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Rapports de pays

Guatemala Rapport de pays

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Risk Level

Low
Moderate
Elevated
High
Very High
Severe
Extreme

Survol

Sommaire exécutif

Alejandro Giammattei, de la VAMOS (centre-droit), a pris ses fonctions le 14 janvier 2020. Parmi les questions clés pour le président figurent la création rapide d'emplois en attirant les investissements étrangers, l'expansion des zones franches et les programmes de formation professionnelle pour apaiser les demandes des États-Unis pour que le Guatemala réduise les flux migratoires en provenance d'Amérique centrale. Le 17 mars, M. Giammattei a annoncé la fermeture des frontières, des restrictions de transit pour les personnes et des exigences sanitaires strictes pour les entreprises afin de limiter la transmission du virus de la maladie coronarienne 2019 (COVID-19), avec des suspensions d'activités forcées et des amendes pour les véhicules trouvés en contravention de l'ordre présidentiel.Giammattei est confronté à un congrès dirigé par l'opposition qui risque de ralentir l'adoption de son programme politique, où il devra négocier une majorité de votes parmi les députés représentant les petits partis. Un indicateur clé de sa capacité à convaincre le Congrès sera la négociation de fonds supplémentaires pour sa première année de mandat. Le budget général 2020 n'a pas été adopté par le Congrès en novembre 2019, ce qui a conduit à la reconduction du dernier budget pour l'année en cours. IHS Markit avait prévu que la croissance du PIB atteindrait 3,01 % en 2020, soutenue par les dépenses de consommation et les exportations, et 3,29 % en 2021. Toutefois, la dépendance importante du Guatemala à l'égard de la santé économique des États-Unis signifie qu'il sera déclassé en tant que pays de dépenses de consommation dans un contexte de réduction potentielle des envois de fonds. Les secteurs de l'extraction et du développement des ressources, notamment l'exploitation minière et l'hydroélectricité, susciteront probablement l'opposition de la communauté sur les questions environnementales et les préoccupations en matière de consultation à Alta Vera Paz, Huehuetenango, Quetzaltenango et Santa Rosa. Les projets continueront à être confrontés à des risques élevés de suspension sur ordonnance du tribunal. Le milieu criminel du Guatemala est dominé par les gangs MS-13 et M-18. Les indicateurs de sécurité, y compris les taux d'homicide, se sont améliorés ces dernières années. Ils ont baissé à environ 21,5 pour 100 000 en 2019 après avoir atteint un sommet de 46,4 pour 100 000 en 2009. Les principaux risques pour les entreprises sont l'extorsion et la sécurité des employés.
Last update: mars 24, 2020

Perspectives opérationnelles

Des grèves sont de plus en plus probables au cours de l'année 2020 en raison des réductions d'effectifs liées à la propagation de la maladie coronavirus (COVID-19). Les secteurs les plus susceptibles d'être confrontés à des risques de grève accrus sont le transport de marchandises, l'industrie manufacturière et le textile. Les entreprises qui opèrent régulièrement au Guatemala sont susceptibles de rencontrer des difficultés opérationnelles lorsqu'elles traitent avec les autorités nationales et municipales. Ces difficultés vont des obstacles à l'obtention et à l'application des permis de développement des ressources à la corruption et aux demandes de pots-de-vin.

Last update: mars 28, 2020

Terrorisme

High

Il n'y a pas de groupes terroristes connus opérant au Guatemala. Cependant, en janvier 2020, le gouvernement a déclaré qu'il chercherait à classer les gangs de rue comme des organisations terroristes. Les groupes criminels, y compris les organisations criminelles transnationales et les gangs de rue, commettent des assassinats planifiés et utilisent des grenades pour cibler les infrastructures commerciales afin de faire respecter les demandes d'extorsion. Ces actions sont généralement motivées par des raisons économiques plutôt que politiques. Certains anciens membres des services de renseignement et de sécurité du Guatemala, accusés d'actes terroristes pendant la guerre civile qui a duré 36 ans, ont depuis formé des réseaux de criminalité et de corruption qui atteignent les plus hauts niveaux du gouvernement. Toutefois, il est peu probable que ces réseaux menacent de manière significative la stabilité du gouvernement.

Last update: mars 27, 2020

Criminalité

Les principaux facteurs de risque de violence au Guatemala sont les gangs bien structurés et les organisations de trafic transnational. La culture de stupéfiants et l'évolution des routes de transit ont attiré les cartels mexicains dans le pays, en particulier le long de la côte pacifique et de la frontière du Guatemala avec le Mexique. La ville de Guatemala reste le principal foyer de violence criminelle où les gangs de rue comprennent la Mara Salvatrucha (MS-13) et le Barrio 18 (M-18). La coordination transfrontalière avec les pays voisins, en particulier le Mexique, se développe et les groupes criminels ont lancé des actions opérationnelles de déstabilisation pendant 12 mois, notamment des émeutes dans les prisons et des attaques ciblées dans les espaces publics. Les secteurs les plus menacés sont les transports publics, le transport de marchandises et les PME. La corruption atteint les plus hauts niveaux du gouvernement, ce qui facilite encore plus la pénétration criminelle dans les institutions de l'État.

