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Rapports de pays

Lesotho Rapport de pays

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INTRODUCTION

Dans ce petit pays (1,9 millions d’habitants) d’Afrique australe enclavé dans l’Afrique du Sud, un séjour au deuxième semestre 2017 ne devrait a priori pas présenter de risques majeurs pour le voyageur, qui devra tout de même prendre note d’une situation politique récemment mouvementée.

RISQUE SOCIO-POLITIQUE

Fin août 2014, une crise politique s’était déclarée à la suite du déploiement de militaires dans la capitale Maseru aux abords de la résidence du Premier ministre. Ce dernier, Thomas Thabane, s’était le jour même réfugié en Afrique du Sud, dénonçant une tentative de coup d’État militaire, avant de rentrer au Lesotho quelques jours plus tard sous protection de la SADC (la Communauté de développement d'Afrique australe). Depuis, début 2015, des élections générales ont été organisées et un nouveau gouvernement est entré en fonction, laissant présager un rapide retour au calme. Cependant, à l’été 2015 ont resurgit quelques tensions, à la faveur de l’assassinat d’un commandant de l’armée, rival du chef d’État-major. Un épisode flou et délicat qui a menacé le retour au calme.

CRIMINALITÉ

Par ailleurs, pour faire face au risque criminel existant dans le pays, des mesures simples de sécurité peuvent être suivies : ne pas se déplacer la nuit (surtout en zones rurales) et ce même le réseau routier est plutôt satisfaisant, ne pas porter sur soi de manière visible des objets de valeur, ne pas prendre les transports en commun, circuler portes et vitres fermées en voiture le soir dans Maseru. Les autorités françaises précisent qu’il « est recommandé de ne pas s’arrêter dans les aires de stationnement isolées, notamment celles aménagées aux points de vue panoramique, où plusieurs touristes ont été victimes d’agressions et de vol ». Il convient également de se tenir à l’écart de tout rassemblement en prévision d’éventuels débordements.

INFRASTRUCTURES

Le voyageur relèvera que les installations touristiques se développent mais que les services demeurent encore limités.

SANTÉ

La situation sanitaire est quant à elle préoccupante, notamment en raison d’un taux d’infection élevé du VIH/sida, avec un taux de prévalence de 23% (pouvant atteindre les 50% chez les femmes dans les zones urbaines). Il est impératif de se protéger lors d’une relation sexuelle et en cas de viol, les autorités françaises précisent qu’il est « impératif d’aller immédiatement et directement à Bloemfontein pour recevoir les premiers soins et les premiers traitements antirétroviraux. Il est possible de faire venir une ambulance de Bloemfontein, qui se trouve à 1h30 de Maseru par route (150 km) ».

Localement, les mesures destinées à se prémunir contre la diarrhée du voyageur (lavage des mains et consommation d’eau en bouteille ou désinfectée) ne sont pas superflues. D’une manière générale, les infrastructures sanitaires sont rudimentaires. Des services médicaux plus adaptés aux standards occidentaux sont disponibles à Bloemfontein (Afrique du Sud ; à 150 km de Maseru, ou encore à Bethlehem - Afrique du Sud -, à 60 km de Butha-Buthe). Il convient en amont de son séjour de souscrire à une assurance couvrant les soins sur place et les rapatriements.

Climat

Le climat est tropical avec deux saisons, une saison sèche de mai à septembre et une saison des pluies d'octobre à avril. En hiver (juillet-août), les températures baissent rapidement avec l'altitude et la neige est relativement fréquente. L'été, les journées sont agréables mais les nuits sont souvent fraîches. Lors de la saison des pluies ou en hiver, les inondations sont régulières.

Numéros utiles

Indicatif téléphonique: 266 Police: 123 Pompiers: 122 Ambulances: 121

Electricité

Voltage: 220 V ~ 50 Hz

Prises:

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