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Rapports de pays

Inde Rapport de pays

Survol

INTRODUCTION

Un environnement médical délicat, une forte exposition aux catastrophes naturelles (cyclones, tremblements de terre, inondations, sécheresse), diverses régions déconseillées pour raison de sécurité (Cachemire ; Etats du nord-est ; « corridor maoïste » ; régions frontalières du Pakistan ; etc.), des frictions / violences intercommunautaires survenant à intervalle régulier (Gujarat, côte est), une agitation sociale permanente (manifestations violentes et grèves), la récurrence d’actes terroristes aux motivations diverses (cf. hostile au gouvernement central ; séparatisme ; maoïsme ; islamo-terrorisme), font de l’Union indienne (1,28 milliard d'habitants ; 2ème démographie de la planète ; ''plus grande démocratie du monde'') une destination présentant pour les voyageurs un environnement complexe avec lequel il est opportun de se familiariser avant le séjour, peu important sa durée et son format.

TERRORISME

Pays déjà meurtri par les actions terroristes, de façon régulière et dramatique ces dernières années en de nombreux points du territoire (Ahmedabad, Bangalore, Srinagar, Mumbai, New Delhi, Hyderabad, Bénarès, Pune, etc.), l'Inde a connu son "11 Septembre" voilà bientôt une décennie, en novembre 2008 lorsque des attentats simultanés se sont concentrés sur une demi-douzaine de cibles emblématiques (hôtels de luxe, gare ferroviaire, hôpital, lieu de culte, bar et restaurant renommés) de Bombay (Mumbai ; capitale du Maharashtra et second pôle urbain du pays, avec 21 millions d'habitants), faisant 172 morts.

En juillet 2008, seize attentats coordonnés avaient déjà fait 45 victimes à Ahmedabad (Etat du Gujarat), tandis que Jaipur (capitale du Rajasthan) avait été touchée en mai de la même année par sept attentats simultanés (63 morts). Enfin, dans ce registre douloureux, le 7 septembre 2011, la capitale Delhi était une nouvelle fois meurtrie par une explosion d'origine terroriste (sept victimes).

POLITIQUE

Depuis le printemps 2014, la ''plus grande démocratie du monde'' (d'un point de vue numérique, avec ses 830 millions d'individus inscrits sur les listes électorales) est dirigée par un gouvernement nationaliste hindou aux ordres du charismatique Premier ministre Narendra Modi (parti du BJP), dont le projet politique national, porté avec force énergie et conviction, est de positionner à moyen terme ce géant d'Asie méridionale parmi les tous premiers rangs du concert des nations, quitte pour cela à bousculer quelque peu les habitudes et les individus ; et susciter quelques réserves auprès de certains voisins (Pakistan, Chine)...

Le prochain rendez-vous politique national – les élections législatives – aura lieu au printemps 2019. En mars 2017, des élections régionales dans certains États politiquement sensibles (cf. Uttar Pradesh et ses 200 millions d'habitants !) ont été remportées très largement par le BJP, consolidant au niveau du gouvernement central l'autorité et le crédit de l'administration Modi, deux ans avant le prochain scrutin national. À noter encore qu'en 2018, des élections législatives seront organisées dans huit Etats de l'Union (Karnataka, Madhya Pradesh, Rajasthan, Chhattisgarh, Mizoram, Nagaland, Tripura et Meghalaya).

Depuis l'été 2016, à la faveur d'une nouvelle poussée de tension au Jammu et Cachemire (région de l'ancienne principauté du même nom administrée par l'Inde et disputée par la Pakistan) - grève générale imposée par divers mouvements séparatistes, manifestations violentes et répressions des forces de sécurité ont fait une centaine de morts -, les relations entre le Pakistan et l'Inde se sont - une énième fois - considérablement dégradées (expulsion de diplomates de part et d'autre), les incidents à la frontière (de part et d'autre du Cachemire) entre forces armées se sont multipliés. A l'automne 2017, cette fébrilité dans l'ancienne principauté n'est guère retombée (grève générale et manifestation dans la vallée du Cachemire) ; il en est de même dans les rapports entre New Delhi et Islamabad (République islamique du Pakistan).

