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Rapports de pays

RD du Congo Rapport de pays

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Risk Level

Low
Moderate
Elevated
High
Very High
Severe
Extreme

Survol

Sommaire exécutif

Le Président Joseph Kabila restera politiquement dominant en 2019, soit en fonction, soit par l'intermédiaire du candidat successeur Emmanuel Ramazani Shadary. Les manifestations de masse dans les zones urbaines (en particulier pour soutenir l'ancien vice-président Jean-Pierre Bemba), et la violence armée par les milices Maï-Maï dans l'est de la RDC, augmenteront au début de 2019 en réponse au rejet probable des résultats des élections par l'opposition. Les risques de violence militante sont graves dans l'est, en particulier dans les Kivus, la province de l'Ituri et la région du centre et du nord du Katanga, ainsi que dans le Kasaï. L'amélioration des prix des minéraux soutenant la croissance des exportations, on prévoit une croissance du PIB réel de 3,6 % pour 2018 et de 3,2 % pour 2019, bien que l'investissement étranger direct sera déprimé par la situation politique, ce qui pèsera sur les réserves de change.

Last update: septembre 4, 2018

Perspectives opérationnelles

Des décennies de sous-financement et de négligence ont laissé la RDC avec l'un des pires systèmes d'infrastructure du monde, avec un réseau de transport délabré et un approvisionnement énergétique erratique, malgré la fin de la guerre civile de 1998-2003 et les engagements du gouvernement à améliorer l'infrastructure physique. Le gouvernement et la Banque mondiale font pression pour une plus grande implication multinationale dans le secteur minier en améliorant son cadre politique, juridique et réglementaire. La corruption, les demandes de double imposition et les revendications d'autorité qui se chevauchent, résultant du redécoupage des frontières provinciales en 2015 et du report des élections, vont probablement s'aggraver en 2018.

Last update: septembre 4, 2018

Terrorisme

Very high

L'intensification des attaques des milices Maï-Maï dans les Kivus est probable au début de 2019, sous l'impulsion d'un probable rejet par l'opposition des résultats des élections en faveur de l'alliance au pouvoir. L'ADF, les FDLR et d'autres militants mèneront probablement des attaques contre les civils, les forces de sécurité et le fret routier dans les provinces du Kivu et du Kasaï et dans le nord-est de la RDC. Les compressions de la MONUSCO limitent davantage son efficacité par rapport à ses principales bases, et elle n'a pas la capacité de réagir efficacement à toute crise violente dans de nouveaux domaines. Les hélicoptères et les petits aéronefs dans l'Est sont les plus à risque d'attaque, en particulier les aéronefs volant à basse altitude à portée des tirs d'armes légères, des mitrailleuses lourdes et des RPG, ou pendant le décollage et l'atterrissage.

Last update: septembre 4, 2018

Risques de guerre

Il est peu probable que l'Angola et le Rwanda interviennent militairement en RDC à moins d'une escalade significative de la violence à Kinshasa ou le long de leurs frontières. Les risques de mutinerie et de tentative de coup d'État seront accrus si les protestations généralisées et soutenues contre Kabila coïncident avec le non-paiement des salaires des forces de sécurité. Dès le début de 2019, les milices Maï-Maï seront de plus en plus susceptibles de faire des raids ou de capturer pendant 48 heures des localités de taille moyenne dans les Kivus, mais les troupes de la MONUSCO protégeront ou aideront probablement à reprendre Goma, Bukavu et Uvira, atténuant ainsi les risques de guerre civile dans les Kivus. Les incidents violents impliquant des forces de sécurité ougandaises ou burundaises ou burundaises le long de leurs frontières respectives ne risquent pas de dégénérer en conflit plus large.

Last update: septembre 4, 2018

Stabilité sociale

Very high

Des manifestations violentes à Kinshasa et Lubumbashi sont probables si l'opposition rejette une victoire de l'alliance au pouvoir lors des prochaines élections, mais elles seront probablement contenues par les forces de sécurité loin des principaux quartiers commerciaux et gouvernementaux. La violence généralisée de la foule et les émeutes sont plus susceptibles de résulter de protestations impromptues, qui peuvent rapidement et inopinément se développer à partir de rassemblements publics, plutôt que de manifestations annoncées à l'avance auxquelles les forces de sécurité peuvent se préparer. Des affrontements violents à l'aide de massues et de machettes sont également probables entre partisans rivaux. Les émeutiers sont susceptibles de cibler les propriétés associées aux partis politiques, aux médias et aux entreprises indiennes et chinoises.

Last update: septembre 4, 2018

Risques pour la santé

Extreme

Un certificat de vaccination antiamarile est exigé à l'entrée du pays pour tous les voyageurs.

Systématiquement

Hépatite A : la vaccination est disponible pour les enfants à partir de l'âge d'un an. Pour les personnes nées avant 1945, ayant passé leur enfance dans un pays en développement ou ayant des antécédents d'ictère, une recherche préalable d'anticorps sériques (Ig G) peut éviter une vaccination inutile.

