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Rapports de pays

Mali Rapport de pays

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Risk Level

Low
Moderate
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High
Very High
Severe
Extreme

Survol

Sommaire exécutif

La montée des protestations anti-gouvernementales et la baisse du moral militaire face à la violence jihadiste continue augmentent les risques de coup d'Etat contre le président Ibrahim Boubacar Keïta. Les protestations contre l'opération antiterroriste française Barkhane et les forces internationales, qui n'ont pas réussi à réduire les risques terroristes, sont également susceptibles de s'intensifier, posant des risques de pillage et de dommages aux biens français et des Nations Unies. Les groupes djihadistes qui, en septembre 2019, ont renouvelé les avertissements d'attaque contre les troupes internationales et régionales, chercheront à déstabiliser davantage le Mali en provoquant les conflits intercommunautaires traditionnels, dans lesquels des centaines de civils ont déjà péri, notamment autour de Mopti et Ménaka. La zone frontalière avec le Burkina Faso restera un point chaud particulier pour les attaques djihadistes.Le processus de paix du Nord en difficulté a connu un autre revers après le retrait des groupes ex-séparatistes des pourparlers en septembre 2019, ce qui laisse supposer un échec probable du processus. L'insécurité a poussé le gouvernement à démissionner en avril 2019 à la suite de manifestations de masse, ce qui a conduit Keïta, pour la première fois, à nommer des membres du parti d'opposition à son nouveau gouvernement. . Les élections législatives, reportées à deux reprises en 2018 et à nouveau en juin 2019, ont été reportées à mai 2020.La croissance économique devrait s'établir en moyenne à 4,5 % en 2019-2011, puis diminuer graduellement pour s'établir à 4,0 % sur trois à cinq ans. Les perspectives de croissance du Mali restent largement tirées par la demande intérieure, en particulier la formation publique de capital fixe. Les questions de sécurité demeurent un risque important pour la croissance économique du Mali, ce qui risque de saper les projections actuellement favorables. Le Mali dépend largement des dons étrangers et des prêts publics pour couvrir ses besoins annuels de balance des paiements et ses déséquilibres budgétaires, ainsi que pour financer ses programmes sociaux et économiques prioritaires. Cette dépendance à l'égard des donateurs extérieurs accroît les risques qui pèsent sur sa trajectoire de croissance future.
Last update: octobre 24, 2019

Perspectives opérationnelles

Le Mali adopte une stratégie de libéralisation économique et son gouvernement veut attirer et retenir les investissements étrangers. Cependant, en raison de l'augmentation de la violence djihadiste et intercommunautaire, l'environnement opérationnel du Mali reste instable et susceptible de changer à court terme. Parmi les autres défis à relever figurent les grèves régulières du personnel, les manifestations publiques, la corruption et l'insuffisance des infrastructures, les réseaux routiers et ferroviaires étant sous-développés. Le Mali est enclavé et dépend, pour ses importations et ses exportations, des ports maritimes des pays voisins, dont le Bénin, la Côte d'Ivoire, le Ghana, le Sénégal et le Togo.

Last update: octobre 1, 2019

Terrorisme

Severe

La coopération entre les groupes djihadistes liés à Al-Qaida et les affiliés de l'État islamique renforce leurs capacités dans le nord et le centre du Mali et leur capacité à organiser des attaques transfrontières, en particulier au Burkina Faso et au Niger, les risques s'étendant au sud du Mali et à la côte ouest africaine. La stratégie des djihadistes de fomenter les rivalités intercommunautaires traditionnelles déstabilisera davantage le Mali et la région du Sahel. Le retrait des ex-insurgés des pourparlers de paix en septembre 2019 augmente le risque d'une liaison avec les djihadistes dans le nord du Mali. En dépit d'un soutien international accru, la force antiterroriste régionale du G-5 Sahel restera probablement bloquée par des contraintes logistiques, de coordination et financières.

Last update: octobre 1, 2019

Criminalité

Il y a un niveau élevé de criminalité et d'insécurité dans les régions du nord et du centre, étant donné la forte présence de groupes criminels et terroristes qui opèrent dans les régions frontalières désertiques avec l'Algérie, la Libye, la Mauritanie et le Niger, où le trafic de contrebande est important. Des barrages routiers non officiels érigés par des criminels, des militants et les forces de sécurité maliennes sont connus pour extorquer aux voyageurs. Les forces de police maliennes ne disposent pas de ressources suffisantes pour assurer l'efficacité de la police.

Last update: octobre 26, 2019

Risques de guerre

Les risques de guerre interétatique sont faibles en raison de l'étroite coopération du Mali avec ses voisins dans la lutte contre le terrorisme. Cependant, la violence djihadiste et intercommunautaire dans le nord et le centre du Mali et le retrait des anciens insurgés en septembre 2019 des pourparlers sur la mise en œuvre de l'accord de paix du Nord de 2015 posent des risques de guerre civile très élevés, notamment autour de Kidal. La coopération entre les groupes djihadistes d'Al-Qaïda, qui veulent faire échouer l'accord, et les affiliés de l'État islamique approfondit le conflit militant islamiste, qui s'est étendu au-delà des frontières du Mali et risque de rester insoluble dans l'horizon d'un an.

Last update: octobre 25, 2019

Stabilité sociale

Very high

Un nouveau report des élections législatives à mai 2020 et les tentatives du président Keita de réintroduire un référendum constitutionnel controversé risquent de déclencher des manifestations antigouvernementales dans les grandes villes dans les six mois à venir, qui seront probablement violemment dispersées par la police. Les combats intercommunautaires posent des risques pour la stabilité dans le centre et le nord du Mali, exacerbés par l'échec de l'accord de paix entre le gouvernement et les groupes armés et l'expansion des opérations des militants islamistes. Des manifestations locales contre les troupes étrangères sont vraisemblablement organisées dans la capitale Bamako et dans les villes de Gao, Tombouctou et Kidal.

