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Rapports de pays

Érythrée Rapport de pays

Survol

INTRODUCTION

Ancienne province éthiopienne (jusqu'en 1993), ce pays d'Afrique de l'Est (5,8 millions d'habitants) nécessite de prendre note de certaines réalités avant d'y réaliser un séjour. 

SÉCURITÉ

Diverses chancelleries occidentales déconseillent toujours mi 2017 tout voyage non-essentiel vers ce pays dont la situation politique demeure précaire, soumise aux tensions perdurant avec certains pays voisins, susceptibles de déboucher à tout moment vers des incidents violents. Depuis un conflit frontalier avec l'Éthiopie (1998), une force des Nations Unies est déployée à la frontière. Toutes les frontières avec d'autres pays (Éthiopie, Soudan, Djibouti) sont formellement déconseillées par les autorités françaises, en raison des troubles possibles et de la présence de nombreuses mines.

Compte tenu de l'activité récurrente de groupes armés dans le désert des Danakils, il est formellement déconseillé de se rendre dans cette région. Au demeurant, les autorisations de déplacement dans ces régions sont très rarement accordées (l'accès à toute zone extérieure à la capitale Asmara est soumis à l'autorisation préalable des autorités érythréennes). La capitale Asmara et la ville de Massaoua peuvent être visitées sans trop de difficultés, mais la prudence restera de mise.

CRIMINALITÉ

Bien que le risque criminel existe, la capitale Asmara est relativement sûre. Les voyageurs doivent toutefois faire attention à leur environnement et garder leurs affaires à proximité. Les cas de pickpocket et de vols à l'arrachée constituent une cause d'inquiétude, notamment pour les femmes, dans les endroits très fréquentés, tels que les arrêts de bus, les stades, les cinémas, les marchés et les lieux de culte.

TERRORISME

Bien que le pays soit épargné par le terrorisme, le risque d'attaque doit être pris en compte. Des groupes d'opposition ou groupes séparatistes sont présents le long de la frontière et commettent des petites attaques ciblées contre le gouvernement ou les postes militaires. Des organisations, telles que le Jihad Islamique Érythréen (maintenant le « Mouvement du Salut Islamique »), ont centré leur attention sur une opposition constante au gouvernement actuel et ont pour motivation d'établir un califat dans la corne de l'Afrique. Ces groupes seraient à même de constituer une menace pour les intérêts occidentaux en Érythrée.

RISQUE SOCIO-POLITIQUE

L'Érythrée est devenue indépendante de l'Éthiopie en 1993 suite à une guerre civile de 30 ans. Sur le plan intérieur, le Président Issayas Afeworki, à la tête du pays depuis 1993 et son parti, le Front Populaire pour la Démocratie et la Justice (PFDJ), dominent la scène politique avec l'appui de l'armée.

Le service militaire est obligatoire.

À noter également que l'Érythrée est particulièrement mal notée au niveau international en matière de gouvernance et demeure l'un des États les moins transparents au monde. La liberté de la presse n'existe pas ; il n'y a pas de médias en dehors de ceux soumis à la stricte surveillance du gouvernement et les journalistes étrangers se voient régulièrement refuser l'entrée dans le pays. Dans le rapport 2015 sur la liberté de la presse, Reporters sans Frontières a placé l'Érythrée en dernier, après la Corée du Nord.

Le gouvernement a annoncé en 2004 l'introduction du pluripartisme mais aucun changement n'a encore vu le jour. Aucune élection n'est prévue pour le moment.

TRANSPORTS

En bonnes conditions à Asmara, les routes sont toutefois en mauvais état dans le reste du pays (pas goudronnées, nids de poule, etc.), rendant la conduite particulièrement dangereuse. Le code de la route n'est pas souvent respecté, la vitesse excessive est fréquente, les routes sont pour la plupart peu éclairées et les véhicules en mauvais état. La présence d'animaux, piétons et bicyclettes est commune sur les routes et représente un risque majeur.

Les contrôles de police sont fréquents.