Hépatite B : la vaccination est disponible pour les enfants à partir de l'âge de deux mois.

Diphtérie, tétanos, poliomyélite : le vaccin doit être mis à jour si nécessaire (rappel tous les dix ans).

En fonction de la durée et des modalités du séjour

Fièvre typhoïde : si le séjour doit se dérouler dans des conditions d'hygiène précaires (pour les enfants : à partir de l'âge de deux ans).

Rage : pour des séjours prolongés en situation d'isolement (pour les enfants : dès qu'ils sont en âge de marcher).

Pour les enfants : toutes les vaccinations incluses dans le calendrier vaccinal français devront également être à jour. Dans le cas d'un long séjour, le BCG est recommandé dès le premier mois et le vaccin rougeole-oreillons-rubéole dès l'âge de 9 mois.

Paludisme : chimioprophylaxie conseillée contre le paludisme : méfloquine (nom commercial : Lariam) ou doxycycline (nom commercial : Doxypalu).

Last update: novembre 27, 2013

Risques naturels

Very high

L'activité volcanique au Nord-Kivu soumet l'Est du pays à des risques de catastrophes naturelles. Bien que la dernière éruption volcanique substantielle remonte à 2004, de légères éruptions ou tremblements de terre peuvent avoir lieu, comme en août 2015 à Goma et Bukavu.

Par ailleurs, les risques autour du Lac Kivu sont à prendre compte, compte tenu d'une présence importante de gaz méthane et dioxyde de carbone liée à l'activité volcanique de la région.

Last update: février 13, 2018

Transport

High

Au vue du gigantisme du territoire, la voie aérienne est privilégiée pour tout déplacement dans le pays ; néanmoins, la sécurité aérienne y est notoirement très aléatoire si ce n'est négligée. Si diverses grandes compagnies aériennes occidentales opèrent en RDC et ne présentent aucun danger, la totalité des compagnies nationales figurent pour leur part sur la liste noire établie par l'Union Européenne.

Selon les autorités françaises, seul 15% des axes routiers sont praticables et la situation tend à s'aggraver pendant et après la saison des pluies (avril à octobre au nord du pays et de novembre à mars au sud).

La dangerosité des axes routiers est accrue par le non-respect du code de la route par les usagers, le non-entretien des véhicules, la mauvaise qualité des axes et l'absence de structures de soins. L'absence d'éclairage public et le défaut de signalisation font que tout trajet de nuit doit être banni. En dehors des agglomérations, tous les déplacements doivent donc se faire de jour, en véhicule tout terrain (4x4) et muni de réserves suffisantes en eau, en nourriture et en carburant. Il convient également de veiller à ce que le véhicule contienne des pièces mécaniques de rechange (roue, câbles, etc.) et dispose de moyens de télécommunication efficaces.

Les transports publics sont presque inexistants et sont déconseillés.

Le train doit également être évité, le réseau ferroviaire étant peu sûr et très aléatoire.

Des navettes reliant Kinshasa à Brazzaville par le fleuve Congo existent ; toutefois, il est recommandé de s'assurer de la sûreté du service, toutes ne présentant pas les mêmes garanties de sécurité. Sur le lac Kivu, des navettes quotidiennes relient Goma à Bukavu. Des accidents sont parfois signalés.

Last update: février 13, 2018

Infrastructures

L'accès à l'électricité est inégal sur l'ensemble du territoire et le faible approvisionnement du pays en énergie électrique engendre de nombreuses coupures de courant, notamment à Kinshasa.

En 2015, seule 50% de la population a accès à l'eau potable (80% en zone urbaine et 30% en milieu rural) et certains quartiers de Kinshasa se retrouvent parfois en pénurie d'eau potable.

L'usage du téléphone portable et de l'Internet se développe ; les utilisateurs sont de plus en plus nombreux. L'accès aux réseaux sociaux a été coupé plusieurs fois par les autorités à Kinshasa (Twitter, Facebook etc.), notamment en décembre 2016.

Last update: février 13, 2018

Informations pratiques

Climat

Le climat est équatorial au nord avec des pluies abondantes toute l'année (moins importantes de décembre à février) et des températures constantes (26°C). Le climat est tropical humide à l'extrême nord. En allant vers le sud, le climat devient tropical sec avec des saisons plus marquées et une diminution de la durée de la saison des pluies. Au sud, la saison sèche dure environ 6 mois (mai à septembre). Sur les reliefs, le climat est de type alpin en moyenne altitude et la neige est abondante en haut des sommets. A l'embouchure du fleuve Congo, le climat est océanique grâce au courant froid de Banguela (baisse des températures, plus faible pluviométrie).

Numéros utiles

Indicatif téléphonique: 243

Il n'y a pas de service d'urgence dans le pays.

Electricité

Voltage: 220 V ~ 50 Hz

Prises:

Last update: novembre 21, 2013