Retour

Rapports de pays

Oman Rapport de pays

Survol

INTRODUCTION

Oman (4,4 millions d'habitants) cohabite avec un environnement régional d'une certaine fébrilité (300 km de frontière commune avec le Yémen, au sud-ouest), particularité dont prendra note le voyageur en préparant son séjour dans ce pays - généralement - sûr et politiquement stable.

RÉGIONS DÉCONSEILLÉES 

La région du Dhofar (Sud d'Oman, frontière avec le Yémen) est placée sous haute surveillance par les autorités omanaises. En raison de la situation prévalant au Yémen, la plupart des chancelleries occidentales déconseillent à leurs ressortissants de se rendre dans la région frontalière et invitent ceux désireux de séjourner dans le Dhofar à faire preuve de prudence. 

Certaines zones considérées comme stratégiques par les autorités sont interdites d'accès aux ressortissants étrangers ne disposant pas d'une autorisation préalable.

Dans un registre plus pragmatique, les voyageurs épris de visite dans les régions désertiques de Wahiba et de Rub Al Khali (sud-ouest) devront soigneusement préparer leur déplacement et être équipés en conséquence (cartes, boussole, balises, torches, GPS, téléphone cellulaire, essence). 

TERRORISME

Bien que le sultanat soit relativement neutre en apparence sur la scène géopolitique régionale (malgré un rôle actif au sein du Conseil de Coopération du Golfe), ce dernier peut constituer une cible possible des djihadistes d'autant qu'Oman partage une frontière commune avec le Yémen ravagé par une guerre civile qui perdure depuis près de deux ans et qui a permis l'ascension de l'État Islamique (EI) et d'Al-Qaïda sur la scène régionale. Par ailleurs, les forces gouvernementales sécuritaires ont renforcé leur présence à la frontière yéménite afin d'empêcher les groupes militaires d'entrer sur le territoire.

Le risque de terrorisme est modéré à Oman : à ce jour, aucune attaque terroriste n'a été perpétrée sur le territoire, mais les groupes terroristes représentent toujours une menace pour les ressortissants occidentaux et leurs intérêts dans la région.

CONTEXTE SOCIO-POLITIQUE

Le sultanat d'Oman est politiquement stable, gouverné par le Sultan Qabous bin Saïd Al Saïd depuis 1970. Bien que membre du CCG, le Sultanat se distingue de ses riches voisins par ses ressources (Oman est bien moins doté en hydrocarbures que ses voisins), son particularisme culturel (la majorité de sa population est Ibatite, troisième voie de l'Islam) et son histoire (colonisation de l'Afrique de l'est aux XVIIe et XIXe siècles). Oman a fait usage de sa position stratégique, située à l'extrémité sud-est de la péninsule arabique et du détroit d'Ormuz, afin d'adopter un rôle central dans les affaires régionales, se posant notamment comme médiateur entre l'Iran et le CCG. C'est en outre le seul pays du Golfe à entretenir des relations cordiales avec l'Iran, et revendiquer des relations proches avec l'Inde, le Pakistan et les États-Unis.

Le Sultan, n'ayant pas de successeur, a mis en place une règle pour garantir la continuité de la dynastie. Après sa mort, si le Conseil de la famille royale ne s'accorde pas sur un futur successeur, le sultan Qabous a prévu des enveloppes fermées (l'une à Muscat, une autre à Salalah) contenant le nom de celui qui prendrait sa suite.

Le Sultanat a été largement épargné par la vague de manifestations ayant malmené la région durant le 'Printemps Arabe' de 2011. Quelques manifestations isolées appelant à la réforme économique et dénonçant la corruption avaient toutefois eu lieu durant plusieurs semaines. Le gouvernement omanais avait réagi en augmentant les programmes d'avantages sociaux ainsi que les pouvoirs du Conseil Consultatif. D'autres manifestations, à une échelle plus petite, sont survenues en 2013, mais la situation est restée calme depuis. De manière générale, les troubles sociaux sont rares à Oman.

