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Rapports de pays

Mali Rapport de pays

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Risk Level

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Moderate
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High
Very High
Severe
Extreme

Survol

Sommaire exécutif

Le président Ibrahim Boubacar Keïta a été réélu au second tour contre Soumaïla Cissé, leader de l'opposition, le 12 août 2018 avec 67% des voix. L'augmentation de la violence djihadiste a été mise en évidence par une attaque contre le quartier général régional de la force antiterroriste du G5 en juin 2018. Il est peu probable que la force soit efficace à l'horizon de six mois, d'où la nécessité de continuer à dépendre des troupes étrangères. Les attaques violentes, à l'aide de dispositifs suicidaires, sont susceptibles de s'intensifier, posant de graves risques d'enlèvement, de mort et de blessures pour le personnel militaire, onusien, humanitaire et commercial dans le nord et le centre du Mali, ainsi qu'au-delà des frontières. Les combats intercommunautaires se sont également intensifiés, ce qui pose d'autres problèmes de sécurité. Les manifestations de l'opposition après les élections risquent d'être violemment dispersées par la police, ce qui risque de perturber la circulation et de causer des dommages matériels à Bamako et dans les grandes villes.

Last update: septembre 4, 2018

Perspectives opérationnelles

Le Mali adopte une stratégie de libéralisation économique et son gouvernement est jusqu'à présent bien disposé à l'égard des investissements étrangers, même si les entreprises françaises sont susceptibles de bénéficier d'un traitement préférentiel. En raison de l'insécurité persistante, l'environnement opérationnel du Mali demeure instable et susceptible de changer à court terme. Les grèves régulières du travail, les protestations publiques, la corruption et l'insuffisance des infrastructures, les réseaux routiers et ferroviaires étant sous-développés. Le Mali est enclavé et dépend, pour ses importations et ses exportations, des ports maritimes des pays voisins, dont le Bénin, la Côte d'Ivoire, le Ghana, le Sénégal et le Togo.

Last update: septembre 4, 2018

Terrorisme

Severe

Les risques terroristes ont augmenté, comme en témoignent les attaques sophistiquées contre le quartier général de la force antiterroriste régionale du G5 à Sévaré en juin 2018 et contre la base de l'ONU à Tombouctou en avril 2018. La fusion des groupes djihadistes liés à Al-Qaida basés au Mali en mars 2017 et leurs liens subséquents avec les affiliés de l'État islamique ont augmenté leur capacité dans le nord et le centre du Mali, ainsi que leur capacité à organiser des attaques transfrontalières. Les frontières avec le Burkina Faso et le Niger sont particulièrement vulnérables, où les djihadistes exploitent davantage les rivalités intercommunautaires traditionnelles. La force du G5 continue de souffrir de contraintes logistiques et financières.

Last update: septembre 4, 2018

Risques de guerre

Les risques de guerre interétatique sont faibles en raison de la coopération étroite du Mali avec ses voisins dans la lutte contre le terrorisme. Malgré la nomination d'un premier ministre du Nord dans le cadre d'un remaniement majeur en décembre 2017, le gouvernement n'a pas réussi à réduire les insurrections dans le centre et le nord du Mali. La fusion, en mars 2017, de quatre groupes djihadistes liés à Al-Qaida, qui veulent faire échouer l'accord de paix de 2015 dans le nord du pays, et leur récente liaison avec des États affiliés islamiques approfondissent le conflit, qui restera probablement insoluble dans une perspective d'un an. La violence intercommunautaire augmente.

Last update: septembre 4, 2018

Stabilité sociale

Very high

Les protestations de l'opposition contre une élection présidentielle perçue comme injuste ont été violemment dispersées par la police à l'aide de gaz lacrymogène, de balles en caoutchouc et de balles réelles en juin 2018. La suspension d'un référendum constitutionnel en août 2017 à la suite d'une série de manifestations est un indicateur de l'influence populaire. Les combats intercommunautaires posent des risques pour la stabilité dans le nord et le centre du Mali en raison de l'échec de l'accord de paix entre le gouvernement et les groupes armés et de l'expansion des opérations des groupes militants islamistes. Des manifestations civiles violentes et sporadiques sont probablement organisées à Bamako, Kidal, Gao et Tombouctou contre les forces de l'ONU et les forces françaises.

Last update: septembre 4, 2018

Risques pour la santé

Severe

Un certificat de vaccination antiamarile est exigé à l'entrée du pays pour tous les voyageurs.

Systématiquement

Hépatite A : la vaccination est disponible pour les enfants à partir de l'âge d'un an. Pour les personnes nées avant 1945, ayant passé leur enfance dans un pays en développement ou ayant des antécédents d'ictère, une recherche préalable d'anticorps sériques (Ig G) peut éviter une vaccination inutile.

Hépatite B : la vaccination est disponible pour les enfants à partir de l'âge de deux mois.

