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Rapports de pays

Maroc Rapport de pays

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INTRODUCTION

Si la grande majorité des déplacements au Maroc (34 millions d'habitants), pays du Maghreb à la fois atlantique et méditerranéen, se déroulent dans d'excellentes conditions, il convient toutefois d'avoir à l'esprit certains aspects de la situation politique et régionale du moment.

TERRORISME

Le royaume chérifien est exposé au péril terroriste. Si aucune attaque n'a été perpétrée depuis 2011, certains groupes extrémistes continuent d'opérer clandestinement dans le pays. En 2014, le niveau de risque avait été élevé en raison du départ de nombreux Marocains rejoignant les rangs de l'organisation islamo-terroriste de l'État islamique (EI) (environ 1600). Leur retour suscite des craintes que de nouveaux attentats soient perpétrés suite aux revers subis par l'EI en Irak et en Syrie.

Cependant, le Maroc reste un pays globalement sûr ; les autorités ont fait de la sécurité nationale une priorité ces dernières années. Au premier semestre 2017, les autorités ont démantelé plusieurs cellules terroristes suspectées de préparer des attaques. Les autorités marocaines ont également renforcé les contrôles aux frontières, notamment dans les aéroports et aux points de passage terrestres.

RÉGIONS DÉCONSEILLÉES

Un déplacement dans la vaste région du Sahara occidental (266 000 km² ; 520 000 habitants), située entre le Maroc (sud-ouest) et la Mauritanie, présente des risques pour les voyageurs. Plusieurs milliers de mines terrestres demeurent enfouies dans la région, considérée comme un territoire non autonome dont le statut politique et juridique reste à déterminer, source de contentieux entre les gouvernements marocain et mauritanien.

Le Front Polisario, groupe rebelle majoritairement composé de tribus sahraoui et opposé au contrôle marocain du Sahara occidental, est présent. Des manifestations revendiquant le droit à l'autodétermination sont fréquentes dans la région, et sont souvent violemment réprimées par les forces de sécurité.

La frontière avec l'Algérie est fermée et tout passage y est interdit.

RISQUE SOCIO-POLITIQUE

D'importants mouvements populaires de contestation se manifestent régulièrement. Les mobilisations de grande ampleur ont généralement lieu en zone urbaine. Bien que la majeure partie de ces rassemblements se déroulent de manière pacifique, des heurts entre manifestants et policiers ne sont jamais à exclure. Légalement, toutes les manifestations doivent obtenir une autorisation préalable auprès des services de police concernés. Cependant, des manifestations spontanées - et donc illégales - dégénérant en affrontement violents peuvent survenir, notamment sur les campus universitaires ou en centre-ville.

Depuis octobre 2016, les manifestations sont fréquentes dans la région du Rif, notamment dans la capitale Al-Hoceima. Dans le passé, celles-ci ont régulièrement amené à des affrontements entre protestataires et forces de sécurité, ainsi qu'à des arrestations. Ces manifestations sont organisées par le Mouvement populaire, qui revendique la stimulation du développement économique régional afin de lutter contre le chômage. Des manifestations de solidarité ont été organisées à Rabat et à Casablanca. Durant le deuxième semestre de 2017, les autorités ont réprimé ces mouvements de protestation, interpellant de nombreux manifestants, dont le dirigeant du mouvement, Nasser Zezafi,  exacerbant ainsi les tensions. Cette agitation est susceptible de se prolonger.

Il est essentiel de se tenir à distance de tout rassemblement.

Les élections législatives du 7 octobre 2016 se sont déroulées dans un contexte socioéconomique et sociopolitique difficile. Cependant, malgré les tensions qui entouraient l'événement (le PJD islamique et le PAM libéral - les deux principaux partis- se vouant une opposition féroce), le PJD est resté au pouvoir, et les élections sont demeurées non-violentes. Les prochaines élections législatives devraient être organisées en 2021.

CRIMINALITÉ

La petite criminalité est commune dans les régions densément peuplées, notamment à Marrakech, Casablanca, Tanger, Fez et Rabat. On recense notamment des cas de pickpockets, de vols à l'arrachée - dont beaucoup sont commis depuis une moto -, de sacs ou de bijoux apparents. Des cambriolages peuvent occasionnellement se produire dans les quartiers aisés, tout en demeurant plus courants dans les quartiers populaires.

Des crimes violents sont sporadiquement perpétrés. On recense des cas de vols à main armée (couteaux, lames de rasoirs, etc.) contre des touristes, en pleine rue et/ou à proximité des plages, dans les grandes villes. Des cas de harcèlement visant les femmes sont également signalés.

TRANSPORTS

Les accidents de la circulation sont fréquents en raison des comportements à risque des usagers (véhicules surchargés et mal entretenus, vitesses excessives, dépassements intempestifs, non-respect du Code de la route, etc.) et d'un réseau routier parfois carenciel (éclairage insuffisant ; conditions dangereuses par mauvais temps).

Les « petits taxis » sont très répandus dans la plupart des grandes villes ; ils peuvent transporter jusqu'à trois passagers et sont généralement équipés d'un compteur. Certains peuvent prendre d'autres clients à bord, et les frais sont ensuite divisés. Chaque ville a son propre code couleur : les petits taxis sont rouges à Casablanca, et bleus à Rabat. Il est généralement préférable d'emprunter de petits taxis plutôt que les transports en commun dans les grandes agglomérations. Les « grands taxis » sont à l'inverse, en règle générale, des Mercedes blanches effectuant un trajet prédéfini au sein d'une agglomération ou entre plusieurs agglomérations. Ils peuvent être surchargés et inconfortables. Ils ne sont pas conseillés aux voyageurs (exception pour les zones rurales dépourvues d'alternatives).