Last update: octobre 1, 2019

Risques pour la santé

Severe

Un certificat de vaccination antiamarile est exigé à l'entrée du pays pour tous les voyageurs.

Systématiquement

Hépatite A : la vaccination est disponible pour les enfants à partir de l'âge d'un an. Pour les personnes nées avant 1945, ayant passé leur enfance dans un pays en développement ou ayant des antécédents d'ictère, une recherche préalable d'anticorps sériques (Ig G) peut éviter une vaccination inutile.

Hépatite B : la vaccination est disponible pour les enfants à partir de l'âge de deux mois.

Diphtérie, tétanos, poliomyélite : le vaccin doit être mis à jour si nécessaire (rappel tous les dix ans).

En fonction de la durée et des modalités du séjour

Fièvre typhoïde : si le séjour doit se dérouler dans des conditions d'hygiène précaires (pour les enfants : à partir de l'âge de deux ans).

Rage : pour des séjours prolongés en situation d'isolement (pour les enfants : dès qu'ils sont en âge de marcher).

Méningite à méningocoques : pour des séjours prolongés, ou en cas de contact étroit avec la population locale en période et en zone d'épidémie (pour les enfants : à  partir de l'âge de 2 ans).

Pour les enfants : toutes les vaccinations incluses dans le calendrier vaccinal français devront également être à jour. Dans le cas d'un long séjour, le BCG est recommandé dès le premier mois et le vaccin rougeole-oreillons-rubéole dès l'âge de 9 mois.

Paludisme : chimioprophylaxie conseillée contre le paludisme : chloroquine et proguanil (nom commercial : Savarine) ou proguanil et atovaquone (nom commercial : Malarone).

Last update: avril 5, 2019

Risques naturels

Very high

La saison des pluies touchant Bamako de juin à octobre est susceptible de déboucher sur des crues de grande ampleur et des glissements de terrain. En juillet et août 2016, des pluies torrentielles avaient sinistré le pays (une quinzaine de victimes). En raison du manque d'infrastructures pour l'évacuation des eaux, les routes sont souvent impraticables et la fourniture de services de base perturbée. 

Last update: avril 5, 2019

Transport

Very high

Les conditions de transport par voie terrestre sont particulièrement périlleuses. En dehors des grands axes, la majorité des routes ne sont pas goudronnées, ce qui entraîne des difficultés supplémentaires lors de la saison des pluies (de juin à octobre).

L'absence d'éclairage public, les habitudes de conduite dangereuses et la vétusté des véhicules posent également des risques significatifs. Tout déplacement par la route doit être entrepris de jour, en véhicule tout terrain (4x4), et avec des réserves en eau, en nourriture et en carburant suffisantes. Les voyageurs doivent également se munir d'un GPS et d'un téléphone satellitaire. Il convient de veiller à ce que le véhicule contienne des pièces mécaniques de rechange (roue, câbles, etc.). Tout accident de la circulation a fortiori s'il est mortel peut rapidement dégénérer en émeute. En cas d'accident, il convient de ne pas sortir du véhicule et de se rendre immédiatement au commissariat le plus proche. Les accidents de la route constituent la première cause de mortalité chez les expatriés.

Dans le septentrion malien plus spécifiquement, la présence de mines et d'engins explosifs improvisés le long des routes doit inciter à y proscrire tout déplacement non-essentiel.

Un transport interurbain par la route est quoiqu'il arrive périlleux. Les coupeurs de route sont actifs, systématiquement armés et violents. Les carjackings sont fréquents. Il convient de rouler avec les portes verrouillées et les fenêtres relevées.

Il convient de limiter autant que possible les déplacements à pied, de garer les véhicules dans des endroits surveillés, de vérifier leur fermeture, de contrôler leur aspect extérieur avant utilisation, d'éviter de circuler de nuit, d'obtempérer à tout barrage des forces de sécurité (particulièrement fréquents entre 9h du soir et le lever du soleil) et enfin, de circuler en ville avec portes verrouillées et vitres relevées.

Une liaison ferroviaire relie Bamako à Dakar dans des conditions de confort et de sécurité très précaires.

Last update: avril 5, 2019

Infrastructures

En plus d'un accès inégal à l'électricité sur l'ensemble du territoire (25,6% de la population), les coupures de courant sont fréquentes, notamment à Bamako.

Les interruptions dans l'alimentation en eau courante sont régulières, y compris dans la capitale, un phénomène imputable aux sécheresses touchant le pays mais aussi aux coupures de courant affectant le bon fonctionnement des stations de pompage d'eau, ainsi qu'à la vétusté des infrastructures hydrauliques. Dans le nord, l'accès à l'eau est plus encore restreint, en raison principalement de l'insécurité régnant dans la région.

Les individus utilisant internet dans le pays déplorent à l'occasion l'impossibilité d'accéder aux réseaux sociaux, parfois coupés par les autorités.

Last update: avril 5, 2019

Informations pratiques

Climat

La saison des pluies dure de juillet à septembre ; elle est plus courte dans le Sahel (nord du pays). Les pluies sont de plus en plus abondantes en allant vers le sud. Les températures atteignent 30°C pendant les mois de juillet, août, décembre et janvier, voire 40°C à 50°C dans certaines régions.

Numéros utiles

Indicatif téléphonique: 223
Police à Bamako: 20 22 52 27 ou 20 22 52 28 ou 20 22 44 05

Electricité

Voltage: 220 V ~ 50 Hz

Prises:

Last update: avril 5, 2019