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Rapports de pays

Mozambique Rapport de pays

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Risk Level

Low
Moderate
Elevated
High
Very High
Severe
Extreme

Survol

Sommaire exécutif

Le parti au pouvoir au Mozambique, le Front de libération du Mozambique (Frente de Libertação de Moçambique : FRELIMO) est confronté à un défi plus important de la part de l'opposition RENAMO lors des élections locales et présidentielles prévues pour l'année prochaine, malgré la mort subite d'Afonso Dhlakama, leader de longue date du RENAMO, le 3 mai. Le RENAMO et le gouvernement n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur un plan de décentralisation, mais les négociations de paix devraient néanmoins se poursuivre avec un accord, probablement avant les élections locales d'octobre 2018. Le gouvernement cherche à assurer la stabilité des entreprises internationales prêtes à investir dans le développement du vaste potentiel de gaz naturel liquéfié (GNL) du Mozambique. Le gouvernement espère que le démarrage des projets de GNL (prévu en 2018) lui permettra d'emprunter à des conditions favorables et de faire face à la crise de la dette.

Last update: juin 27, 2018

Perspectives opérationnelles

Le gouvernement mozambicain a réservé quatre domaines prioritaires d'investissement dans le cadre de sa stratégie de développement à long terme : l'agriculture, l'énergie, les ressources minérales, en particulier le gaz naturel liquéfié (GNL) et le tourisme. Le gouvernement est désireux de développer le secteur de l'énergie pour les besoins intérieurs et pour l'exportation vers d'autres pays du bassin d'Afrique Australe. Les réglementations concernant les employés des secteurs de l'exploitation minière, du GNL et de la production pétrolière sont susceptibles d'être assouplies afin d'encourager l'IDE dans un environnement de bas prix du pétrole. Les quotas d'emploi non définis pour les Mozambicains locaux augmentent le risque de devoir embaucher des employés locaux supplémentaires.

Last update: mai 22, 2018

Terrorisme

High

Les attaques djihadistes présumées contre des villages du Cabo Delgado, au Mozambique, devraient se poursuivre au cours des six prochains mois, les militants islamistes cherchant à se faire connaître et à recruter de nouveaux membres. Les opérations de lutte contre le terrorisme menées par la police, comme celle qui a suivi les attentats de Pemba en mai, sont susceptibles d'augmenter, en particulier à mesure que les attaques du RENAMO diminuent. L'exploration pétrolière et gazière à terre et la logistique de soutien pour l'activité gazière offshore à Cabo Delgado risquent d'être retardées pendant des mois à mesure que les compagnies pétrolières et gazières réévaluent leurs préoccupations en matière de sécurité et mettent en œuvre des mesures de protection supplémentaires.

Last update: octobre 16, 2018

Risques de guerre

Une guerre interétatique entre le Mozambique et ses voisins est peu probable. Une trêve indéfinie annoncée par le RENAMO en août 2017 et les élections locales pacifiques en octobre 2018 avec la participation du RENAMO, après de nombreuses prolongations de trêve, ont réduit les risques de violence à court terme. Toutefois, la possibilité d'une impasse dans les pourparlers de paix prolongés, en particulier en ce qui concerne la décentralisation, augmenterait la menace de nouvelles attaques dans le centre et le nord du Mozambique, notamment sur les infrastructures de transport. Le désaccord actuel entre le RENAMO et le gouvernement remonte aux élections générales de 2014, le RENAMO affirmant qu'il a remporté la majorité électorale, notamment dans ses bastions centraux.

Last update: octobre 16, 2018

Stabilité sociale

Very high

Des protestations sporadiques sont de plus en plus probables contre la hausse du coût de la vie et la réduction des subventions publiques, d'autant plus que le Mozambique reste confronté à une crise économique et financière, en partie liée au scandale des obligations EMATUM, qui a entraîné la suspension de l'aide du FMI. Les manifestations sont particulièrement probables à Beira, Maputo, Matola et Nampula, mais il existe un risque de propagation de ces troubles à d'autres grandes villes. Les protestations des communautés déplacées sur les sites de nouveaux projets d'exploration gazière à grande échelle à Cabo Delgado sont également probables.

Last update: octobre 16, 2018

Risques pour la santé

Severe

Un certificat de vaccination antiamarile est exigé à l'entrée du pays pour les voyageurs en provenance d'une zone endémique.

Systématiquement

Hépatite A : la vaccination est disponible pour les enfants à partir de l'âge d'un an. Pour les personnes nées avant 1945, ayant passé leur enfance dans un pays en développement ou ayant des antécédents d'ictère, une recherche préalable d'anticorps sériques (Ig G) peut éviter une vaccination inutile.

Hépatite B : la vaccination est disponible pour les enfants à partir de l'âge de deux mois.

Diphtérie, tétanos, poliomyélite : le vaccin doit être mis à jour si nécessaire (rappel tous les dix ans).

En fonction de la durée et des modalités du séjour

Fièvre typhoïde : si le séjour doit se dérouler dans des conditions d'hygiène précaires (pour les enfants : à partir de l'âge de deux ans).

Rage : pour des séjours prolongés en situation d'isolement (pour les enfants : dès qu'ils sont en âge de marcher).

Pour les enfants : toutes les vaccinations incluses dans le calendrier vaccinal français devront également être à jour. Dans le cas d'un long séjour, le BCG est recommandé dès le premier mois et le vaccin rougeole-oreillons-rubéole dès l'âge de 9 mois.

Paludisme : chimioprophylaxie conseillée contre le paludisme : méfloquine (nom commercial : Lariam) ou doxycycline (nom commercial : Doxypalu).

Last update: novembre 27, 2013

Risques naturels

Severe

Dans un registre distinct, le territoire mozambicain est exposé à divers risques naturels : la saison des pluies s'étend de novembre à avril et peut s'accompagner d'inondations et glissements de terrains, notamment dans la vallée du fleuve Zambèze. Début 2015, le nord et le centre avaient été gravement touchés par des inondations, notamment autour des bassins du Zambeze et de Licungo, faisant plusieurs dizaines de morts et des milliers de déplacés.

Des cyclones peuvent également toucher la région côtière. En janvier 2012, le passage du cyclone Funso avait fait une dizaine de victimes ; plusieurs dizaines de milliers de personnes s'étaient retrouvées sans abri. Des centaines de personnes ont été déplacés et de nombreux dégâts recensés suite au passage du cyclone Dineo en février 2017 dans la province d'Inhambane, située dans le Sud du pays.

Sur l'ensemble des côtes, le risque de noyade est élevé en raison de vents et de courants marins puissants. Il est conseillé aux baigneurs de rester près des côtes ; les baignades ne sont pas surveillées au Mozambique. Des attaques de requins peuvent exceptionnellement se produire.

Last update: février 13, 2018

Transport

Elevated

Les accidents de la route sont fréquents au Mozambique en raison d'habitudes de conduite locales dangereuses (dépassements intempestifs, vitesse excessive, non-respect du code de la route, état d'ébriété, etc.). En cas d'accident, il est recommandé de se rendre dans le poste de police le plus proche en raison du risque de réaction hostile de la part de la population.

À Maputo et dans les grandes villes, le risque d'agressions, de vols et de carjackings existe. Il convient de mettre ses effets personnels à l'abri des regards et de rouler avec les portières verrouillées et vitres fermées. Enfin, il est recommandé de ne pas stationner dans des zones isolées ou mal éclairées. Hors la capitale, des cas de carjackings entre Boane et le Swaziland ont été rapportés, notamment aux points de passage de Namaacha et Goba où il convient d'être particulièrement vigilant. Il est recommandé de ne pas prendre de ressortissants étrangers à bord de son véhicule ou de s'arrêter pour aider des automobilistes ou piétons en détresse ; ces techniques étant souvent utilisées par les délinquants. La route côtière, Marginal, est une zone où des activités criminelles violentes ont été signalées ; il est convient d'être extrêmement vigilant. Enfin, les déplacements sur l'autoroute EN7 entre Vanduzi et Tete doivent être effectués sous haute vigilance en raison du risque élevé de vols, d'extorsions, et d'agressions.  Il convient de se tenir informé de la situation et d'envisager le report de tout déplacement en cas de signes de tension dans la zone considérée.

