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Rapports de pays

Myanmar Rapport de pays

Survol

INTRODUCTION

Dans ce pays (en développement) bouddhiste et véritable point de jointure géographique entre le sous-continent indien, le sud-est asiatique et le monde chinois, les voyageurs, les visiteurs étrangers prendront avant départ soin d'étudier le pourtour général de cette destination (57 millions d'habitants) en phase de réhabilitation dans le concert des nations, après un long demi-siècle de gestion militaire.

POLITIQUE

La situation politique et sociale se révèle plus apaisée (nouvelle Constitution, nouveau gouvernement - civil - depuis 2011, libérations de prisonniers politiques, réformes diverses, signature en oct. 2015 d'un accord ''national'' de cessez-le-feu, etc.), relativement encourageante en comparaison des décennies de junte militaire imposées à la population (1962 à 2011)

Dans la foulée des élections générales (pacifiques et au résultat accepté par les militaires) du 8 novembre 2015, la marginalisation internationale du pays semble sur le point de laisser la place à un retour bienvenu, encouragé, malgré quelques soubresauts malmenant encore à l'occasion son image extérieure (cf. récurrence des combats entre l'armée régulière et diverses guérillas ethniques dans les États Shan, Kachin ; opération contre-insurrectionnelle en Arakan débutée à l'automne 2016).

Le gouvernement birman et huit groupes ethniques armés (sur 21 officiellement répertoriés) ont paraphé mi-octobre 2015 un accord national de cessez-le-feu ; un événement historique qui ouvrit la voie, peu après, à des négociations de paix au niveau politique (cf. début du dialogue politique le 12 janvier 2016). 

Nonobstant cette avancée historique, des combats violents entre forces régulières et troupes ethniques perdurent dans les États Kachin (nord) et Shan (nord-est), régions où les déplacements non-essentiels sont déconseillés aux voyageurs.

Le 8 novembre 2015, après une campagne électorale sans violence, 80% des 32 millions d'électeurs birmans s'étaient déplacés aux urnes pour renouveler le Parlement ; il s'agissait ni plus ni moins que du premier scrutin ''libre'' organisé dans ce pays depuis un quart de siècle. Un scrutin remporté haut la main par le principal parti de l'opposition, la Ligue Nationale pour la Démocratie (LND) de l'emblématique Aung San Suu Kyi.

Un nouveau président (nommé par les Parlementaires) a pris ses fonctions le 1er avril 2016 ; le nouveau chef de l'État (U Htin Kyaw, un fidèle d'Aung San Suu Kyi) doit à présent composer avec une administration démocrate peu expérimentée et une institution militaire encore très influente, dans les affaires politiques autant qu'économiques.

Cette nouvelle administration sans expérience préalable aucune du pouvoir fêtera sous peu sa première année aux commandes de la nation ; un anniversaire probablement célébré avec retenue, alors même que la population semble - dans une certaine mesure - déchanter quelque peu, la faute à la persistance de certains maux traditionnels malgré la poursuite de la transition démocratique : conflits quotidiens dans le nord et l'est, avancée au ralenti du processus de paix, situation de crise en Arakan, où une longue opération militaire contre-insurrectionelle s'étira de début octobre 2016 à fin février 2017, dans la foulée de l'attaque meurtrière de postes frontaliers avec le Bangladesh par une foule d'individus appartenant à la communauté Rohingya. Des événements violents et difficiles qui jetèrent l'opprobre sur l'image de la Birmanie et eurent un effet mécanique sur son attractivité (en 2016, la Birmanie a accueilli 1,5 million de visiteurs étrangers de moins qu'en 2015).

Le prochain rendez-vous politique national sera le scrutin parlementaire de novembre 2020.

SÉCURITÉ

Le ministère français des Affaires étrangères rappelle à ses ressortissants désirant se rendre dans cette belle destination du sud-est asiatique « qu’il est fortement déconseillé de se rendre dans les zones situées à proximité des frontières avec la Chine (États Shan et Kachin), le Laos et la Thaïlande (États Kayah, Kayin, Tenasserim) où la circulation est d’ailleurs limitée par les autorités birmanes». Idem pour la région Kokang (dans l’État Shan), où des accrochages étaient encore signalés début 2016.

Pour nombre de gouvernements étrangers, « il est formellement déconseillé de se rendre dans le nord de l'Arakan, notamment à Sittwe, Mrauk U et les sites touristiques avoisinants compte tenu du climat de tensions intercommunautaires qui continue à prévaloir dans cette région ».

SANTÉ

Globalement, les installations médicales et hospitalières, médiocrement équipées et guère nombreuses, pourraient le cas échéant pénaliser le visiteur étranger ayant besoin de soins médicaux. En cas de maladie sérieuse, il est suggéré de se rendre dans la périphérie du pays, en Thaïlande ou à Singapour par exemple, bien mieux pourvus en la matière.

Dans le registre médical toujours, les visiteurs étrangers relèveront la présence endémique de la dengue et du chikungunya, nécessitant des précautions dans l'ensemble du pays. La rage est également signalée (une centaine de cas humains annuels en moyenne). Des cas de méningite à méningocoque du groupe B avaient par ailleurs été signalés en mars 2016 dans la région de Mandalay (nord). Signalons encore que les diarrhées (bactériennes, virales et parasitaires) sont fréquentes dans ce pays en développement du sud-est asiatique.

RISQUES NATURELS

Des catastrophes naturelles peuvent survenir en Birmanie : le cyclone Nargis avait très durement sinistré le sud (région du delta de l'Irrawaddy) en mai 2008. Plus de 140 000 personnes avaient alors perdu la vie ; 2,4 millions de Birmans avaient été affectés par la catastrophe. En septembre 2014, le fleuve Irrawaddy avait quitté son lit pour inonder la région de Bagan (centre du pays), premier pôle touristique de Birmanie. Enfin, en août 2015, un quart de million de Birmans avaient été impactés par les inondations de la mousson, notamment dans les États et régions de Rakhine, Chin, Sagaing et Magway, placés en situation de ''catastrophe naturelle''.

TRANSPORTS

Enfin, le voyageur étranger évitera d’emprunter les transports en communs, terrestres (bus), ferroviaires ou aériens, dont la sécurité est à minima sujette à caution (naufrages de ferry relativement fréquents).

Climat

La saison sèche s'étend d'octobre à mars ; les journées sont alors ensoleillées et agréables. La saison chaude, d'avril à juin, est marquée par des températures très élevées notamment dans l'intérieur des terres. La mousson est permanente dans la région de Rangoon entre juin et octobre. Le centre du pays est légèrement moins arrosé à cette époque.

Numéros utiles

Indicatif téléphonique: 95 Police: 199 Pompiers: 191

Electricité

Voltage: 230 V ~ 50 Hz

Prises:

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