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Rapports de pays

Mali Rapport de pays

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Risk Level

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Moderate
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High
Very High
Severe
Extreme

Survol

Sommaire exécutif

Les protestations anti-gouvernementales croissantes et le moral de l'armée bas, alors que les djihadistes continuent les attaques de masse contre les bases militaires, augmentent le risque d'un renversement militaire du président Ibrahim Boubacar Keïta. L'hostilité de l'opinion publique envers les forces étrangères en raison de leur incapacité à réduire les risques de terrorisme entraîne des risques de pillage et de dommages, en particulier pour les biens de l'ONU et de la France lors des manifestations. Une offre du gouvernement de parler aux dirigeants djihadistes maliens a peu de chances de faire cesser les attaques, les groupes djihadistes cherchant à déstabiliser davantage le Mali en provoquant des conflits intercommunautaires traditionnels, dans lesquels des centaines de civils ont déjà trouvé la mort, en particulier autour de Mopti et Ménaka. La zone frontalière avec le Burkina Faso et le Niger restera un point sensible pour les attaques djihadistes.La France continuera à faire pression pour une plus grande coopération européenne en matière de lutte contre le terrorisme en 2020, parallèlement aux efforts visant à renforcer la force régionale du G5-Sahel. Le retour en février 2020 des troupes maliennes dans la ville de Kidal, au nord du pays, tenue par d'anciens séparatistes, augmente le risque de combats entre les deux camps et d'une intensification des attaques djihadistes dans la région. Les élections législatives, reportées à deux reprises en 2018 et à nouveau en juin 2019, ont été reportées à mai 2020.La croissance économique devrait être de 4,5 % en moyenne en 2020-21, puis diminuer progressivement pour atteindre 4,0 % dans les 3 à 5 ans. Les perspectives de croissance du Mali restent largement tributaires de la demande intérieure, en particulier de la formation de capital fixe public. L'escalade des problèmes de sécurité reste un risque important pour la croissance économique du Mali, ce qui pourrait compromettre les projections actuellement favorables. Le Mali dépend largement des dons étrangers et des prêts officiels pour couvrir ses besoins annuels de balance des paiements et ses déséquilibres budgétaires, ainsi que pour financer ses programmes sociaux et économiques prioritaires. Cette dépendance à l'égard des donateurs extérieurs accroît les risques pour sa trajectoire de croissance future.
Last update: février 19, 2020

Perspectives opérationnelles

Le Mali a adopté une stratégie de libéralisation économique et son gouvernement veut attirer et retenir les investissements étrangers. Cependant, en raison de l'augmentation du djihadisme et de la violence intercommunautaire, l'environnement opérationnel du Mali reste instable et susceptible de changer à court terme. Les grèves régulières, les protestations publiques, la corruption et l'insuffisance des infrastructures due au sous-développement des réseaux routiers et ferroviaires sont autant de défis supplémentaires. Le Mali est enclavé et dépend, pour ses importations et ses exportations, des ports maritimes des pays voisins, notamment le Bénin, la Côte d'Ivoire, le Ghana, le Sénégal et le Togo.

Last update: février 22, 2020

Terrorisme

Severe

Les récents attentats de grande envergure qui ont fait de nombreuses victimes et qui ont été revendiqués par des membres de l'État islamique à la triple frontière du Burkina Faso, du Mali et du Niger indiquent que la coopération avec les groupes djihadistes liés à Al-Qaida est en déclin. Cependant, les risques de terrorisme au Sahel ne devraient pas diminuer pour autant, les attaques continuant à se propager vers le sud, au-delà des frontières du Mali, en direction de la côte de l'Afrique de l'Ouest. La stratégie des djihadistes consistant à fomenter des rivalités intercommunautaires traditionnelles va déstabiliser davantage le Mali et la région du Sahel. Malgré un soutien international accru, la force antiterroriste régionale du G-5 au Sahel restera probablement bloquée par des contraintes logistiques, de coordination et financières.

Last update: février 22, 2020

Criminalité

Il existe un niveau élevé de criminalité et d'insécurité dans les régions du nord et du centre, étant donné la forte présence de groupes criminels et terroristes qui opèrent dans les régions frontalières désertiques avec l'Algérie, la Libye, la Mauritanie et le Niger pour le trafic de contrebande. On sait que des criminels, des militants et les forces de sécurité maliennes ont mis en place des barrages routiers pour extorquer de l'argent aux voyageurs. Les forces de police maliennes manquent de ressources adéquates pour assurer un maintien de l'ordre efficace.

Last update: février 22, 2020

Risques de guerre

Les risques de guerre interétatique sont faibles en raison de l'étroite coopération du Mali avec ses voisins dans le domaine de la lutte contre le terrorisme. Cependant, la violence djihadiste et intercommunautaire dans le nord et le centre du Mali présente des risques de guerre civile très élevés. Le retour des troupes maliennes en février 2020 dans l'ancienne ville de Kidal tenue par les séparatistes est un signe positif, mais la fragilité de l'accord de paix du Nord signifie que les moindres désaccords risquent de déclencher des combats entre les deux parties. Le conflit militant islamiste s'est étendu au-delà des frontières du Mali et devrait rester insoluble dans les perspectives d'une année.

Last update: février 22, 2020

Stabilité sociale

Very high

Des manifestations de masse contre l'incapacité apparente des troupes étrangères à éradiquer le terrorisme, en particulier l'opération antiterroriste française Barkhane, auront probablement lieu dans la capitale Bamako ainsi qu'à Ségou, Mopti, Gao, Tombouctou et Kidal. Les mesures d'austérité et le coût élevé de la vie sont également susceptibles de déclencher des manifestations antigouvernementales à Bamako, qui seront probablement violemment dispersées par la police. Les combats intercommunautaires posent des risques pour la stabilité dans le centre et le nord du Mali.