Diphtérie, tétanos, poliomyélite : le vaccin doit être mis à jour si nécessaire (rappel tous les dix ans).

En fonction de la durée et des modalités du séjour

Fièvre typhoïde : si le séjour doit se dérouler dans des conditions d'hygiène précaires (pour les enfants : à partir de l'âge de deux ans).

Rage : pour des séjours prolongés en situation d'isolement (pour les enfants : dès qu'ils sont en âge de marcher).

Méningite à méningocoques : pour des séjours prolongés, ou en cas de contact étroit avec la population locale en période et en zone d'épidémie (pour les enfants : à  partir de l'âge de 2 ans).

Pour les enfants : toutes les vaccinations incluses dans le calendrier vaccinal français devront également être à jour. Dans le cas d'un long séjour, le BCG est recommandé dès le premier mois et le vaccin rougeole-oreillons-rubéole dès l'âge de 9 mois.

Paludisme : chimioprophylaxie conseillée contre le paludisme : chloroquine et proguanil (nom commercial : Savarine) ou proguanil et atovaquone (nom commercial : Malarone).

Last update: novembre 26, 2013

Risques naturels

Very high

La saison des pluies touchant Bamako de juin à octobre est susceptible de déboucher sur des crues de grande ampleur et des glissements de terrain. En juillet et août 2016, des pluies torrentielles avaient sinistré le pays (une quinzaine de victimes). En raison du manque d'infrastructures pour l'évacuation des eaux, les routes sont souvent impraticables et la fourniture de services de base perturbée. 

Last update: février 13, 2018

Transport

Very high

Les conditions de transport par voie terrestre sont particulièrement périlleuses. En dehors des grands axes, la majorité des routes ne sont pas goudronnées, ce qui entraîne des difficultés supplémentaires lors de la saison des pluies (de juin à octobre).

L'absence d'éclairage public, les habitudes de conduite dangereuses et la vétusté des véhicules posent également des risques significatifs. Tout déplacement par la route doit être entrepris de jour, en véhicule tout terrain (4x4), et avec des réserves en eau, en nourriture et en carburant suffisantes. Les voyageurs doivent également se munir d'un GPS et d'un téléphone satellitaire. Il convient de veiller à ce que le véhicule contienne des pièces mécaniques de rechange (roue, câbles, etc.). Tout accident de la circulation a fortiori s'il est mortel peut rapidement dégénérer en émeute. En cas d'accident, il convient de ne pas sortir du véhicule et de se rendre immédiatement au commissariat le plus proche. Les accidents de la route constituent la première cause de mortalité chez les expatriés.

Dans le septentrion malien plus spécifiquement, la présence de mines et d'engins explosifs improvisés le long des routes doit inciter à y proscrire tout déplacement non-essentiel.

Un transport interurbain par la route est quoiqu'il arrive périlleux. Les coupeurs de route sont actifs, systématiquement armés et violents. Les carjackings sont fréquents. Il convient de rouler avec les portes verrouillées et les fenêtres relevées.

Il convient de limiter autant que possible les déplacements à pied, de garer les véhicules dans des endroits surveillés, de vérifier leur fermeture, de contrôler leur aspect extérieur avant utilisation, d'éviter de circuler de nuit, d'obtempérer à tout barrage des forces de sécurité (particulièrement fréquents entre 9h du soir et le lever du soleil) et enfin, de circuler en ville avec portes verrouillées et vitres relevées.

Une liaison ferroviaire relie Bamako à Dakar dans des conditions de confort et de sécurité très précaires.

Last update: février 13, 2018

Infrastructures

En plus d'un accès inégal à l'électricité sur l'ensemble du territoire (25,6% de la population), les coupures de courant sont fréquentes, notamment à Bamako.

Les interruptions dans l'alimentation en eau courante sont régulières, y compris dans la capitale, un phénomène imputable aux sécheresses touchant le pays mais aussi aux coupures de courant affectant le bon fonctionnement des stations de pompage d'eau, ainsi qu'à la vétusté des infrastructures hydrauliques. Dans le nord, l'accès à l'eau est plus encore restreint, en raison principalement de l'insécurité régnant dans la région.

Les individus utilisant internet dans le pays déplorent à l'occasion l'impossibilité d'accéder aux réseaux sociaux, parfois coupés par les autorités.

Last update: février 13, 2018

Informations pratiques

Climat

La saison des pluies dure de juillet à septembre ; elle est plus courte dans le Sahel (nord du pays). Les pluies sont de plus en plus abondantes en allant vers le sud. Les températures atteignent 30°C pendant les mois de juillet, août, décembre et janvier, voire 40°C à 50°C dans certaines régions.

Numéros utiles

Indicatif téléphonique: 223
Police à Bamako: 20 22 52 27 ou 20 22 52 28 ou 20 22 44 05

Electricité

Voltage: 220 V ~ 50 Hz

Prises:

Last update: janvier 3, 2014