En dehors des grandes agglomérations, les déplacements peuvent s'avérer dangereux en raison de l'absence de signalisation et de la vétusté des axes routiers, en particulier lors de la saison des pluies (novembre à avril). Par ailleurs, la conduite de nuit est à proscrire en raison de l'absence d'éclairage public. Il est recommandé de ne pas envisager d'étapes de plus de 500 km afin d'arriver avant la nuit. En outre, les stations essences sont parfois très espacées. La route nationale 1 (nord-sud) est le principal axe de circulation du pays et présente un état satisfaisant. La route nationale 6 entre Beira et la frontière avec le Zimbabwe est en mauvais état entre Beira et Inchope (croisement avec la route nationale 1). Les liaisons sont assez bonnes avec l'Afrique du Sud mais doivent se faire en 4x4.

Les radars et les contrôles de police sont fréquents. Les conducteurs doivent respecter les limites de vitesse (60 km/h en agglomération, 120 km/h au maximum sur les routes nationales mais de nombreux tronçons sont limités à 100km/h). Les policiers tentent parfois d'obtenir des pots-de-vin de la part des touristes ; il est conseillé de ne pas s'y plier et de demander une explication claire des raisons de l'arrestation et une amende payable à un poste de police.

Les déplacements doivent impérativement s'effectuer de jour, en véhicule tout terrain (4x4), avec si possible un convoi de minimum deux véhicules, muni de réserves suffisantes en eau, en nourriture et en carburant. De plus, il est nécessaire d'être en possession de pièces mécaniques de rechange (roue, câbles, etc.) et de disposer de moyens de télécommunication opérationnels. Par ailleurs, il convient d'être toujours muni de ses papiers d'identités et de l'assurance du véhicule ; les patrouilles de police et les points de contrôle sont courants. Il convient, avant de remettre ses papiers d'identité, de vérifier que la personne est bien un fonctionnaire.

Pour rappel, la conduite se fait à gauche au Mozambique. De plus, un permis de conduire international en cours de validité est nécessaire aux automobilistes. Pour ceux qui s'établissent dans le pays pour un long séjour, un permis mozambicain est obligatoire. L'assurance automobile au tiers est également obligatoire, elle peut être achetée aux postes de frontières. Il est nécessaire d'avoir dans son véhicule deux triangles de signalisation réfléchissants ainsi qu'une veste réfléchissante qui doivent être utilisés en cas de panne ou d'arrêt sur la voie.

En outre, bien que le déminage complet du pays ait récemment été achevé, il convient de rester vigilant lors de déplacements dans les régions frontalières reculées.

Les transports publics ne sont pas fiables en raison de la vétusté des véhicules et de l'état hasardeux des routes.

Un réseau ferroviaire existe, notamment entre Maputo et Johannesburg. Toutefois, les conditions sécuritaires laissent à désirer ; de fréquents accidents ont eu lieu. Il est déconseillé d'utiliser ce moyen de transport.

Les plaisanciers éviteront quant à eux de naviguer au large des côtes mozambicaines en raison du risque de piraterie, en particulier visant les voiliers.

L'ensemble des compagnies aériennes mozambicaines - à l'exception de l'opérateur LAM - étant inscrites sur la liste noire de l'Union européenne doit être évitée.

Last update: février 13, 2018

Infrastructures

Les connexions Internet locales sont lentes et chères dans l'ensemble du pays et notamment à Maputo.

Malgré les fortes pluies enregistrées dans le sud fin 2016 - début 2017, le niveau du réservoir de Pequenos Libombos, principale source d'eau de la station de pompage d'Umbeluzi fournissant de l'eau à la métropole de Maputo et ses alentours, reste faible. Le 5 janvier 2017, le réservoir n'était rempli qu'à 14%, obligeant les autorités à restreindre l'approvisionnement en eau dans cette zone pendant plusieurs semaines.  

Last update: février 13, 2018

Informations pratiques

Climat

Le climat est tropical. La saison des pluies dure de novembre à mars avec des températures comprises entre 26°C et 31°C, voire davantage au nord. Les pluies sont plus fréquentes au nord et au centre (hauts plateaux, intérieur du pays) que dans le sud. La saison sèche dure d'avril à octobre avec des températures plus basses (15°C à 20°C). Les journées sont le plus souvent ensoleillées.

Numéros utiles

Indicatif téléphonique: 258

Il n'y a pas de service d'urgence dans le pays.

Electricité

Voltage: 220 V ~ 50 Hz

Prises:

Last update: janvier 7, 2014