Un réseau de bus permet de circuler entre les différentes villes. Le niveau de sécurité et de confort varie sensiblement d'une compagnie à l'autre.

Le réseau ferroviaire est plus que vieillissant. Les retards sont fréquents.

Les aéroports internationaux marocains observent les standards de sécurité en vigueur ; le personnel de sécurité y est présent. Le gouvernement a mis en place des mesures visant à améliorer la sécurité au sein des aéroports, notamment depuis les attaques terroristes de Paris, en novembre 2015.

RISQUES NATURELS

Le Maroc se situe dans un environnement sismique régional actif (séisme près d'Al-Hoceima, dans le nord-est en février 2004 ; 300 victimes). En juillet 2017, deux tremblements de terre ont frappé Al-Hoceima (magnitude 4) et Saidia (magnitude 4,9 sur l'échelle de Richter) entraînant quelques dégâts mineurs.

D'importantes inondations dans la vallée du Haut-Atlas  surviennent à l'occasion lors de la saison des pluies (novembre-mars). Les précipitations violentes peuvent en peu de temps endommager les axes routiers et provoquer des glissements de terrain. En outre, les eaux de pluies peuvent saturer le système d'évacuation des eaux et entrainer des inondations localisées.

INFRASTRUCTURES

Le réseau de télécommunication est généralement excellent dans les grandes villes et les espaces urbains, avec un accès plus limité dans les zones rurales. L'accès à internet est possible en 4G pour les téléphones mobiles. Le réseau internet est développé dans les espaces urbains et le très haut débit est en cours de développement.

LÉGISLATION LOCALE

Il est vivement conseillé de respecter les us, coutumes et traditions locales, tout particulièrement ceux et celles liées à l'Islam : ne pas boire, manger ou fumer en public lors du Ramadan (entre mi-mai et mi-juin), éviter les démonstrations d'affection en public, notamment à proximité des lieux de culte, etc. Il est interdit aux non-Musulmans d'entrer dans les mosquées et autres sites religieux, à l'exception des sites hautement touristiques.

En règle générale, il est conseillé d'éviter d'attirer l'attention sur soi (vêtements corrects, éviter les sujets religieux et/ou politiques, ne pas critiquer la famille royale). Boire de l'alcool en public n'est autorisé qu'à l'intérieur des bars et restaurants disposant d'une licence officielle.

L'homosexualité est illégale au Maroc. Les relations hors-mariage sont sanctionnées par la loi.

SANTÉ

Les infrastructures sanitaires sont généralement d'une qualité convenable dans les grandes villes, mais sont plus limitées en zone rurale. Il est conseillé à tous les voyageurs de souscrire avant leur départ une assurance santé pour la durée de leur séjour.

Il existe un risque de leishmaniose dû à la présence de phlébotomes, à la fois dans les zones urbaines et rurales ; il convient de se protéger soigneusement pour éviter les piqûres. Cette maladie peut prendre plusieurs formes différentes : la leishmaniose cutanée entraîne des plaies qui laisseront des cicatrices inesthétiques tandis que la leishmaniose viscérale attaque les organes tels que le foie, la rate. C'est la forme la plus grave de la maladie ; en l'absence de traitement, elle peut s'avérer mortelle.

Pour éviter de contracter une maladie diarrhéique - très répandue au Maroc parmi les voyageurs peu précautionneux - il est conseillé de se laver régulièrement les mains et de ne consommer que de l'eau en bouteille ou, à défaut, décontaminée, et d'éviter tout aliment cru, insuffisamment cuit, ou ne pouvant être désinfecté (baies, glaces, etc.).

Le risque de bilharziose existe dans les montagnes de l'Anti-Atlas et du Haut-Atlas, les régions côtières, les oasis et les zones irriguées. En raison du risque d'infection parasitaire, il est déconseillé de se baigner dans les eaux stagnantes ; évitez de marcher pieds nus à l'extérieur.

Le sida, quoique moins répandu que dans d'autres pays du continent, est présent et en croissance rapide, notamment dans les grandes villes et cités touristiques (Agadir en particulier).

La rage animale est présente. Selon les autorités sanitaires, on recense chaque année plus de 300 animaux enragés ; la contamination à l'homme provoque en moyenne vingt décès sur la même période. La principale mesure de prévention contre la rage est d'éviter tout contact avec des chiens errants et tout autre mammifère potentiellement infectés. Si vous êtes griffé ou mordu, il est impératif de consulter un médecin dans les plus brefs délais.

Climat

Le climat diffère suivant l'altitude et la région : méditerranéen au nord, tempéré à l'ouest et désertique au sud.

Le climat est donc tempéré sur le littoral avec, entre mai et octobre, des températures agréables et des journées ensoleillées. Les hivers sont doux et ensoleillés. La température de la mer reste fraîche toute l'année sur la côte Atlantique. Le Maroc est parfois balayé par le sirocco et le chergui, vents secs et brûlants venant du Sahara faisant grimper fortement les températures, notamment dans  l'intérieur du pays. Dans les régions montagneuses, l'hiver est froid et humide avec des chutes de neige sur l'Atlas.

Numéros utiles

Indicatif téléphonique: 212 Police-secours (en ville): 19 Gendarmerie royale (hors agglomérations): 177 Pompiers, Ambulances: 15

Electricité

Voltage: 127/220 V ~ 50 Hz

Prises:

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