Last update: mars 28, 2020

Risques de guerre

Les menaces de guerre au Guatemala restent faibles en 2020 malgré plusieurs incidents de tirs à la frontière avec le Belize. Les patrouilles militaires des deux pays se livrent occasionnellement à des tirs transfrontaliers le long du delta de la rivière Sarstoon et du parc national de Chiquibul. La question de la frontière devrait être résolue par la voie diplomatique, avec une saisine de la Cour internationale de justice (CIJ), qui se penche sur certains aspects des revendications territoriales depuis 2008. La reprise de la guerre civile de 36 ans qui a été résolue en 1996 est également peu probable car la plupart des groupes rebelles impliqués dans le conflit se sont dissous ou ont rejoint les processus politiques officiels.

Last update: mars 28, 2020

Stabilité sociale

High

La propagation incontrôlée du virus de la maladie coronarienne 2019 (COVID-19) et les pertes d'emplois qui en découlent augmentent la probabilité de grèves et de manifestations en 2020. Les manifestations antigouvernementales et anticorruption occasionnelles ont diminué en taille et en fréquence depuis 2018, mais la perception par le public de la mauvaise gestion du gouvernement pendant les retombées de la pandémie économique en 2020 et les enquêtes sur la corruption de haut niveau sont des indicateurs probables de futures manifestations. Les grèves liées aux transports et au fret lourd perturbent les procédures douanières dans les ports et aux frontières, et retardent les livraisons de la chaîne d'approvisionnement au moins tous les deux mois. L'activisme communautaire contre les projets de développement des ressources est également fort, en particulier dans le nord-est du Guatemala, et entraîne périodiquement des dommages matériels localisés.

Last update: mars 27, 2020

Risques pour la santé

Very high

Vaccins exigés à l'entrée

Fièvre jaune : il n'y a pas de risque de contracter la fièvre jaune au Guatemala. Cependant, un certificat de vaccination contre la fièvre jaune est exigé des voyageurs en provenance d'un pays où le risque de transmission de la maladie existe. Une seule dose du vaccin suffit pour conférer une protection à vie contre la maladie.

Vaccins recommandés pour tout voyageur

Vaccins de routine : vérifiez auprès de votre médecin que vos vaccins de routine - à savoir les vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la polio, la tuberculose, la grippe, la rougeole, les oreillons, la coqueluche, la rubéole et la varicelle - sont à jour.   

Vaccins recommandés pour la plupart des voyageurs

Hépatite A : le vaccin est administré en deux doses, à six mois d'intervalle. Il est efficace à presque 100 pourcent. L'OMS préconise d'intégrer le vaccin contre l'hépatite A dans le calendrier national de vaccinations pour les enfants âgés d'un an ou plus.

Typhoïde : le vaccin contre la typhoïde peut être administré par injection (en une seule dose) ou par voie orale (quatre doses). Le vaccin est efficace à 50-80 pourcent ; aussi, il convient de prendre toutes les précautions hygiéniques nécessaires lors d'un déplacement dans une zone à risque (cf. ne boire que de l'eau en bouteille, éviter les aliments insuffisamment cuits, se laver les mains régulièrement, etc.). Le vaccin injectable peut être administré dès l'âge de deux ans (six ans pour le vaccin oral).

Vaccins recommandés pour certains voyageurs

Hépatite B : l'OMS préconise que tous les nourrissons reçoivent la première dose dès que possible après la naissance (de préférence dans les 24 heures suivant l'accouchement). Cette première dose devra être complétée par deux ou trois autres du même type afin de terminer la série primaire. Les doses de rappel ne sont pas recommandées à tout âge.

Paludisme : il n'existe actuellement aucun vaccin homologué contre le paludisme. Cependant, certains traitements antipaludiques sont disponibles par ordonnance et peuvent réduire le risque d'infection jusqu'à 90 pourcent. Le type de traitement prescrit varie en fonction du niveau de risque et de la virulence des souches virales du pays ou de la région visité(e).  La prise d'antipaludiques doit être effectuée durant l'intégralité du voyage ; elle peut être poursuivie quatre semaines après avoir quitté la zone à risque.

Rage : la vaccination préexposition est conseillée pour les voyageurs se rendant dans des zones reculées et susceptibles d'être exposées à la rage (cf. régions ou environnements où la présence d'animaux errants - chiens, chats -, de chauves-souris et autres mammifères susceptibles d'être porteurs est avérée). Le vaccin est administré en trois doses sur une période de trois ou quatre semaines. La prophylaxie post-exposition est également disponible et doit être administrée dès que la personne a été exposée à un animal susceptible d'être porteur de la rage.

Last update: avril 5, 2019

Risques naturels

Severe

Le Guatemala est significativement exposé aux catastrophes naturelles.

De violents tremblements de terre frappent régulièrement le pays. En 1976, un puissant séisme (magnitude 7,6) fit 26 000 victimes et dévasta une partie du pays. Plus récemment, un tremblement de terre de magnitude 8,2 survint au large du Guatemala en septembre 2017, causant d'importants dégâts matériels dans le sud-ouest du département de San Marcos.

Les séismes en mer peuvent provoquer des tsunamis. Si vous vous trouvez le long des côtes lors d'un tremblement de terre, vérifiez immédiatement si une alerte tsunami a été émise par les autorités  ou par le Centre d'alerte des tsunamis dans le Pacifique. En cas de doute, déplacez-vous vers l'intérieur des terres en suivant les routes d'évacuation - si routes il y a - ou réfugiez-vous sur des terrains surélevés.

Le pays abrite plusieurs volcans actifs dont les Fuego, Pacaya et Santiaguito. Les éruptions peuvent perturber le trafic aérien, notamment à l'aéroport international La Aurora de Guatemala (GUA).

Le Guatemala est exposé aux cyclones, aux tempêtes tropicales. La saison des cyclones dans le Pacifique s'étend officiellement du 15 mai au 30 novembre ; la saison des cyclones en Atlantique se déroule du 1er juin au 30 novembre. En juin 2014, la tempête tropicale Boris avait entraîné des inondations, des dégâts matériels et fait cinq victimes.

Des pluies torrentielles sont également à l'origine d'inondations meurtrières et de glissements de terrain, surtout durant la saison des pluies (de mai / juin à novembre). 300 personnes avaient péri dans un torrent de boue s'abattant sur le village d'El Cambray Dos (15 km à l'est de la capitale) en octobre 2015. Une douzaine de personnes périrent dans des glissements de terrain à San Pedro Soloma en juin 2017. D'importantes inondations avaient fait une trentaine de victimes en septembre/octobre 2017 ; plusieurs centaines de milliers de personnes furent touchées de près ou de loin par la catastrophe naturelle ; nombre de routes et ponts rendus impraticables par les éléments.

Les feux de forêts sont fréquents durant la saison sèche.

Last update: avril 5, 2019

Transport

Elevated

Les conditions de circulation routière sont très dangereuses et les accidents mortels courants en raison du mauvais entretien des routes, du manque d'éclairage et de la conduite sujette à caution des locaux. Les accidents et l'agressivité générale au volant peuvent amener à des violentes confrontations entre conducteurs.  

La sécurité sur les routes et les autoroutes est également remise en cause par la présence de criminels, notamment dans les zones rurales. Les attaques sont courantes, notamment le long des zones frontalières (département de Petén), en raison de la présence de trafiquants d'humains, d'arme, et de drogue. Les organisations criminelles érigent parfois des barrages routiers pour forcer les voitures à s'arrêter avant de braquer ou de voler les occupants. Ces incidents se produisent aussi bien la nuit que le jour.

La conduite de nuit est fortement déconseillée. Il est préférable de voyager à plusieurs véhicules. En ville, circulez avec les fenêtres fermées et les portes verrouillées en veillant à ce que vos effets personnels soient hors de vue. En cas d'embouteillage, il est conseillé de laisser un espace suffisant entre votre véhicule et celui vous précédant pour pouvoir manœuvrer.

La criminalité et les accidents sont élevés dans les transports publics, notamment dans les bus municipaux de la capitale et les bus intercités. Les chauffeurs de bus et les passagers peuvent être violemment attaqués par des gangs (cf. extorsion) et doivent donc être évités. Les bus Transmetro sont relativement sécurisés.

Ne faites jamais appel à un taxi sur le bord de la route ; empruntez les compagnies officielles (par exemple Taxi Amarillo et Taxi Seguro). Réservez à l'avance votre taxi. Les taxis non officiels sont connus pour braquer ou voler leurs passagers.

La criminalité est particulièrement prononcée autour des aéroports.

Last update: avril 5, 2019

Infrastructures

Les réseaux électriques des pays d'Amérique centrale sont tous reliés par une ligne électrique unique de 1820 km. Les coupures de courant sont donc assez fréquentes. Entre 2010 et 2017, six coupures ont touchée l'ensemble de l'Amérique centrale.

Last update: avril 5, 2019

Informations pratiques

Climat

Le climat est tropical, chaud et humide. La saison sèche s'étend de novembre à mars (températures douces, faible humidité) ; la saison des pluies de juin à octobre. L'humidité est alors étouffante à cause des fortes températures (38°C) surtout sur la côte Pacifique. Les nuits sont généralement glaciales en montagne.

Numéros utiles

Indicatif téléphonique: 502
Pompiers volontaires: 110
Pompiers municipaux: 123
Premiers secours: 911

Electricité

Voltage: 120 V ~ 60 Hz

Prises:

Last update: juillet 16, 2019