En 2006, le gouvernement a instauré un décret restreignant les ressortissants étrangers de se déplacer en dehors d'Asmara. Alors que plusieurs demandes de déplacements vers Keren, Mendefera et Massawa ont été acceptées, l'accès à ces villes n'est pas toujours garanti. Les permis de voyage sont très spécifiques et ne permettent pas de changer d'itinéraire en cours de route. La visite des sites religieux ou autres sites importants doit faire l'objet d'une autorisation spécifique.

Il est déconseillé d'emprunter les bus publics en raison de la surpopulation, du manque de maintenance et du risque élevé de pickpocketing.

SANTÉ

Les infrastructures hospitalières sont des plus limitées et les pénuries de médicaments courantes.

En raison des risques importants présents en Érythrée, il est indispensable de souscrire en amont du départ une assurance maladie couvrant les soins à l'étranger ainsi que le rapatriement sanitaire, nécessaire en cas d'urgence.

Les principaux risques concernent les maladies transmises par les moustiques. Bien qu'il n'y ait pas de risque de contracter la fièvre jaune, les personnes entrant en Érythrée en provenance d'un pays où le risque de transmission est présent - ou ayant transité plus de 12 heures dans l'aéroport d'un pays où il y a un risque de transmission - doivent présenter un certificat de vaccination. Le paludisme est endémique dans toutes les zones inférieures à 2200 mètres d'altitude, excepté pour le Sahel. Le sud de l'Érythrée et la région de Samhar sont particulièrement touchés ; il n'y a pas de risque à Asmara. La fièvre dengue est endémique en dessous de 1500 mètres d'altitude, ainsi que sur les rives de la mer Rouge, particulièrement entre les mois de novembre et mai. Il y a un risque d'exposition au chikungunya.  Il est recommandé de se protéger contre les piqûres de moustiques (insectifuge, vêtements amples, médication préventive, etc.).

L'eau n'est pas potable. La diarrhée et les maladies gastriques sont fréquentes ; ne boire que de l'eau décontaminée ou en bouteille scellée et se laver les mains régulièrement.

Afin d'éviter tout risque d'infection parasitaire, il est recommandé de ne pas boire ni de se laver, nettoyer ses vêtements ou marcher dans des eaux stagnantes.

Il est nécessaire de prendre toutes les précautions contre le virus du sida.

La vaccination contre la méningite est fortement recommandée.

RISQUES NATURELS

Sur le plan naturel, l'Érythrée est située sur le rift africain, une zone exposée à une forte activité tellurique. Le 15 juin 2011, le volcan Dubbi était entré en éruption ; des nuages de cendres volcaniques s'étaient élevés jusqu'à 15 km d'altitude, perturbant le trafic aérien régional. Le risque de tremblement de terre est réel. Par ailleurs, lors des périodes de pluie, les risques d'inondations, de crues des oueds et de glissements de terrain sont importants, dans les basses terres occidentales (janvier - février et juin - août) et sur les hautes terres (mai-août).

INFRASTRUCTURES

Les voyageurs relèveront également que les communications téléphoniques (filaires et cellulaires) sont parfois difficiles. Comme il n'y a pas d'accords entre les entreprises de téléphonie mobile érythréennes et les fournisseurs internationaux, il n'est pas possible de recevoir ou d'envoyer des SMS depuis des réseaux téléphoniques outremers. Les cartes SIM locales ne peuvent être achetées sans permis de résidence. De plus, selon des indications non confirmées, il se pourrait que les appels sur le réseau local soient enregistrés.

Climat

Le climat est désertique sur le littoral ; à l'ouest, le climat est plus humide et plus frais sur les plateaux. Les hivers sont doux et les étés très chauds sur la côte de la mer Rouge. Les pluies se concentrent sur les hauts-plateaux (pluies courtes en mars-avril, pluies intenses de fin juin à août avec risque d'inondation).

Numéros utiles

Indicatif téléphonique: 291 Police: 1 127 799 Ambulances: 1 112 244

Electricité

Voltage: 230 V ~ 50 Hz

Prises:

Plus
Érythrée Niveau de risque

Low High
1
2
3
4
5
2
Terrorisme
4
Santé
3
Criminalité
4
Enlèvement
3
Risque naturel
4
Transport
4
Risque social
4
Hébergement
4
Géopolitique