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Rapports de pays

Honduras Rapport de pays

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INTRODUCTION

Un déplacement ou séjour au Honduras, pays d'Amérique Centrale entre océan Pacifique et mer des Antilles (8,9 millions d'habitants) nécessite de la part du voyageur certaines préparations, notamment en raison d'une criminalité particulièrement élevée, d'un manque d'infrastructures et d'un contexte sanitaire dégradé.

CRIMINALITÉ

Le Honduras est confronté à une forte criminalité en partie due à un contexte économique difficile. Le Honduras, État le plus pauvre d'Amérique Centrale, figure aussi parmi les plus inégalitaires. Les 2/3 de la population vivent sous le seuil de pauvreté, dont 20% sous le seuil de l'extrême pauvreté. Par ailleurs,  la présence et l'activité de gangs criminels (« maras ») sont notoires et particulièrement celles des redoutables Mara Salvatrucha (MS13) et gang de rue Barrio 18.

Le nombre des homicides a toutefois diminué ces dernières années (60 meurtres pour 100 000 habitants en 2015) - en raison en partie du déploiement d'unités de la police militaire (PMOP) pour maintenir l'ordre - même si celui-ci reste élevé avec 59 homicides pour 100,000 habitants en 2016. Certaines villes restent particulièrement dangereuses en raison de la présence de gangs et de trafiquants de drogue. La capitale Tegucigalpa (département de Francisco Morazán), ainsi que les villes de San Pedro Sula (département de Cortés), La Ceiba (département d'Atlántida), Trujillo (département de Colón) et Yoro (département de Yoro) enregistrent un taux d'homicides jusqu'à deux fois supérieurs à la moyenne nationale. 

Les meurtres, kidnappings, agressions à main armée, cambriolages, agressions sexuelles, vols de cartes de crédit et violences liées au trafic de drogue sont monnaie courante. Les car-jackings, le banditisme routier et les kidnappings sont régulièrement signalés sur les autoroutes, notamment sur  celles menant à Copan. Les crimes routiers sont souvent commis par des criminels se faisant passer pour des forces de sécurité et mettant en place des barrages routiers ainsi que de faux points checkpoints.

L'extorsion est également répandue au Honduras. De manière générale, un pic de criminalité est observé à l'approche des fêtes de Noel et de Pâques ainsi que pendant la Semana Morazánica d'octobre. Les autorités locales déconseillent aux résidents de divulguer sur les réseaux sociaux des informations quant à leurs projets de vacances afin d'éviter de tenter d'éventuels cambrioleurs ou voleurs de voitures.

Les ressortissants étrangers et résidents locaux sont souvent victimes d'extorsion. Il est déconseillé aux personnes présentes au Honduras de divulguer des informations et détails personnels en ligne tels que le lieu où elles se trouvent, leur lieu de travail ou toute information similaire concernant des membres de leurs familles.

Pour réduire le risque d'agression, il est conseillé d'éviter les quartiers pauvres et toute forme de transports publics, y compris les autobus interurbains. Il est déconseillé de se déplacer à pied dans la ville ; il est préférable de voyager en groupe si possible en respectant les mesures élémentaires de sécurité (dissimuler tout objet de valeur, conduire avec les portes fermées et les vitres remontées, etc.). Il est nécessaire de garder à l'esprit que les criminels peuvent être armés, y compris les plus jeunes. Dès lors, il est fortement recommandé en cas d'agression de remettre ses objets personnels sans hésitation et de ne jamais offrir de résistance ou tenter de négocier.

Les activités liées au trafic de drogue sont particulièrement importantes dans le département isolé de Gracias a Dios, où les infrastructures et la présence de l'État sont limitées.

Les destinations touristiques de Roatan et des Islas de la Bahía ont une criminalité inférieure à la moyenne nationale, mais le risque criminel reste présent. Il est nécessaire d'éviter les environs de Coxen Hole à Roatan après la tombée de la nuit.

RISQUE SOCIO-POLITIQUE

Les manifestations et grèves sont fréquentes et surviennent généralement dans le centre-ville, à proximité des bâtiments officiels et autres lieux publics. Des barrages sont parfois érigés par les manifestants sur les axes majeurs (notamment sur la route menant à l'aéroport international de Tegucigalpa-Toncontin).

Même si la plupart des manifestations sont pacifiques, des heurts éclatent de temps à autre.

La législation hondurienne interdit l'activisme politique aux ressortissants étrangers ; ceux d'entre eux qui participeraient à des manifestations et autres activités politiques de ce genre s'exposent à une détention et/ou à une expulsion du territoire.

Comme dans beaucoup de pays, l'intensité et la fréquence des manifestations ont tendance à augmenter durant les périodes pré-électorales.

RISQUES NATURELS

Le Honduras (avec le Myanmar et Haïti) figure parmi les pays ayant été les plus sinistrés par les catastrophes naturelles ces vingt dernières années en termes de pertes économiques et humaines. Des mises à jour sont disponibles en espagnol sur le site de la Comisión Permanente de Contingencias (COPECO) en cas d'orage ou d'autres catastrophes naturelles.

