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Rapports de pays

Nicaragua Rapport de pays

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INTRODUCTION

Le Nicaragua (six millions d'habitants), État d'Amérique centrale, reste très exposé à divers tourments, dont divers risques naturels, une criminalité significative et quelques interrogations sanitaires.

RISQUES NATURELS

La saison des pluies (avril / mai à octobre / novembre) se caractérise par d'importantes précipitations susceptibles de provoquer des inondations, en septembre / octobre notamment.

Des tempêtes, voire des ouragans, peuvent frapper le pays entre juin et novembre, durant la saison des ouragans de l'Atlantique. Le passage de l'ouragan Otto en novembre 2016 avait causé des dommages substantiels aux infrastructures et fait plusieurs morts.

De nombreux volcans actifs sont présents au Nicaragua, dont le Momotombo, le Telica, le Cerro, le Masaya ou encore le San Cristobal.

Des tremblements de terre peuvent survenir à tout moment, notamment sur la côte Pacifique. Neuf séismes, d'une magnitude minimale de 5 sur l'échelle de Richter ont eu lieu en 2016. Un séisme en mer peut provoquer un tsunami.

Le pays est par ailleurs situé sur le ''couloir de la sécheresse en Amérique Centrale''.

RISQUE SOCIO-POLITIQUE

Les manifestations -  cf. celles dénonçant la construction d'un canal transnational - sont fréquentes, dans la capitale Managua notamment. Celles-ci peuvent dégénérer violemment et entraîner d'importantes perturbations dans les transports (cf. barrages routiers érigés sur les autoroutes et / ou au niveau des intersections dans les grandes villes) ; les routes menant à l'aéroport international de Managua (MGA) et les rues de Managua peuvent être bloquées lors de ces manifestations.

La fréquence et l'intensité des manifestations augmentent généralement lors des périodes électorales. Le pays n'est pas immune à la violence politique. Les prochains scrutins (législatif ; présidentiel) sont programmés en novembre 2021.

CRIMINALITÉ et TRANSPORTS

Le taux de criminalité au Nicaragua, bien que relativement bas comparé à la moyenne d'Amérique Centrale, est significatif. Les  vols, agressions, cambriolages, cas de pickpocket et d'agressions sexuelles sont fréquents en milieu urbain (cf. Managua). Le taux national annuel d'homicide est relativement faible (huit meurtres pour 100 000 habitants). Cependant, il varie significativement selon les régions, les taux les plus élevés se situant dans la Région autonome de la Côte caraïbe sud (33 homicides pour 100 000 habitants). Les forces de police sont a priori moins touchées par la corruption que nombre de leurs collègues de la région. Néanmoins, la présence policière est faible, surtout hors de la capitale.

Des cas d'enlèvements express - lors desquels la victime est généralement conduite à un distributeur de billets et forcée de retirer des espèces - sont signalés. Les victimes sont souvent enlevées lorsqu'elles voyagent dans des taxis non-licenciés. Ainsi, il est impératif de n'utiliser que des taxis officiels, réservés par téléphone, et d'être prudents lorsqu'on hèle un taxi dans la rue.

Les voyageurs recourant aux transports en commun sont souvent victimes de vols. Il est préférable d'éviter les bus municipaux, dont la sécurité reste sujette à caution.

Il est important de rester vigilant dans les embouteillages et aux feux de circulation. Verrouillez systématiquement les portes de votre véhicule et roulez les fenêtres fermées ; conservez vos affaires personnelles à l'abri des regards.

Les personnes présentes dans le pays sont invitées à maintenir un profil bas en tout temps ; les criminels peuvent s'en prendre spécifiquement aux ressortissants étrangers en raison de leur richesse supposée. Afin de minimiser le risque de violence, ne résistez pas en cas d'agression.

Faites preuve de vigilance dans les bars et discothèques des zones touristiques ; ne laissez pas votre verre sans attention, les criminels pouvant y introduire de la drogue. Éviter tout déplacement à pied après la tombée de la nuit si vous voyagez seul et évitez de vous promener dans les quartiers défavorisés.

Les accidents de la route sont fréquents. Évitez les longs déplacements en voiture après la tombée de la nuit en raison du risque élevé de banditisme.

INFRASTRUCTURES

Malgré des années de croissance économique, le Nicaragua reste un pays pauvre, le deuxième du continent américain après Haïti. Ainsi, les infrastructures de transports, d'électricité, médicales et touristiques sont insuffisantes, notamment hors des villes, et sont très vulnérables aux catastrophes naturelles.

LÉGISLATION LOCALE

Le trafic de stupéfiants - y compris la possession de drogues en petite quantité - est sévèrement sanctionné. Surveillez vos bagages lors de vos déplacements afin notamment d'éviter de vous retrouver en possession de substances illicites contre votre gré.

SANTÉ

Les infrastructures sanitaires sont carencielles, notamment hors de Managua ; les soins médicaux peuvent être refusés jusqu'à ce que le paiement soit réalisé. Tous les visiteurs sont invités à souscrire une assurance maladie voyage avant leur départ pour cette destination d'Amérique centrale.

En raison de la présence de maladies diarrhéiques, typhoïde et hépatite A, il est conseillé de ne consommer que de l'eau en bouteille et des plats chauds et bien cuits.

Diverses maladies véhiculées par les moustiques sont endémiques, dont :

  • La dengue est aujourd'hui un risque sanitaire majeur, notamment pendant la saison des pluies (avril/mai jusqu'en octobre/novembre). Quelques 90 000 cas de dengue avaient été signalés en 2016. Les taux ont légèrement diminué depuis 2016 (33 500 cas signalés entre janvier et août 2017).
  • Des cas de chikungunya sont signalés.
  • Le risque de contracter le paludisme existe dans les régions suivantes : la Región Autónoma Atlántico Norte (RAAN) et la Región Autónoma Atlántico Sur (RAAS). Le risque est faible à Boaco, Chinandega, Esteli, Jinotega, Leon, Matagalpa, et Nueva Segovia. La maladie n'est pas présente à Managua. Le gouvernement nicaraguayen a déclaré l'état d'urgence lors du RAAN en mai 2017, après que 1300 cas aient été recensés depuis le début de l'année.
  • Le risque de contamination du virus de Zika est possible ; même si l'épidémie est généralement bénigne, elle peut provoquer des anomalies congénitales.

La transmission de la rage constitue un risque au Nicaragua. La première mesure de défense contre la rage est d'éviter tout contact avec les animaux, même domestiques (chiens de rue). Si griffé ou mordu, il est impératif d'obtenir des soins médicaux.

En août 2017, le gouvernement nicaraguayen était en état d'alerte face à une épidémie de conjonctivite, surnommée la ''maladie de l'œil rose'' (11 300 cas signalés entre janvier et le 24 août 2017).

Climat

Le climat est tropical, chaud et humide. La saison des pluies dure de mai à octobre à l'ouest et jusqu'en janvier sur la côte Caraïbe, avec parfois des typhons (juillet à octobre). Les pluies sont intenses et provoquent souvent des inondations. Il pleut beaucoup plus sur la côte Caraïbe que dans le centre et sur la côte Pacifique.

Numéros utiles

Indicatif téléphonique: 505 Police: 118 Pompiers: 118 Ambulances: 102

Electricité

Voltage: 120 V ~ 60 Hz

Prises:

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