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Rapports de pays

Népal Rapport de pays

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INTRODUCTION

Dans cette ancienne monarchie himalayenne (29 millions d'habitants) - et toute récente République - enclavée entre les géants chinois (au nord) et indien (au sud), un environnement parfois ténu (sécuritaire, politique, social, sanitaire ; catastrophes naturelles également) poussera le voyageur étranger à préparer avec soin son déplacement vers Katmandou, Pokhara (ouest) ou les plaines du Terai (sud).

POLITIQUE

La situation politique intérieure demeure fragile. Le fonctionnement des institutions est passable et l'environnement économique précaire. La mobilisation sociale est un phénomène coûteux (pour l'économie nationale) et pour le moins récurrent (grèves générales, manifestations et défilés ; blocages de routes, barrages - chakkajam) et potentiellement dangereux, pour la population locale comme pour les visiteurs étrangers (huit millions en moyenne chaque année), violences et dégradations matérielles émaillant mécaniquement ces mobilisations.

Affligé par une gouvernance des plus passables, une décennie après la fin de la guerre civile contre l'insurrection maoïste (1996-2006), le Népal souffre de l'incapacité de la classe politique à s'amender, à dépasser les clivages partisans, à prendre en compte les enjeux nationaux. Ces dernières années, les retards répétés dans la rédaction d'une nouvelle Constitution (finalement adoptée le 20 septembre 2015), les réactions partisanes et antinomiques, en témoigneront, à l'instar de ces violences (une soixantaine de victimes) sur le sujet observées dans la région du Terai (sud) à l'automne 2015. 

Entre septembre 2015 et février 2016, un contentieux politico-commercial avec le voisin méridional indien avait durement impacté l'économie, le commerce et la mobilité (rationnement temporaire des carburants, en rupture de stock) au Népal, l'Inde instaurant de facto un véritable blocus économique (plusieurs centaines de camions bloqués à la frontière indo-népalaise) à son voisin himalayen enclavé.

Les premières élections locales depuis vingt ans ont été organisées le 14 mai 2017. La date du prochain scrutin législatif national n'est pas encore fixée par les autorités.

TERRORISME

Sur un dossier distinct, les voyageurs noteront que le risque terroriste – aujourd’hui bien moindre qu’une décennie plus tôt - doit toutefois être surveillé. En dépit de la signature d'un accord de paix en novembre 2006, les ex-combattants maoïstes continuent à faire peser un risque sécuritaire (quoi que bien moindre) sur le pays. Le nombre d'attentats à Katmandou a globalement décru depuis la signature de l'accord de paix, même si plusieurs bombes (faible puissance) avaient explosé à Katmandou (le 27 février 2012 ; trois victimes) et dans d’autres districts du pays depuis lors (Terai, au printemps 2011).

Depuis à présent cinq ans, la violence insurrectionnelle maoïste népalaise et les réponses des forces de sécurité n'ont plus fait la moindre victime.

Les itinéraires de trekking demeurent susceptibles d'être affectés par la criminalité locale. Il est déconseillé aux randonneurs de pratiquer le trekking seul.

RISQUES NATURELS

Le Népal est exposé aux risques naturels : les orages sont fréquents et s'avèrent particulièrement dangereux en altitude. La mousson, qui s'étire entre juin et septembre, occasionne des pluies importantes responsables chaque année d'un bilan humain sévère (cf. août-septembre 2014), d’inondations, de glissements de terrain, désorganisant profondément le pays (fermetures de routes, d'aéroports).

En avril 2015, un puissant séisme (magnitude 8 sur l’échelle de Richter ; le plus violent observé dans le pays depuis 80 ans) dans la vallée de Katmandou (ouest de la capitale) avait fait plus de 7 000 victimes et détruit plusieurs milliers d’habitations, de bâtiments et de sites historiques ou religieux temples. Les infrastructures (routes, ponts, fourniture d’eau et d’électricité, télécommunications) ont également payé un lourd tribut à ce tremblement de terre, lequel contraint les autorités népalaises à recourir à l’aide internationale pour pallier à ses diverses conséquences (cf. assistance aux réfugiés ; premiers secours ; reconstruction). Deux ans plus tard, les traces de cette tragédie demeurent visibles sur nombre d’infrastructures et de lieux (sites touristiques y compris).

Relevons à cet égard que la visite des districts de Gorkha, Dolakha, Sindhupalchok, du Manaslu et de la vallée du Langtang (nord), où des répliques sismiques sont observées, reste déconseillée sauf raison impérative par les autorités.

SANTÉ

Sur le plan sanitaire, le Népal, pays parmi les vingt plus pauvres de la planète, reste marqué par son développement inachevé, carence qui se traduit entre autres par la forte prévalence des maladies diarrhéiques, dont le choléra, endémique (épidémies fréquentes entre juin et septembre).

Un tiers des adultes seraient infectés par l'hépatite E (risque accru dans la vallée de Katmandou en mai et octobre) et la moitié par la tuberculose. Le paludisme se transmet toute l'année, avec un pic pendant la mousson (juin à septembre), en zone rurale ; les régions de Bara, Dhanukha, Kapilvastu, Mahottari, Parsa, Rautahat, Rupandehi et Sarlahi (sud-est) sont à haut risque, en particulier le long de la frontière indienne. On rencontre également des cas d'encéphalite japonaise (districts de Jhapa et Morang, Terai) et d'infection à méningocoques (pic entre novembre et avril).

À noter encore que dans ce pays himalayen, les secours en montagne sont payants ; les hélicoptères de sauvetage ne décollent que s'ils ont la garantie d'être payés. Ainsi que le précise le ministère français des Affaires étrangères, ''La prise en charge d'une assurance-assistance incluant les frais de recherche et d'évacuation en montagne est impérative pour garantir aux compagnies privées d'hélicoptères le paiement des recherches en montagne et le retour vers Katmandou. À défaut, le voyageur ou sa famille s'exposent au risque de devoir financer eux-mêmes le coût des recherches et/ou du rapatriement''.

INFRASTRUCTURES et TRANSPORTS

Enfin, il ne faudra guère de temps au visiteur étranger pour prendre la mesure des infrastructures médicales, routières (mauvais état ; dangereuses ; cf. glissement de terrain fréquent), électriques (coupures fréquentes évoquées plus haut) et de transport (dangereuses ; routier et aérien), toutes fortement touchées par le moindre développement, l’absence de ressources et d’investissements.

Climat

Le climat est tropical dans le sud, tempéré dans les vallées et froid en montagne.

La saison des pluies (mousson) s'étend de juin à septembre avec des pluies abondantes et violentes ; les températures sont alors élevées et les sommets sont sous les nuages. Les vallées intérieures et le nord-ouest sont moins exposés à la mousson. D'octobre à mars, les journées sont ensoleillées et sèches avec des vents violents sur les sommets. Dans l'Himalaya, les hivers sont froids et les étés assez frais.

Numéros utiles

Indicatif téléphonique: 977 Police, Pompiers: 4 247041 (cette unité a été spécialement créée pour aider les touristes en difficulté, à l'exception des accidents de la circulation).

Electricité

Voltage: 230 V ~ 50 Hz

Prises:

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