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Rapports de pays

Pakistan Rapport de pays

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INTRODUCTION

Englué dans une crise politique, sécuritaire, économique, énergétique, interconfessionnelle et institutionnelle où se mêlent assassinats, attentats, mécontentement populaire grandissant, violences politiques et attaques terroristes, le Pakistan (202 millions d'habitants) figure parmi les pays les plus instables et les plus dangereux du globe, y compris pour les visiteurs étrangers. La quasi-totalité des chancelleries occidentales déconseillent à leurs ressortissants tous déplacements non-essentiels vers ce pays tourmenté au présent tendu et aux lendemains incertains, dans lequel le conflit Afghan a tendance à déborder.   

TERRORISME

En large partie dû au groupe terroriste Taliban Pakistanais (Tehrik-e-Taliban Pakistan, TTP) et aux nombreux groupes radicaux aux opinions politiques et religieuses variées (Sunni et Shiite), le risque terroriste est inlassablement élevé à travers le pays. Le TPP, en particulier, est considéré comme le groupe Islamiste terroriste le plus violent au Pakistan.

L'organisation terroriste État Islamique (EI) a aussi étendu son activité au Pakistan ces dernières années et commet des attaques à travers sa faction État Islamique de l'Irak et du Levant - Province du Khorasan (Islamic State of Iraq and the Levant - Khorasan Province ; ISIL-KP). L'EI a revendiqué de nombreuses attaques au Pakistan, dont un attentat suicide à la bombe dans un sanctuaire de la province du Sindh faisant 88 morts et blessant 300 personnes en février 2017.

Au cours des six premiers mois de 2017, plus de 60 incidents terroristes différents ont été signalés, élevant le bilan à 550 décès et 800 blessés.

Ces attentats au format et à l'intensité variables (cf. 88 morts à Jamshoro - province du Sindh - le 13 février ; 28 victimes le 12 mai à Mastung, au Baloutchistan) ont été perpétrés dans les quatre provinces du pays ; au premier semestre 2017, le tiers de ces actions de violence aveugle a eu lieu dans les agences tribales (FATA) frontalières de l'Afghanistan (ouest). C'est ensuite dans la province méridionale du Sindh (capitale régionale Karachi) - 175 morts - puis dans la province du Baloutchistan (133 victimes) que l'on dénombre l'impact humain le plus sévère. 

Par le passé, des attentats ont ciblé des ressortissants occidentaux, à l'instar de l'attentat contre l'hôtel Marriott d'Islamabad (53 morts) en septembre 2008  ou en 2002 avec l'attentat de Karachi (quatorze morts dont douze citoyens Français).

Le « débordement » de la crise afghane sur le territoire pakistanais ajoute à cette menace avérée. Certaines régions sont à éviter, telles ces agences tribales du nord et sud-Waziristan, théâtres récents d'opérations anti-terroristes d'envergure, divers pans du Baloutchistan et plus récemment, la périphérie de Peshawar et de diverses parties de la province Khyber Pakhtunkhwa (anciennement province frontière du nord-ouest).

CRIMINALITÉ

Même si les étrangers sont rarement ciblés, le risque d'enlèvement reste significatif. En 2016 seulement, 1900 enlèvements ont été signalés dans la province du Punjab et 174 à Khyber Pakhtunkhwa. Le renouveau de la violence ethnique, confessionnelle et politique, observée ces dernières années à Karachi et l'incapacité des forces de l'ordre à y porter réponse définitive - malgré une très sensible amélioration de la situation sur place imputée aux opérations anti-criminalité répétées des Sindh Rangers ces dernières années (cf. sept terroristes neutralisés par ces derniers le 20 février 2017) - inciteront les voyageurs à se montrer particulièrement vigilants à Karachi - la capitale économique et financière du pays - ou à Lahore, la deuxième plus grande ville du Pakistan.

POLITIQUE

Les prochains rendez-vous électoraux (parlementaire et présidentiel) sont programmés en septembre 2018.

Depuis l'été 2016, à la faveur d'une nouvelle poussée de tension dans la partie du Jammu et Cachemire administrée par le Pakistan (région de l'ancienne principauté du même nom administrée par l'Inde) - grève générale imposée par divers mouvements séparatistes, manifestations violentes et répressions des forces de sécurité ont fait une centaine de morts entre début juillet et mi-octobre -, les relations entre le Pakistan et l'Inde se sont considérablement dégradées (expulsion de diplomates de part et d'autre), les incidents à la frontière (de part et d'autre du Cachemire) entre forces armées se sont multipliés, et perdurent en ce début d'été 2017 (cf. incidents armés répétés), nonobstant les appels à la retenue émanant de la communauté internationale.

TRANSPORTS

Eu égard à une circulation débridée, des réseaux routiers pas toujours aux normes et une application marginale du code de la route, à quoi s'ajoutera le risque d'un attentat, l'utilisation des transports publics (bus, trains) est déconseillée, tandis que la plus grande prudence est recommandée sur les axes routiers éloignés des grandes agglomérations.

RISQUES NATURELS

Enfin, le Pakistan est fortement exposé aux catastrophes naturelles, comme nous le rappellent, entre autres événements, le terrible séisme d'octobre 2005 au Azad Kashmir (80 000 victimes), ainsi que les tragiques inondations et leur lot de dégradations sans précédent en août 2010 (trois millions de sans-abri ; 17 millions de sinistrés), conséquences d'une mousson inhabituellement abondante. 

Face à ces contingences naturelles parfois considérables, l'État pakistanais dispose d'une panoplie de réponses et de moyens souvent très en retrait des besoins.

SANTÉ

Hors des grands centres urbains, où les installations hospitalières sont généralement convenablement pourvues, les infrastructures seront loin d'assurer des prestations similaires au standard européen.

Les autorités médicales suggèrent la mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite (+/- coqueluche) ainsi que celles relatives à la fièvre typhoïde, aux hépatites virales A et B, ou encore à la méningite à méningocoque A et C.

À noter encore que pays d'Asie méridionale est exposé au paludisme (classé en zone 3), notamment dans les zones désertiques ou en zones humides, avec une sensibilité particulière lors de la saison des pluies (mousson entre juin et août).

Enfin, au niveau de l'hygiène alimentaire, il est suggéré aux voyageurs et résidents de s'abstenir de consommer l'eau du robinet ; recourir aux bouteilles d'eau minérale (capsulées) est essentiel ; la consommation d'une eau filtrée, bouillie et décontaminée peut constituer une alternative.

Climat

Le Pakistan est caractérisé par un climat continental ; les conditions climatiques peuvent varier sensiblement d’une région à une autre ainsi que de saison en saison et de jour en jour. De manière générale, on distingue trois saisons principales : un hiver pouvant être frais voire froid (octobre à février), un été chaud et une saison des pluies, chaude et humide de juillet à septembre. Les températures sont généralement plus élevées dans le sud et se rafraichissent à mesure que l’on se dirige vers le nord.

Numéros utiles

Indicatif téléphonique: 92 Police, Pompiers, Ambulances: 171

Electricité

Voltage: 220 V ~ 50 Hz

Prises:

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