrant la victoire - contestée par l'opposition - du parti au pouvoir, l'Union pour la Majorité Présidentielle (UMP). Les prochaines élections présidentielles seront organisées en 2021.

CRIMINALITÉ

Une petite criminalité sévit à Djibouti ; soyez attentifs et évitez de faire étalage d'objets de valeur. Il est recommandé d'éviter les plages de Dorale et Khor Ambado en fin d'après-midi, en raison de leur isolement.

La visite des établissements nocturnes de Djibouti doit également se faire avec vigilance, en raison des nombreuses rixes qui y surviennent (présence de nombreux militaires de toutes nationalités).

PIRATERIE MARITIME

En mer, la prudence s'impose car si le nombre d'attaques est en baisse[1] grâce au déploiement de patrouilles internationales en mer, la piraterie demeure une réalité dans le golfe d'Aden. La vigilance est également de mise en mer Rouge entre Hodeïda et le détroit de Bab El Mandeb, au large des côtes sud du Yémen et des côtes somaliennes.

INFRASTRUCTURES

Les infrastructures de transport et d'hébergement sont généralement carentielles.

Les routes asphaltées sont rares et la plupart des pistes sont en mauvais état. Le pays n'est théoriquement plus miné mais il est plus prudent de ne pas s'écarter des pistes. La circulation routière est très dangereuse en ville et sur l'axe Djibouti-frontière éthiopienne (trafic intense et véhicules en mauvais état). Les policiers érigent parfois des barrages routiers à l'aide de spirales de barbelés, qui peuvent être difficiles à distinguer la nuit. Les déplacements à l'intérieur du territoire se feront de jour et de préférence en convoi d'au moins deux véhicules 4X4 (prévoir une réserve d'eau de huit litres par jour et par personne).

Le transport ferroviaire (une seule ligne reliant  Djibouti à Dire-Daoua en Ethiopie) n'offre pas de garanties de sécurité satisfaisantes.

Enfin, les réseaux de télécommunication sont très limités et quasiment inexistants en-dehors de la capitale.

LÉGISLATION LOCALE

La prise de vue d'infrastructures (ports, bâtiments publics, ponts etc.), et à fortiori d'installations militaires, est interdite ; il est fortement recommandé d'éviter de photographier les individus sans leur accord.

Si la consommation d'alcool est autorisée, la vente et la délivrance publique de boissons alcoolisées sont interdites dans toutes les circonscriptions de l'intérieur du pays et dans les quartiers populaires de la capitale (à l'exception des hôtels et des gîtes d'étapes). Quant à l'ivresse publique, c'est un délit puni de deux ans d'emprisonnement.

Djibouti est un pays à majorité musulmane. Il est impératif d'observer une certaine correction dans la tenue comme dans le comportement, dans les lieux publics et a fortiori près des sites religieux.

RISQUES NATURELS

Djibouti est situé dans une zone sismique active.

Par ailleurs, des vents violents, des températures excédent les 40°Celsius, et les feux sont fréquents dans le pays entre mai et octobre. En juillet 2017, un feu violent avait affecté la capitale Djibouti, détruisant de nombreuses infrastructures et domiciles.

SANTÉ 

Djibouti connaît des cas de choléra pendant les périodes hivernales, et du fait de flux migratoires importants, essentiellement sur les axes Yocobi - Balala, et Balala - Djibouti, ainsi que Balala - Tadjoura - Obock.

La dengue est particulièrement présente à Djibouti. Des cas de paludisme sont également recensés ; les souches sont résistantes à la chloroquine (Classification OMS : zone 3). Un certificat de vaccination contre la fièvre jaune est nécessaire pour entrer sur le territoire pour les individus ayant séjourné dans un pays à haut risque de transmission, ou ayant transité dans l'aéroport d'un pays à haut risque. Le certificat de vaccination est valable dix ans.

Le VIH-Sida est présent dans le pays, ainsi que la tuberculose, particulièrement active dans les populations défavorisées.

À noter également que le climat peut être particulièrement éprouvant à certaines périodes de l'année (fortes chaleurs).

L'infrastructure médicale et hospitalière est limitée.

Climat

Le climat est tropical demi-désertique, aride et chaud.

La chaleur est importante de mai à octobre et la saison chaude peut être éprouvante. Les mois de mai et septembre sont très humides. Il n'y a pas de saison des pluies.

Numéros utiles

Indicatif téléphonique: 253 Police: 17 Pompiers: 18 Commissariat central de Police: 35 38 91 Gendarmerie: 35 10 03

Electricité

Voltage: 220 V ~ 50 Hz

Prises: