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Rapports de pays

Guatemala Rapport de pays

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Risk Level

Low
Moderate
Elevated
High
Very High
Severe
Extreme

Survol

Sommaire exécutif

Alejandro Giammattei, du centre-droit VAMOS, a remporté le second tour du scrutin présidentiel au Guatemala avec 58% des voix le 11 août 2019 contre Sandra Torres, de l'UNE, qui a reçu 42% et prendra ses fonctions en janvier 2020. Les questions clés pour le président élu seront la création rapide d'emplois grâce à l'attraction des investissements étrangers, l'expansion des zones franches et les programmes de formation professionnelle visant à apaiser la demande américaine pour le Guatemala afin de réduire les flux migratoires en provenance d'Amérique centrale. Le président Jimmy Morales devrait rester au pouvoir jusqu'à l'entrée en fonction de la nouvelle administration en janvier 2020, malgré trois tentatives légales de le destituer pour financement électoral irrégulier et allégations de corruption. Il nie ces allégations. Les priorités stratégiques jusqu'en 2019 comprendront la réduction de la criminalité dans les régions plus éloignées, la modernisation des achats militaires et l'adoption du budget 2020.IHS Markit s'attend à ce que la croissance du PIB atteigne 3.2 % en 2019 grâce aux dépenses de consommation et aux exportations. Les faibles niveaux de croissance enregistrés ces dernières années reflètent la faiblesse des investissements publics, principalement dans les infrastructures. La croissance économique sera soutenue par le maintien de dépenses de consommation saines grâce à la vigueur des envois de fonds et au contrôle des prix à la consommation. Les secteurs de l'extraction et de l'exploitation des ressources, y compris l'exploitation minière et l'hydroélectricité, susciteront probablement l'opposition de la collectivité à l'égard des questions environnementales et des préoccupations de consultation à Alta Vera Paz, Huehuetenango, Quetzaltenango, et Santa Rosa. Les militants sont susceptibles de contester des projets par la détention temporaire d'employés sur place, le sabotage d'installations et des contestations judiciaires devant les tribunaux. Les projets continueront de faire face à des risques élevés de suspension ordonnés par les tribunaux. Au Guatemala, le milieu de la criminalité est dominé par les gangs MS-13 et M-18. Les indicateurs de sécurité, y compris les taux d'homicides, se sont améliorés ces dernières années, diminuant à environ 23 pour 100 000 en 2018, après avoir atteint un sommet de 46,4 pour 100 000 en 2009. Les principaux risques pour les entreprises sont l'extorsion de fonds et la sécurité des employés. Les départements d'Escuintla, du Guatemala et de Zacapa sont des points chauds.
Last update: octobre 2, 2019

Perspectives opérationnelles

Les entreprises qui opèrent au Guatemala sont susceptibles de faire face à des défis opérationnels lorsqu'elles traitent avec les gouvernements nationaux et municipaux. Ces obstacles vont des obstacles à l'obtention de permis de mise en valeur des ressources à la corruption et aux demandes de pots-de-vin, en passant par les mesures à prendre pour y donner suite. Il est peu probable que les principaux candidats à l'élection présidentielle poursuivent des enquêtes liées à la corruption dans le cadre de la prochaine administration, ce qui réduira la modification des contrats et les risques d'amende qui y sont liés. Les procédures liées à la réglementation se sont améliorées depuis 2014, année où les processus ont été regroupés en ligne, ce qui a permis de réduire les délais de démarrage et de traitement des enregistrements.

Last update: août 20, 2019

Terrorisme

High

Aucun groupe terroriste connu n'opère au Guatemala. Toutefois, des groupes criminels, y compris des organisations criminelles transnationales et des gangs de rue, se livrent à des assassinats planifiés et utilisent des grenades pour cibler l'infrastructure commerciale afin de faire respecter les demandes d'extorsion. De telles actions sont généralement motivées d'un point de vue économique plutôt que politique. Certains anciens membres des services de renseignement et de sécurité guatémaltèques accusés d'actes terroristes pendant les 36 années de guerre civile du pays ont depuis formé des réseaux de criminalité et de corruption qui atteignent les plus hauts niveaux du gouvernement. Toutefois, il est peu probable qu'elles menacent gravement la stabilité du gouvernement en raison d'activités terroristes.

Last update: août 28, 2019

Criminalité

Les principaux facteurs de risque de violence au Guatemala sont les gangs bien structurés et les organisations transnationales de trafiquants. La culture de la drogue et l'évolution des itinéraires de transit ont attiré des cartels mexicains dans le pays, en particulier le long de la côte pacifique et à la frontière du Guatemala avec le Mexique. La ville de Guatemala reste le point chaud dominant de la violence criminelle où les gangs de rue comprennent la Mara Salvatrucha (MS-13) et le Barrio 18 (M-18). La capacité de coordination transfrontalière avec les pays voisins, en particulier le Mexique, s'accroît et les gangs ont lancé des actions opérationnelles de déstabilisation sur 12 mois, notamment des émeutes dans les prisons et des attaques ciblées dans les espaces publics. Les secteurs les plus à risque comprennent le transport en commun, le transport de marchandises et les petites et moyennes entreprises. La corruption atteint les plus hauts niveaux de gouvernement, ce qui facilite davantage les opérations criminelles.

Last update: octobre 19, 2019

Risques de guerre

La menace de guerre au Guatemala reste faible malgré plusieurs incidents à la frontière avec le Belize. Les patrouilles militaires qui donnent lieu à des tirs occasionnels se déroulent généralement le long du delta de la rivière Sarstoon et dans le parc national de Chiquibul. La question de la frontière sera probablement résolue par la voie diplomatique, très probablement en saisissant la Cour internationale de Justice (CIJ), qui examine certains aspects des revendications territoriales depuis 2008. La reprise de la guerre civile de 36 ans qui a été résolue en 1996 est également peu probable, car la plupart des groupes rebelles impliqués dans le conflit se sont dissous ou ont rejoint les processus politiques officiels.

Last update: août 28, 2019

Stabilité sociale

High

Le Guatemala connaît de fréquents troubles sociaux avec le pouvoir de perturber les transports, d'entraver les projets commerciaux et de déstabiliser le gouvernement. Les manifestations antigouvernementales occasionnelles ont diminué en taille et en fréquence depuis 2018 avec le durcissement des restrictions au mouvement des migrants et des enquêtes de corruption de haut niveau, indicateurs probables de manifestations futures. Les grèves liées au transport et au fret lourd perturbent les processus douaniers portuaires et frontaliers et retardent les livraisons dans la chaîne logistique au moins tous les deux mois. L'activisme communautaire qui s'oppose aux projets de développement des ressources est également fort, en particulier dans le nord-est du Guatemala, et entraîne périodiquement des dommages matériels localisés.

Last update: août 17, 2019

Risques pour la santé

Very high

Vaccins exigés à l'entrée

Fièvre jaune : il n'y a pas de risque de contracter la fièvre jaune au Guatemala. Cependant, un certificat de vaccination contre la fièvre jaune est exigé des voyageurs en provenance d'un pays où le risque de transmission de la maladie existe. Une seule dose du vaccin suffit pour conférer une protection à vie contre la maladie.

Vaccins recommandés pour tout voyageur

Vaccins de routine : vérifiez auprès de votre médecin que vos vaccins de routine - à savoir les vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la polio, la tuberculose, la grippe, la rougeole, les oreillons, la coqueluche, la rubéole et la varicelle - sont à jour.   

Vaccins recommandés pour la plupart des voyageurs

Hépatite A : le vaccin est administré en deux doses, à six mois d'intervalle. Il est efficace à presque 100 pourcent. L'OMS préconise d'intégrer le vaccin contre l'hépatite A dans le calendrier national de vaccinations pour les enfants âgés d'un an ou plus.

Typhoïde : le vaccin contre la typhoïde peut être administré par injection (en une seule dose) ou par voie orale (quatre doses). Le vaccin est efficace à 50-80 pourcent ; aussi, il convient de prendre toutes les précautions hygiéniques nécessaires lors d'un déplacement dans une zone à risque (cf. ne boire que de l'eau en bouteille, éviter les aliments insuffisamment cuits, se laver les mains régulièrement, etc.). Le vaccin injectable peut être administré dès l'âge de deux ans (six ans pour le vaccin oral).

Vaccins recommandés pour certains voyageurs

Hépatite B : l'OMS préconise que tous les nourrissons reçoivent la première dose dès que possible après la naissance (de préférence dans les 24 heures suivant l'accouchement). Cette première dose devra être complétée par deux ou trois autres du même type afin de terminer la série primaire. Les doses de rappel ne sont pas recommandées à tout âge.

Paludisme : il n'existe actuellement aucun vaccin homologué contre le paludisme. Cependant, certains traitements antipaludiques sont disponibles par ordonnance et peuvent réduire le risque d'infection jusqu'à 90 pourcent. Le type de traitement prescrit varie en fonction du niveau de risque et de la virulence des souches virales du pays ou de la région visité(e).  La prise d'antipaludiques doit être effectuée durant l'intégralité du voyage ; elle peut être poursuivie quatre semaines après avoir quitté la zone à risque.

Rage : la vaccination préexposition est conseillée pour les voyageurs se rendant dans des zones reculées et susceptibles d'être exposées à la rage (cf. régions ou environnements où la présence d'animaux errants - chiens, chats -, de chauves-souris et autres mammifères susceptibles d'être porteurs est avérée). Le vaccin est administré en trois doses sur une période de trois ou quatre semaines. La prophylaxie post-exposition est également disponible et doit être administrée dès que la personne a été exposée à un animal susceptible d'être porteur de la rage.

Last update: avril 5, 2019

Risques naturels

Severe

Le Guatemala est significativement exposé aux catastrophes naturelles.

De violents tremblements de terre frappent régulièrement le pays. En 1976, un puissant séisme (magnitude 7,6) fit 26 000 victimes et dévasta une partie du pays. Plus récemment, un tremblement de terre de magnitude 8,2 survint au large du Guatemala en septembre 2017, causant d'importants dégâts matériels dans le sud-ouest du département de San Marcos.

Les séismes en mer peuvent provoquer des tsunamis. Si vous vous trouvez le long des côtes lors d'un tremblement de terre, vérifiez immédiatement si une alerte tsunami a été émise par les autorités  ou par le Centre d'alerte des tsunamis dans le Pacifique. En cas de doute, déplacez-vous vers l'intérieur des terres en suivant les routes d'évacuation - si routes il y a - ou réfugiez-vous sur des terrains surélevés.

Le pays abrite plusieurs volcans actifs dont les Fuego, Pacaya et Santiaguito. Les éruptions peuvent perturber le trafic aérien, notamment à l'aéroport international La Aurora de Guatemala (GUA).

Le Guatemala est exposé aux cyclones, aux tempêtes tropicales. La saison des cyclones dans le Pacifique s'étend officiellement du 15 mai au 30 novembre ; la saison des cyclones en Atlantique se déroule du 1er juin au 30 novembre. En juin 2014, la tempête tropicale Boris avait entraîné des inondations, des dégâts matériels et fait cinq victimes.

Des pluies torrentielles sont également à l'origine d'inondations meurtrières et de glissements de terrain, surtout durant la saison des pluies (de mai / juin à novembre). 300 personnes avaient péri dans un torrent de boue s'abattant sur le village d'El Cambray Dos (15 km à l'est de la capitale) en octobre 2015. Une douzaine de personnes périrent dans des glissements de terrain à San Pedro Soloma en juin 2017. D'importantes inondations avaient fait une trentaine de victimes en septembre/octobre 2017 ; plusieurs centaines de milliers de personnes furent touchées de près ou de loin par la catastrophe naturelle ; nombre de routes et ponts rendus impraticables par les éléments.

Les feux de forêts sont fréquents durant la saison sèche.

Last update: avril 5, 2019

Transport

Elevated

Les conditions de circulation routière sont très dangereuses et les accidents mortels courants en raison du mauvais entretien des routes, du manque d'éclairage et de la conduite sujette à caution des locaux. Les accidents et l'agressivité générale au volant peuvent amener à des violentes confrontations entre conducteurs.  

La sécurité sur les routes et les autoroutes est également remise en cause par la présence de criminels, notamment dans les zones rurales. Les attaques sont courantes, notamment le long des zones frontalières (département de Petén), en raison de la présence de trafiquants d'humains, d'arme, et de drogue. Les organisations criminelles érigent parfois des barrages routiers pour forcer les voitures à s'arrêter avant de braquer ou de voler les occupants. Ces incidents se produisent aussi bien la nuit que le jour.

La conduite de nuit est fortement déconseillée. Il est préférable de voyager à plusieurs véhicules. En ville, circulez avec les fenêtres fermées et les portes verrouillées en veillant à ce que vos effets personnels soient hors de vue. En cas d'embouteillage, il est conseillé de laisser un espace suffisant entre votre véhicule et celui vous précédant pour pouvoir manœuvrer.

La criminalité et les accidents sont élevés dans les transports publics, notamment dans les bus municipaux de la capitale et les bus intercités. Les chauffeurs de bus et les passagers peuvent être violemment attaqués par des gangs (cf. extorsion) et doivent donc être évités. Les bus Transmetro sont relativement sécurisés.

Ne faites jamais appel à un taxi sur le bord de la route ; empruntez les compagnies officielles (par exemple Taxi Amarillo et Taxi Seguro). Réservez à l'avance votre taxi. Les taxis non officiels sont connus pour braquer ou voler leurs passagers.

La criminalité est particulièrement prononcée autour des aéroports.

Last update: avril 5, 2019

Infrastructures

Les réseaux électriques des pays d'Amérique centrale sont tous reliés par une ligne électrique unique de 1820 km. Les coupures de courant sont donc assez fréquentes. Entre 2010 et 2017, six coupures ont touchée l'ensemble de l'Amérique centrale.

Last update: avril 5, 2019

Informations pratiques

Climat

Le climat est tropical, chaud et humide. La saison sèche s'étend de novembre à mars (températures douces, faible humidité) ; la saison des pluies de juin à octobre. L'humidité est alors étouffante à cause des fortes températures (38°C) surtout sur la côte Pacifique. Les nuits sont généralement glaciales en montagne.

Numéros utiles

Indicatif téléphonique: 502
Pompiers volontaires: 110
Pompiers municipaux: 123
Premiers secours: 911

Electricité

Voltage: 120 V ~ 60 Hz

Prises:

Last update: juillet 16, 2019