Last update: février 22, 2020

Risques pour la santé

Severe

Un certificat de vaccination antiamarile est exigé à l'entrée du pays pour tous les voyageurs.

Systématiquement

Hépatite A : la vaccination est disponible pour les enfants à partir de l'âge d'un an. Pour les personnes nées avant 1945, ayant passé leur enfance dans un pays en développement ou ayant des antécédents d'ictère, une recherche préalable d'anticorps sériques (Ig G) peut éviter une vaccination inutile.

Hépatite B : la vaccination est disponible pour les enfants à partir de l'âge de deux mois.

Diphtérie, tétanos, poliomyélite : le vaccin doit être mis à jour si nécessaire (rappel tous les dix ans).

En fonction de la durée et des modalités du séjour

Fièvre typhoïde : si le séjour doit se dérouler dans des conditions d'hygiène précaires (pour les enfants : à partir de l'âge de deux ans).

Rage : pour des séjours prolongés en situation d'isolement (pour les enfants : dès qu'ils sont en âge de marcher).

Méningite à méningocoques : pour des séjours prolongés, ou en cas de contact étroit avec la population locale en période et en zone d'épidémie (pour les enfants : à  partir de l'âge de 2 ans).

Pour les enfants : toutes les vaccinations incluses dans le calendrier vaccinal français devront également être à jour. Dans le cas d'un long séjour, le BCG est recommandé dès le premier mois et le vaccin rougeole-oreillons-rubéole dès l'âge de 9 mois.

Paludisme : chimioprophylaxie conseillée contre le paludisme : chloroquine et proguanil (nom commercial : Savarine) ou proguanil et atovaquone (nom commercial : Malarone).

Last update: avril 5, 2019

Risques naturels

Very high

La saison des pluies touchant Bamako de juin à octobre est susceptible de déboucher sur des crues de grande ampleur et des glissements de terrain. En juillet et août 2016, des pluies torrentielles avaient sinistré le pays (une quinzaine de victimes). En raison du manque d'infrastructures pour l'évacuation des eaux, les routes sont souvent impraticables et la fourniture de services de base perturbée. 

Last update: avril 5, 2019

Transport

Very high

Les conditions de transport par voie terrestre sont particulièrement périlleuses. En dehors des grands axes, la majorité des routes ne sont pas goudronnées, ce qui entraîne des difficultés supplémentaires lors de la saison des pluies (de juin à octobre).

L'absence d'éclairage public, les habitudes de conduite dangereuses et la vétusté des véhicules posent également des risques significatifs. Tout déplacement par la route doit être entrepris de jour, en véhicule tout terrain (4x4), et avec des réserves en eau, en nourriture et en carburant suffisantes. Les voyageurs doivent également se munir d'un GPS et d'un téléphone satellitaire. Il convient de veiller à ce que le véhicule contienne des pièces mécaniques de rechange (roue, câbles, etc.). Tout accident de la circulation a fortiori s'il est mortel peut rapidement dégénérer en émeute. En cas d'accident, il convient de ne pas sortir du véhicule et de se rendre immédiatement au commissariat le plus proche. Les accidents de la route constituent la première cause de mortalité chez les expatriés.

Dans le septentrion malien plus spécifiquement, la présence de mines et d'engins explosifs improvisés le long des routes doit inciter à y proscrire tout déplacement non-essentiel.

Un transport interurbain par la route est quoiqu'il arrive périlleux. Les coupeurs de route sont actifs, systématiquement armés et violents. Les carjackings sont fréquents. Il convient de rouler avec les portes verrouillées et les fenêtres relevées.

Il convient de limiter autant que possible les déplacements à pied, de garer les véhicules dans des endroits surveillés, de vérifier leur fermeture, de contrôler leur aspect extérieur avant utilisation, d'éviter de circuler de nuit, d'obtempérer à tout barrage des forces de sécurité (particulièrement fréquents entre 9h du soir et le lever du soleil) et enfin, de circuler en ville avec portes verrouillées et vitres relevées.

Une liaison ferroviaire relie Bamako à Dakar dans des conditions de confort et de sécurité très précaires.

Last update: avril 5, 2019

Infrastructures

En plus d'un accès inégal à l'électricité sur l'ensemble du territoire (25,6% de la population), les coupures de courant sont fréquentes, notamment à Bamako.

Les interruptions dans l'alimentation en eau courante sont régulières, y compris dans la capitale, un phénomène imputable aux sécheresses touchant le pays mais aussi aux coupures de courant affectant le bon fonctionnement des stations de pompage d'eau, ainsi qu'à la vétusté des infrastructures hydrauliques. Dans le nord, l'accès à l'eau est plus encore restreint, en raison principalement de l'insécurité régnant dans la région.

Les individus utilisant internet dans le pays déplorent à l'occasion l'impossibilité d'accéder aux réseaux sociaux, parfois coupés par les autorités.

Last update: avril 5, 2019

Informations pratiques

Climat

La saison des pluies dure de juillet à septembre ; elle est plus courte dans le Sahel (nord du pays). Les pluies sont de plus en plus abondantes en allant vers le sud. Les températures atteignent 30°C pendant les mois de juillet, août, décembre et janvier, voire 40°C à 50°C dans certaines régions.

Numéros utiles

Indicatif téléphonique: 223
Police à Bamako: 20 22 52 27 ou 20 22 52 28 ou 20 22 44 05

Electricité

Voltage: 220 V ~ 50 Hz

Prises:

Last update: avril 5, 2019