SÉCURITÉ

L'Inde est exposée à une importante rébellion maoïste (« Naxalite »), considérée comme la principale menace pesant sur la sécurité de l’État (6000 morts depuis vingt ans), active dans une vingtaine d'Etats dont le Bihar, le Jharkhand, le Chhattisgarh, en Odisha, au Karnataka, au Maharastra, au Manipur, en Andhra Pradesh, notamment. Depuis cinq ans, on assiste à un durcissement de la lutte et à une inflation des incidents avec les forces de l'ordre. Le 17 mars 2012, la guérilla maoïste locale kidnappa deux ressortissants italiens visitant certaines régions reculées de l'Orissa (aujourd'hui Odisha) ; une première historique préoccupante, non suivie de cas similaires depuis lors.

Cette guérilla très organisée continue à défier le gouvernement central et les forces de sécurité (près de 3000 victimes depuis 2010), en recourant généralement à un mode opératoire très familier (escarmouches, attaque des infrastructures et des postes de police, etc.), à l'instar de cette attaque contre patrouille de soldats dans l’État du Chhattisgarh le 10 mars 2017, faisant une douzaine de victimes dans les rangs des forces de sécurité ; un mois plus tard, une attaque maoïste contre un convoi de la police faisait 25 victimes dans ce même Etat du centre de l'Inde.

Diverses autres régions de ce vaste pays sous-continental sont à éviter : la vallée du Cachemire et la région de Jammu dans le nord de l'Inde, à nouveau agitées par les mouvements séparatistes (à l'exception du Ladakh ; voir paragraphe ci-dessus), ou encore dans l'Etat du Bengale Occidental (région de Darjeeling), malmené tout l'été 2017 par une importante mobilisation populaire en faveur de la création d'un Gorkhaland.

La visite des Etats du Nord-Est (« seven sisters »), animés depuis des décennies par certaines tentations séparatistes/autonomistes, sera également à éviter.

On déplore l'augmentation ces dernières années des cas d’agression sexuelle contre des ressortissantes étrangères, au cœur de New Delhi, à Kolkata (anciennement Calcutta) ou dans la station balnéaire de Goa (côte ouest) notamment.

RISQUE SOCIO-ÉCONOMIQUE

Les mouvements sociaux, les grèves, les manifestations politiques et les mobilisations citoyennes (cf. anti-corruption ; anti-agressions sexuelles) sont fréquents pour ne pas dire incessants, particulièrement suivis et donc susceptibles d’affecter le confort et la sérénité des visiteurs (cf. mouvements sociaux des chauffeurs de taxis et de rickshaws dans les grands centres urbains).

RISQUES NATURELS

Dans un registre météorologique à ne pas négliger, relevons que la saison de la mousson dans l’ouest et le sud-ouest s’étire de juin à septembre. Les Etats du Bengale occidental et de l’Odisha (10 000 morts en 1999) sont exposés à des cyclones dévastateurs. À l'instar des 200 victimes déplorées début août 2017 dans l'Etat du Gujarat, les pluies torrentielles (douze millions de personnes affectées en 1998) peuvent, entre autres désagréments, perturber les transports et provoquer d’importantes inondations (cf. Jammu et Cachemire en septembre 2014 ; plusieurs centaines de victimes ; 1,5 million de personnes déplacées dans les Etats du Karnataka, du Maharastra et en Andhra Pradesh en octobre 2009 ; plusieurs centaines de disparus).

L'Inde est située dans une zone d'activité sismique forte (séisme de magnitude 7,6 à Bhuj, au Gujarat, en janvier 2001 : 15 000 morts ; 160 000 blessés). Enfin, lors du tsunami de décembre 2004, les côtes orientales avaient payé un lourd tribut humain (30 000 disparus).

SANTÉ

Dans les grands centres urbains, les établissements de santé offrent généralement des prestations de qualité ; il en va différemment en zone rurale. Des cas de chikungunya sont relevés en Andhra Pradesh, au Gujarat, au Maharastra, en Odisha, à Pondichéry.

La dengue est également présente sur le territoire indien.

Quant à la rage, elle est notoirement très présente ; un tiers des cas mondiaux annuels y seraient recensés (source OMS).

La pollution de l'air dans les grandes villes (cf. New Delhi, Kolkata, Mumbai, Bangalore, Hyderabad, Chennai, etc.), généralement très importante, pourrait nuire aux voyageurs souffrant de troubles respiratoires. La capitale indienne - la plus polluée du globe ces dernières années selon l'OMS - avait dû mettre en place fin 2015-début 2016 des mesures de circulation automobile alternée pour tenter de combattre un niveau de pollution de l'air record, par nature délicat pour la santé des individus. À l'automne 2016, la situation avait encore empiré : fin octobre, la concentration en particules fines PM 2,5 (poussières dont le diamètre est inférieur à 2,5 micromètres) franchissait des pics inédits, dépassant le seuil considérable des 1 000 microgrammes par mètre cube, alors que le seuil admissible pour la santé humaine est fixé à 60 microgrammes par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), contraignant les autorités à fermer tous les chantiers de construction et de démolition, les écoles, plusieurs jours durant. 40 % des enfants de Delhi souffriraient de déficiences respiratoires ; 10 000 à 30 000 personnes perdraient la vie annuellement du fait de la pollution de l'air dans la capitale indienne.

Dans ce registre sanitaire, les voyageurs noteront que la région himalayenne du Ladakh (altitude) comporte des risques sur le plan physique, son environnement montagnard nécessitant une santé irréprochable et des capacités physiques solides.

TRANSPORTS

Relevons le mauvais état général du réseau routier, saturé et vieillissant (travaux de modernisation projetés), dans un contexte général de 'moindre' respect du code de la route par les conducteurs quels qu'ils soient (particuliers, chauffeurs de poids lourds ou de taxi, bus ou rickshaws) et de sécurité toute relative des véhicules. Ce panorama général très passable explique la mortalité considérable sur les routes indiennes chaque année, à l'instar de ces près de 150 000 victimes en 2015 intervenues dans les 500 000 accidents recensés au niveau national, soit 1380 chaque jour…

Quant au réseau ferroviaire, étendu et bon marché, sa fiabilité est régulièrement sujette à caution (accidents, vols fréquents et ponctualité aléatoire). Dans ce domaine lié à la mobilité et au déplacement, notons que le 22 mai 2010, un avion de la compagnie Air India express assurant la liaison Dubaï-Mangalore s'était écrasé à l'approche de Mangalore, faisant 166 victimes.

INFRASTRUCTURES

À l’instar de la gigantesque panne de courant du 30 juillet 2012 ayant affecté divers Etats de l’Union indienne (près de 700 millions d’Indiens – 1/10ème de la population mondiale ! - privés d’électricité plusieurs heures), ce pays émergent demeure très exposé à une production électrique insuffisante, laquelle rend pour l’heure quasi-obligatoire les délestages tournants ; une carence préjudiciable que ne manquera pas de noter le visiteur étranger lors de son séjour.

DIVERS

Pour rappel, depuis le printemps 2015, les autorités indiennes ont instauré un dispositif de délivrance de visa à l'arrivée - le « e-Tourist visa » - opérationnel dans une quinzaine d'aéroports sur le territoire indien (cf. Bangalore, Mumbai, Kolkata, Chennai, Delhi, Goa, Hyderabad, Kochi et Trivandrum). Ainsi que le précisent les autorités, ce « e-Tourist visa » doit être sollicité en ligne après un enregistrement de la demande (https://indianvisaonline.gov.in/visa/tvoa.html) et le paiement des frais de dossier.

Climat

Dans le nord de l'Inde (vallée du Gange), l'été s'installe dès avril, avec des chaleurs accablantes à partir de mai. La mousson arrive en juin et dure jusqu'à fin septembre : les pluies sont alors diluviennes. Le climat est sec et chaud de novembre à mars. En montagne, l'hiver est rigoureux et l'été est doux.

Le centre de l'Inde est aride. L'hiver, de novembre à mars, est doux et sec. Les températures deviennent torrides dès avril ; la mousson s'étend de juin à septembre. En-dehors de cette période, les pluies sont rares et irrégulières.

Dans le sud, le climat est chaud avec de faibles écarts de températures. Vers la pointe sud, elles augmentent. La côte occidentale connaît une longue saison des pluies (5 à 6 mois) avec des précipitations abondantes. Dans le sud-est et à l'extrême sud, la mousson s'étire jusqu'en novembre voire décembre. Des cyclones peuvent toucher la côte orientale (golfe du Bengale).

Numéros utiles

Indicatif téléphonique: 91 Police: 100 Pompiers: 100 Ambulances: 100

Electricité

Voltage: 230 V ~ 50 Hz

Prises:

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