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Rapports de pays

Gambie Rapport de pays

Survol

INTRODUCTION

Située dans l'ouest africain, la Gambie (1,9 million d'habitants), enclavée dans le Sénégal voisin, ne représente pas de risque majeur pour le voyageur, qui devra néanmoins être informé de l'existence de certains points sensibles.

SÉCURITÉ

La résistance armée du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) opérant en Casamance (région séparée du reste du Sénégal par la Gambie) contre le gouvernement du Sénégal est le mouvement séparatiste le plus actif d'Afrique subsaharienne. Depuis 1982, les rebelles du MFDC se battent pour l'indépendance de la région. De 1990 à 2004, plusieurs affrontements violents ont eu lieu entre l'armée sénégalaise et les militants séparatistes, malgré l'organisation de pourparlers de paix. Un accord de paix a été signé en décembre 2004 consacrant l'appartenance de la Casamance au territoire sénégalais. Depuis, la situation dans la région est relativement stable même si quelques combats sporadiques ont été rapportés, notamment en 2006, 2007 et en 2011, près de la frontière gambienne. Les populations civiles vivant et voyageant en Casamance ont été des cibles d'opportunité pour les rebelles et les bandits soutenant le groupe.

Il convient d'être particulièrement vigilant à la frontière entre le Sénégal et la Gambie et d'éviter de se rendre en Casamance malgré la signature d'un cessez-le-feu entre les parties en avril 2014. La dangerosité dans la région a poussé l'ambassade américaine à mettre en place une politique restrictive concernant tout déplacement en Casamance.

Le risque terroriste est moindre dans le pays. Toutefois, compte tenu de la situation sécuritaire dans la région, il convient de se montrer vigilant. Des responsables religieux « extrémistes » ont été arrêtés en 2015.

RISQUE SOCIO-POLITIQUE

Fin 2016, début 2017, la situation politique était confuse suite à l'élection présidentielle du 1er décembre : celle-ci a été remportée par l'opposant Adama Barrow avec 49,67% des suffrages ; sa victoire a été rapidement reconnue par le Président sortant Yahya Jammeh, au pouvoir depuis 22 ans. Toutefois, le 9 décembre, ce dernier a finalement annoncé ne pas reconnaître ces résultats, qu'il considèrait frauduleux et a déposé un recours en annulation devant la Cour suprême. Le candidat élu, Barrow, a rejeté la demande de Jammeh et a appelé à une résolution pacifique de la situation. À cette fin, une mission de la CEDEAO (Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest) a été envoyée afin de convaincre (en vain) Yahya Jammeh d'abandonner le pouvoir. S'en est suivi plusieurs semaines de tensions dans le pays (arrestations d'opposants, fermeture de radios, fuite de la population vers les pays voisins, positionnement des forces de la CEDEAO aux portes de la Gambie), obligeant le Président élu Adama Barrow à être investit le 19 janvier au Sénégal.  L'ultime médiation de la CEDEAO, menée par les Présidents Guinéen et Mauritanien le 20 janvier a été un succès ; Jammeh a finalement accepté, sans qu'il n'y ait de troubles, de rendre le pouvoir à son opposant et s'est exilé en Guinée équatoriale. Le Président Barrow a pris ses fonctions à Banjul le 26 janvier.

Les élections législatives devraient avoir lieu le 6 avril 2017 et les élections municipales le 12 avril 2018. L'organisation des élections législatives est d'autant plus imminente que début février, des dizaines de personnes ont manifesté devant le Parlement gambien pour exiger la démission des députés, ayant soutenu l'ancien président Jammeh lors de la crise post-électorale. 

CRIMINALITÉ

Les agressions contre les touristes sont en augmentation, particulièrement le vol de passeports ou d'objets de valeurs dans les hôtels. En tout état de cause, des mesures de précaution doivent être suivies : ne pas porter sur soi d'objets de valeur, ne pas transporter d'importantes sommes d'argent, ne jamais résister en cas d'agression. Il est recommandé d'être vigilant sur les plages et les marchés, plus particulièrement dans les endroits isolés.

Il convient, de plus, d'être vigilant face au phénomène des quémandeurs (les Bumsters) qui accostent systématiquement les touristes, essentiellement sur les plages ou dans la zone touristique de Sénégambie, pour leur proposer leurs services (guide local par exemple) et par la suite les escroquer. Soyez poli mais ferme en refusant leur proposition.

Les cambriolages et violations de domiciles sont en recrudescence. Les conditions économiques précaires et l'insécurité alimentaire participent à l'augmentation de ce phénomène.

Des cas de fraudes à la carte bleue pouvant avoir lieu à Banjul, il convient d'être vigilant.

TRANSPORTS

À l'exception de Banjul, où quelques axes sont en bon état, les infrastructures routières sont dans l'ensemble obsolètes, insuffisantes et dégradées, nécessitant de se déplacer avec un véhicule tout terrain (4x4), en particulier lors de la saison des pluies (juillet à novembre). L'assurance automobile responsabilité civile est obligatoire. La dangerosité des axes routiers est accrue par le non-respect du code de la route, le non-entretien des véhicules et l'absence de structures de soins. L'absence d'éclairage public et le défaut de signalisation font que tout trajet de nuit doit être banni.

Lors de déplacements interurbains, il est recommandé d'être prudent. L'ambassade américaine interdit à ses employés tout déplacement interurbain de nuit. En cas d'accident, il est conseillé de se rendre immédiatement au commissariat le plus proche.

De nombreux checkpoints sont érigés dans le pays, en particulier à proximité des frontières, de jour comme de nuit. Les véhicules peuvent à ce titre être fouillés par les forces de sécurité. Il s'agit de se montrer conciliant lors de ces procédures.

Il convient d'éviter les taxis publics, certains n'étant pas sûrs.

Deux navettes fluviales sont disponibles pour traverser le fleuve Gambie. Toutefois, elles sont souvent saturées (les compagnies pratiquant la surréservation) et les standards de sécurité ne sont pas aux normes européennes. Il est conseillé de ne pas utiliser le ferry après la tombée de la nuit.

SANTÉ

Peu nombreuses et modestement équipées, les infrastructures hospitalières ne sont pas au standard européen et pourront à l'occasion décontenancer le visiteur étranger, surtout dans les régions excentrées. Il est indispensable de souscrire en amont du départ une assurance maladie couvrant les soins à l'étranger ainsi que le rapatriement sanitaire, ce dernier étant fortement recommandé en cas de problème de santé grave ou présentant un caractère urgent. En cas de possession de médicaments, il est indispensable de se munir d'une ordonnance médicale, au risque de se voir accusé de détention de produit stupéfiant.

Un certificat de vaccination contre la fièvre jaune est exigé à l'entrée du pays pour les voyageurs âgés de neuf mois et plus en provenance d'un pays avec des risques de transmission. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande à tous les voyageurs d'être vaccinés contre cette maladie. Concernant le paludisme, endémique au niveau national, il est impératif d'avoir recours à des mesures de protections individuelles contre les piqûres de moustique et à un traitement médicamenteux adapté. Il en va de même concernant la dengue et le chikungunya, présents dans le pays.

L'eau courante n'est pas potable ; les maladies diarrhéiques sont fréquentes. Il est donc indispensable de ne boire que de l'eau décontaminée ou en bouteille, de veiller à son alimentation et de se laver les mains plusieurs fois par jour.

Afin d'éviter tout risque de contamination parasitaire (bilharziose), il est recommandé d'éviter de se baigner ou de laver ses vêtements dans des eaux stagnantes. Il est formellement déconseillé de marcher pieds nus.

En outre, il est impératif de prendre toutes les mesures nécessaires pour se protéger du virus du Sida, lequel affecte une partie importante de la population adulte dans le pays.

Le vaccin contre la méningite est fortement conseillé, de nombreux cas étant répertoriés dans le pays. Le risque de méningite est particulièrement élevé en Gambie, le pays se situant dans la « ceinture de la méningite », et ce, en particulier pendant la saison sèche d'octobre à juin.

RISQUES NATURELS

Durant la saison des pluies (juillet à novembre), le risque d'inondations n'est pas à exclure.

Lors de baignades, soyez extrêmement vigilant, les courants sont très forts au large des côtes gambiennes.

LÉGISLATION LOCALE

Il convient d'éviter les abords des installations militaires et de certains bâtiments officiels, et surtout de ne pas photographier ces bâtiments, au risque d'avoir des ennuis avec les autorités.

Il faut se montrer respectueux des coutumes musulmanes, religion pratiquée par plus de 80% des Gambiens.

Selon la loi « Information & Communications Act 2009 », toute personne qui commet une infraction en utilisant Internet pour répandre de fausses informations contre le gouvernement ou des agents publics, inciter à l'insatisfaction ou fomenter une quelconque violence à l'égard du gouvernement ou des agents publics (caricature, sévices ou déclarations désobligeantes contre la personne d'agents publics) est passible d'une peine de 15 ans de prison et/ou une amende de 3 millions de dalasis (soit environ 63000 euros).

La peine de mort est en vigueur pour les crimes tels que les incendies criminels, les meurtres, la trahison à la patrie et la détention de plus de 250 grammes de cocaïne.

Des frais de 20 euros sont imposés aux voyageurs quittant le territoire. Les enfants de moins de deux ans ou les passagers de transit en sont exempt.

L'homosexualité est très stigmatisée dans la société gambienne et est réprimée par la loi. Il est préférable d'éviter toute attitude équivoque en public (notamment dans la rue, les restaurants ou les discothèques) qui pourrait conduire à une arrestation.

En cas de possession de médicaments, il est indispensable de se munir d'une ordonnance médicale, au risque de se voir accusé de détention de produit stupéfiant.

Le recours aux banques est devenu obligatoire pour l'échange des devises.

Il est formellement interdit de fumer dans les lieux publics ainsi que sur la voie publique.

Il est formellement interdit d'importer de la nourriture dans ses bagages.

Climat

Le climat est subtropical avec deux saisons. Lors de la saison sèche (octobre à juin), la Gambie est parfois traversée (décembre à février) par le vent du désert, l'harmattan. La période des pluies dure de juillet à novembre avec des pluies souvent diluviennes et des tornades. La chaleur est constante toute l'année. L'ensoleillement est exceptionnel.

Numéros utiles

Indicatif téléphonique: 220 Ambulances: 16 Police: 17 Pompiers: 18

Electricité

Voltage: 230 V ~ 50 Hz

Prises:

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