Les dernières élections législatives remontent à octobre 2015, date à laquelle la chambre basse du Parlement (l'Assemblée consultative ou Majlis al-Shoura) avait été renouvelée. À noter toutefois que l'assemblée consultative ne possède pas de compétences lui permettant de proposer des projets de lois, ces derniers étant détenus par la chambre haute (le Conseil d'État, ou Majlis al-Dawla) dont les membres sont désignés par le Sultan. Toute mesure législative doit être ratifiée par le Sultan.

Le sultanat d'Oman n'est pas épargné par un chômage élevé (environ 17,5% de la population active), frappant en premier lieu les jeunes. Ce phénomène pourrait engendrer quelques tensions sociales.

Les manifestations et protestations politiques sont rares ; elles sont à éviter par mesure de précaution.

CRIMINALITÉ

Le niveau de la criminalité est bas. Cependant, certains cas d'harcèlement sexuel ont été signalés. Les femmes doivent être vigilantes si elles se déplacent seules, surtout la nuit.

La baisse prolongée des prix du pétrole depuis 2014 a engendré une augmentation du chômage, qui pourrait accroitre le taux de criminalité à l'avenir. Cependant, les dernières statistiques portant sur la criminalité relayées par le Centre national des statistiques et de l'information (NCSI)  évoqueraient une diminution de 25% de la criminalité depuis 2015.

TRANSPORTS

Le réseau routier est bien développé. Les autorités sont strictes sur le respect du Code de la route. Des sanctions peuvent être appliquées à la moindre faute ; griller un feu de circulation entraine systématiquement l'arrestation et la détention du contrevenant pour 48 heures ainsi que la suspension du permis de conduire le temps que la procédure judiciaire aboutisse.

Les taxis n'ont pas de compteurs et sont disponibles à la demande sur tout le territoire. En règle générale, il faut négocier le prix du taxi avant d'embarquer, pour éviter les malentendus.

Conduire de nuit en dehors de Mascate peut être dangereux, le passage d'animaux sur la route étant fréquent.

La Compagnie Nationale de Transport Omanaise (ONT) assure des liaisons en bus entre les principales villes du territoire. Cette compagnie est fiable.

RISQUES NATURELS

La saison des pluies s'étend de mai à septembre dans l'extrême-sud et occasionne souvent des inondations à l'origine de graves accidents de la route.

Fin 2015, le sultanat avait été à plusieurs reprises frappé par des inondations, facilité par l'insuffisance voire l'obsolescence des infrastructures d'évacuation des eaux en zone urbaine.

Il n'est pas rare que des cyclones frappent le sultanat, notamment durant les mois de juin et septembre, (en début et fin de période de mousson). Le cyclone tropical Ashobaa avait frappé Oman en juin 2015 et provoqué des inondations importantes ainsi que des dégâts matériels considérables.

L'été, les très fortes chaleurs (plus de 50° Celsius) associées à une importante humidité (notamment sur la côte nord) mettent les organismes à très rude épreuve.

Des tempêtes de sable et de poussières peuvent survenir à tout moment et perturber les déplacements, les transports aériens particulièrement.

SANTÉ

Les voyageurs peuvent recevoir un traitement d'urgence dans les hôpitaux de la capitale, Mascate ; cependant, la qualité des soins sera plus aléatoire dans certaines régions excentrées. Avant votre déplacement, il convient de souscrire à une assurance santé adéquate couvrant les frais de rapatriement et de prévoir des sommes d'argent permettant de couvrir d'éventuels soins médicaux sur place

À Oman, l'eau du robinet est potable en ville et dans les endroits généralement fréquentés par les touristes. Cependant, il est conseillé de ne boire que de l'eau en bouteille ou purifiée dans les zones rurales, afin de réduire le risque de contraction de maladies hydriques.

Le pays connaît des cas sporadiques de transmission de paludisme, essentiellement dans les provinces de Dakhliyah, Batinah du nord, Sharqiyah du nord et de Sharqiyah du sud. Le risque demeure cependant faible et la prise de médicaments préventifs n'est pas recommandée.

Un nouveau cas de syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) a été signalé fin août 2017. Celui-ci marquait le neuvième cas confirmé cliniquement de MERS-CoV à Oman depuis septembre 2012 et le premier cas signalé depuis fin novembre 2016. Environ 36% des cas notifiés d'infection par le MERS-CoV ont abouti au décès du patient (typiquement des patients ayant des systèmes immunitaires faibles, tels que les personnes âgées).

En mars 2017, neuf cas de fièvre hémorragique de Crimée-Congo ont été signalés, faisant trois victimes - une hausse par rapport à la même période l'année précédente. Le virus est généralement transmis par des tiques, mais peut aussi être contracté en entrant en contact direct avec du sang ou d'autres tissus de bétail contaminé.

Les espèces venimeuses sont nombreuses dans les wadis (cours d'eau temporaire), en montagne et dans le désert (serpents, scorpions).

La rage animale existe dans le pays. La principale mesure de prévention contre la rage est d'éviter tout contact avec les animaux domestiques et sauvages (morsures, griffures).

INFRASTRUCTURES

La couverture GSM est excellente mais les communications sont généralement onéreuses. Les autorités omanaises peuvent être amenées à couper le réseau GSM pour des raisons de sécurité nationale. Les services de renseignements locaux surveillent attentivement les communications mobiles et internet. Plusieurs réseaux sociaux (cf. Skype, Facetime) ou sites internet considérés comme inappropriés peuvent être bloqués par le gouvernement.

LÉGISLATION LOCALE

Lors d'un séjour à Oman, les voyageurs sont invités à respecter les traditions et coutumes locales, notamment celles relevant de l'Islam. Ne pas manger, boire ou fumer dans les espaces publics durant la période de Ramadan et éviter les témoignages publics d'affection (notamment lorsqu'à proximité de lieux religieux), etc. L'entrée dans les mosquées (ou autres lieux musulmans) est généralement interdite aux non-musulmans, à l'exception de certains sites touristiques, tels que la Grande Mosquée du Sulta Qabus, située à Muscate.

Il est interdit d'importer de la viande de porc ou de l'alcool, ou tout matériel considéré comme déplacé ou pornographique. Les bagages sont systématiquement contrôlés à leur arrivée à l'aéroport.

La vente d'alcool est autorisée dans les restaurants, des hôtels et les boutiques hors taxes et l'alcool peut être consommé au domicile après obtention d'une licence délivrée par les autorités omanaises. La consommation d'alcool en public est interdite.

Tout geste déplacé et tout acte à caractère sexuel sera sévèrement puni par la loi, la société étant très conservatrice. Il est interdit pour les couples de séjourner dans la même chambre d'hôtel sans être marié. 

L'homosexualité est illégale à Oman.

DIVERS

Oman a lancé une nouvelle plateforme e-visa le 26 juillet 2017, permettant aux ressortissants de 67 pays différents d'obtenir un visa touriste, s'ajoutant ainsi aux pays membres de la GCC. En octobre 2017, l'éligibilité pour l'obtention d'un e-visa pour les individus non-sponsorisés a été étendue aux ressortissants de 28 pays supplémentaires.

Les touristes venant de pays non-éligibles à l'obtention d'un e-visa peuvent obtenir un visa touriste à leur arrivée.

Climat

Le climat est méditerranéen (été chaud et sec, hiver doux) dans le nord et l'est du Sultanat, tropical au sud et à l'ouest, désertique au centre. L'été dure de mars à octobre et l'hiver de novembre à février. Les températures sont plus élevées entre octobre et avril (30°C environ). Dans la zone tropicale, des restes de mousson apportent de la pluie de juin à septembre. L'humidité est forte dans tout le pays (malgré une faible pluviométrie), sauf dans le désert où l'amplitude des températures est faible entre le jour et la nuit, contrairement à nombre de zones désertiques.

Numéros utiles

Indicatif téléphonique: 968 Urgences: 999

Electricité

Voltage: 240 V ~ 50 Hz

Prises:

Plus