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Rapports de pays

Iran Rapport de pays

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INTRODUCTION

Bien que la plupart des déplacements en Iran (83 millions d'habitants) se déroulent généralement sans problème majeur, les voyageurs sont tenus de considérer les différents risques présents dans ce pays, avant leur départ.

RÉGIONS À ÉVITER

Pour des raisons de sécurité, les chancelleries occidentales déconseillent formellement à leurs ressortissants de se rendre dans certaines provinces : régions voisines de l'Afghanistan (est), de l'Irak (ouest) ou du Pakistan (sud-est) notamment. Les déplacements le long de la frontière avec l'Arménie, l'Azerbaïdjan, le Turkménistan et la Turquie sont pareillement à éviter. Enfin, les eaux autour des îles Abu Musa et Tunbs dans le sud du golfe Persique sont particulièrement militarisées.

TERRORISME

Malgré un dispositif sécuritaire conséquent, l'Iran n'est pas épargné par une menace terroriste en constante progression. Outre le fait que les leaders de l'organisation djihadiste « État Islamique » (EI) et d'Al-Qaïda aient appelé à plusieurs reprises leurs combattants à perpétrer des attaques en Iran, le pays reste exposé à la menace terroriste en raison de sa proximité géographique avec l'Irak ; le risque d'infiltration de terroristes en provenance de ce pays est aujourd'hui avéré.

L'attaque la plus meurtrière depuis quelques années s'est produite dans la capitale Téhéran le 7 juin 2017. Deux assauts coordonnés ont ciblé le Parlement et le mausolée de l'Imam Khomeini (faisant une douzaine de victimes). L'EI a revendiqué cette attaque.

En conséquence, il est recommandé aux voyageurs internationaux de faire preuve de discrétion et de vigilance.

SÉCURITÉ

En général, Téhéran est relativement sûre pour les ressortissants étrangers, surtout le nord et le centre de la ville. Cependant, suite aux relations tendues entre l'Iran et certains pays occidentaux - particulièrement avec les États-Unis -, la sécurité des visiteurs étrangers n'est pas toujours garantie. Les ressortissants étrangers sont susceptibles d'être surveillés par les autorités. Des manifestations hostiles à l'Occident sont régulièrement organisées à Téhéran ; il est alors suggéré aux expatriés comme aux visiteurs de demeurer très à l'écart de ces rassemblements et autres mobilisations à l'occasion enfiévrés.

Des agressions contre des ressortissants étrangers ont été signalées, notamment de la part de jeunes hommes circulant à moto ou de chauffeurs de taxi peu scrupuleux. Il est conseillé de toujours veiller à ses effets personnels, de ne pas porter d'affaires de valeur sur soi et de toujours être attentif à son environnement. Les vols et escroqueries sont en nette recrudescence. 

Gardez à l'esprit que le comportement le plus anodin (se trouver à proximité d'un rassemblement, prendre des photographies, utiliser son PC portable en public, etc.) peut vous mettre dans une situation délicate vis-à-vis des autorités (mesures allant du retrait du passeport à l'emprisonnement). Faites profil bas en toutes circonstances. Les voyageurs noteront que la menace pour les ressortissants étrangers est accrue dans la foulée d'un incident terroriste ou lors d'une augmentation des tensions entre l'Iran et la communauté internationale.

L'Iran ne reconnaissant pas la double nationalité, les ambassades étrangères rencontrent des difficultés à apporter une protection consulaire à leurs ressortissants.

POLITIQUE

Les élections présidentielles de mai 2017 ont permis au président sortant Hassan Rohani d'obtenir un deuxième mandat (57 % des voix) ; un résultat permettant à l'Iran de poursuivre sur la voie de l'ouverture et des réformes ; ce, malgré le changement de politique américaine envers l'Iran lié à l'arrivée du Président Donald Trump à la Maison-Blanche début 2017. L'administration républicaine et le discours distinct (de son prédécesseur) du chef de l'État américain pourraient à nouveau crisper les relations entre Washington et Téhéran, l'atypique nouveau Président américain ayant fait part de son souhait de renégocier l'accord sur le nucléaire iranien de 2015.

Depuis la conclusion de ce texte, Téhéran s'est progressivement réinsérée dans le concert des nations ; la reprise du dialogue avec Washington et ses alliés après plusieurs décennies de mutisme en est une traduction spectaculaire. En conséquence, fin-2017, les chancelleries occidentales ne déconseillent plus les voyages et séjours professionnels dans certaines parties du pays, notamment à Ardabil, Chirâz, Persépolis, Ispahan, Yazd, Kâchan, Hamadân, Tabriz, Racht, Gorgân et Téhéran « mais doivent s'accompagner d'une vigilance renforcée » (cf. selon le ministère français des Affaires étrangères).

RISQUE SOCIO-POLITIQUE

Des manifestations anti-américaines peuvent être organisées à Téhéran et dans les principales villes. Même si les rassemblements à caractère politique restent pour la plupart pacifiques, il est impératif de se tenir à l'écart de toute manifestation ou attroupement de rue et de s'abstenir de toute attitude militante.

Des manifestations contre la situation socio-économique sont régulières. La plupart se déroulent le vendredi après la grande prière.

Des rassemblements hostiles à l'Arabie Saoudite sont organisés à intervalle régulier. De violentes manifestations avaient éclaté à Téhéran et dans diverses localités (dont la Ville sainte chiite d'Al-Qom) après l'exécution du leader du clergé chiite saoudien, le Cheikh Nimr al-Nimr en janvier 2016. Quelques heures après son exécution, plusieurs milliers de manifestants étaient descendus dans les rues de Téhéran pour manifester leur colère contre le régime saoudien. Durant ces rassemblements, l'ambassade saoudienne à Téhéran avait été pillée et incendiée, provoquant la rupture des relations diplomatiques et la suspension des vols entre les deux pays.

De nouvelles manifestations anti-saoudiennes potentiellement violentes sont possibles à Téhéran, notamment dans les quartiers de Golestan, Pasdaran et Ekhtiarieh. Des manifestations violentes sont également possibles près de l'ambassade de Suisse, en charge de la représentation des intérêts américains dans le pays.

Par ailleurs, l'ancienne Perse est confrontée à une résurgence des tensions séparatistes près des zones frontalières avec la Turquie, l'Irak ou encore le Pakistan. En juin 2016, de violents heurts armés entre combattants du Parti Démocratique Kurde d'Iran (KDPI) et Gardiens de la Révolution avaient été signalés dans la ville de Piranshahr, près de la frontière irakienne. Des affrontements similaires ont également eu lieu dans la ville de Shno (sept victimes).

RISQUES NATURELS

L'Iran est situé dans une zone sismique active. Des séismes de magnitude et de sévérité variables se produisent régulièrement. Le 12 novembre, 2017, un séisme de magnitude 7,3 a frappé la région frontalière séparant le nord de l'Irak et l'ouest de l'Iran, faisant plus de 530 morts et 7460 blessés. De nombreux autres séismes ont été signalés en 2017, dont un tremblement de terre de magnitude 6 (province de Kerman) le 1er décembre (une cinquantaine de blessés).

Il est conseillé à tous les voyageurs de se familiariser avec les procédures à suivre en cas de tremblement de terre. Avant qu'un tremblement de terre se produise, identifiez les endroits de votre maison, école ou lieu de travail qui fourniraient un abri adéquat (par exemple sous un meuble solide ou contre un mur intérieur - les portes ne protégeant pas contre les chutes d'objets). Fixez au mur les objets qui pourraient être dangereux en tombant (miroirs, étagères, etc.). Maintenez une réserve d'eau, de médicaments, de nourriture, etc. Si possible, assurez-vous que votre bâtiment est aux normes parasismiques.

En cas de tremblement de terre, abritez-vous et couvrez votre tête avec vos bras. Restez où vous êtes jusqu'à la fin des secousses, et surtout, ne sortez pas dehors. Plus d'informations consultez ce site web.

TRANSPORTS

L'état général des routes est correct, mais la circulation est dangereuse en raison des comportements à risque des conducteurs. Le nombre d'accident de la circulation est élevé. En cas d'accrochage, même mineur, ne quittez surtout pas le site de l'accident et attendez l'arrivée de la police.

La circulation des ressortissants étrangers est étroitement surveillée et conditionnée à des autorisations préalables ; renseignez-vous à ce sujet. Les barrages érigés par les autorités sont fréquents. Évitez de rouler la nuit et de sortir des grands axes. Il est recommandé de louer des véhicules avec chauffeur.

Le réseau ferroviaire est incomplet ; des trains assurent néanmoins les liaisons Téhéran-Machhad, Téhéran-Bandar-Abbas et Téhéran-Tabriz.

La levée progressive des sanctions a permis à plusieurs compagnies aériennes iraniennes de se conformer aux standards internationaux de sécurité aérienne. Ainsi, IranAir, la compagnie publique iranienne, a été retirée de la liste de l'Union Européenne des compagnies interdites de survol de l'espace aérien européen. Des liaisons domestiques desservent la plupart des grandes villes du pays.

Les environ de la mer Caspienne et du Golfe Persique sont politiquement sensibles. Ces eaux sont très militarisées.

SANTÉ

Il est indispensable de souscrire en amont du départ une assurance maladie couvrant les soins à l'étranger ainsi que le rapatriement sanitaire. L'état sanitaire du pays est satisfaisant et le corps médical est généralement compétent. Des pénuries de médicaments peuvent toutefois survenir, en raison d'un approvisionnement parfois chaotique des hôpitaux. Des cas de contrefaçons de médicaments ont été signalés.

L'eau du robinet n'est pas potable. Des cas de choléra sont signalés durant les périodes estivales, notamment dans les régions de Téhéran, Qom, Ispahan et du Sistan-Baloutchistan.

L'Iran est une destination potentiellement à risque pour le Coronavirus, bien qu'aucun cas n'ait été recensé dans le pays. À ce jour, aucune mesure de restriction des voyages en raison du coronavirus n'est justifiée. Les coronavirus sont une vaste famille de virus susceptibles de provoquer un large éventail de maladies, qui vont du rhume jusqu'à une atteinte respiratoire sévère. Le tableau clinique le plus fréquent associe de la fièvre à une infection pulmonaire. Les mesures d'hygiène classiques sont recommandées pour limiter les risques de transmission, en particulier le lavage régulier des mains à l'eau et au savon ou avec une solution hydro-alcoolique.

Dans le Sud, notamment à Ispahan, on recense des cas de leishmaniose, une infection parasitaire transmise par la mouche de sable.

ÉCONOMIE

On notera que les cartes bancaires et les chèques de voyage ne sont pas acceptés en Iran. Il est de ce fait impératif de se munir avant le départ de liquidités en dollars ou en euros (petites coupures récentes uniquement) pour la durée du séjour. Ces devises seront ensuite échangées dans les banques.

Il est déconseillé de recourir au change informel, illégal dans ce pays.

LÉGISLATION LOCALE

L'Iran étant un pays musulman, à dominance chiite, les voyageurs doivent se conformer aux us et coutumes locaux et aux règles de la vie quotidienne. Les femmes, y compris les ressortissantes étrangères, doivent s'habiller avec discrétion et se couvrir la tête, dans tous les espaces publics et les lieux de culte. Les jambes des femmes comme celles des hommes ne peuvent être découvertes. Certains lieux de cultes sont interdits aux non-Musulmans.

L'importation et la consommation de porc ou d'alcool sont prohibées. La détention de drogues peut déboucher sur des peines de prison, voire la peine capitale dans les cas les plus graves. L'état de dépendance est également considéré comme un crime.

Les couples ne peuvent séjourner dans la même chambre d'hôtel s'ils ne sont pas mariés. Les démonstrations d'affection en public sont à éviter.

Les autorités iraniennes ne reconnaissent pas la double nationalité. Les binationaux âgés de plus de 17 ans n'ayant pas fait leur service militaire en Iran s'exposent à des difficultés.

Les communications téléphoniques internes sont surveillées, et les communications externes sont réduites. L'utilisation de VPN (Réseaux Privés Virtuels) est interdite et l'accès à Internet reste difficile. 

Les magazines, vidéos ou DVD à connotation sexuelle ou pornographique sont interdits. Les antennes paraboliques, ainsi que de nombreux CD et films occidentaux, demeurent illégaux.

Les relations entre hommes non-musulmans et femmes musulmanes sont interdites.

Les photographies réalisées à proximité des installations militaires et autres sites gouvernementaux sont strictement interdites.

Climat

L'Iran a un climat continental avec d'importantes variations de températures entre les saisons. Dans la plupart du pays, les précipitations sont concentrées sur l'hiver et le printemps. L'été est chaud et l'hiver, humide, peut être très froid. Sur la côte, l'hiver est doux et l'été chaud et humide. Les plateaux sont beaucoup plus frais en hiver, parfois très froids ; les étés y sont moins humides que dans le reste du pays. Des vents secs et poussiéreux peuvent provoquer des désagréments pour les voyageurs (problèmes oculaires...).

Numéros utiles

Indicatif téléphonique: 98 Police: 110 Pompiers: 125 Ambulances: 115

Electricité

Voltage: 230 V ~ 50 Hz

Prises:

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