La saison des pluies s'étend généralement de mai / juin à octobre / novembre. Pendant cette période, des inondations, glissements de terrain et de puissantes tempêtes peuvent survenir et causer de nombreux décès, des dégâts matériels importants, notamment en termes d'infrastructures et de transport.

La saison des pluies coïncide avec la saison des tempêtes de l'Atlantique Nord. Les ouragans et tempêtes tropicales peuvent frapper le pays pendant cette période, notamment au cours des mois d'août et octobre. En octobre 1998, l'ouragan Mitch, un des dix plus puissants observés dans la région, fit 7 000 victimes et de terribles dommages.

Le risque sismique est également à prendre en considération. Un tremblement de terre de magnitude 7,3 avait frappé le pays en mai 2009, causant d'importants dommages matériels et faisant plusieurs victimes.

Des feux de forêt peuvent survenir lors de la saison sèche.

TRANSPORTS

Les conditions de circulation routière sont médiocres (habitudes de conduite, infrastructures, standards de sécurité des véhicules) et nombreuses sont les routes en mauvais état, endommagées par les pluies abondantes, les inondations et les glissements de terrain. Aussi, les accidents de la route sont relativement fréquents.

Les trajets en voiture et en bus après la tombée de la nuit sont fortement déconseillés. Les bus inter-cité étant souvent ciblés par les criminels, il est conseillé de voyager par avion pour les trajets de longue distance.

En raison des risques associés aux taxis circulant sans licence, il est conseillé d'emprunter des « Radio-Taxi » à Tegucigalpa et des « Radio Taxi Barandillas » à San Pedro Sula. Pour les autres villes, il est recommandé de choisir les taxis au sein des stations de taxis, près des hôtels ou des centres commerciaux. Vérifiez que le document d'identification du conducteur est affiché sur le côté droit du pare-soleil du véhicule. Les taxis honduriens ne sont généralement pas équipés de compteurs et il est conseillé de convenir d'un prix à l'avance.

SANTÉ

Les soins médicaux et les services d'urgence sont limités ; la qualité des services de santé est généralement très en retrait des meilleurs standards européens et nord-américains. Les conditions sanitaires sont très préoccupantes. Il est conseillé pour tout voyageur de se munir d'une assurance de voyage et médicale avant le départ.

L'eau du robinet n'est pas potable. La consommation d'eau contaminée est responsable de huit décès pour 100 000 habitants chaque année. L'eau peut transmettre un certain nombre de maladies et infections (cf. bactéries causant des diarrhées, hépatite A, parasites et carcinogènes). Pour réduire le risque de contamination, il est impératif de se laver les mains régulièrement et soigneusement, de ne boire que de l'eau purifiée ou en bouteille et d'éviter les aliments crus ou insuffisamment cuits ainsi que toute nourriture susceptible d'être infectée (baies, glace, etc.)  . Il est également conseillé d'éviter de se baigner dans les étangs, rivières, etc. (tout lieu d'eau douce).

Un certain nombre de maladies véhiculées par les moustiques sont signalées, notamment pendant la saison des pluies (mai / juin à octobre / novembre) :

Le paludisme semblerait être présent à travers le pays mais les souches ne sont pas résistantes à la chloroquine (Zone 1). Le risque d'exposition est élevé dans les départements du Colón et Gracias a Dios, et modéré dans l'Atlántida, El Paraíso, Olancho et le Yoro. Le risque d'exposition à la dengue est élevé, notamment pendant la saison des pluies (de Mai à Novembre). Près de 23,000 cas ont été relevés à travers le pays en 2016. Le chikungunya est présent dans le pays depuis 2014. Le taux de transmission a subi une brusque augmentation en 2016 même si celui-ci a considérablement baissé depuis 2014, avec seulement environ 200 cas signalés au cours du premier trimestre 2017. Le nombre de cas de l'épidémie du Zika, un virus transmis par les moustiques, a progressivement diminué en Honduras. Plus de 32,000 cas avaient été reportés en 2016, contre seulement 150 pendant le premier trimestre 2017. Les villes de Tegucigalpa, San Pedro Sula, Choloma, Olanchito, Juticalpa et La Ceiba sont les plus affectées par les moustiques infectés depuis la mi-2017. Alors que le virus est généralement bénin et asymptomatique dans 80 pourcent des cas, des liens entre le virus Zika et de graves maladies congénitales - ainsi qu'au syndrome de Guillain-Barré, un trouble neurologique potentiellement mortel - ont été établis. Le virus Zika est sexuellement transmissible.

Climat

Le climat est tropical (chaud et humide) sur les côtes, plus sec à l'intérieur du pays. Les températures sont beaucoup plus fraîches à l'intérieur du Honduras que sur le littoral. La saison des pluies s'étend de mai à octobre (l'atmosphère est alors étouffante) mais il pleut régulièrement toute l'année sur la côte Caraïbes. L'intérieur du Honduras et la côte pacifique sont secs de novembre à avril. Les températures sont plus douces en hiver et l'humidité moins oppressante.

Numéros utiles

Indicatif téléphonique: 504 Police: 199 Pompiers: 198 Ambulances: 195

Electricité

Voltage: 110 V ~ 60 Hz

Prises: