Retour

Rapports de pays

Salvador Rapport de pays

Survol

INTRODUCTION

Pour tout séjour dans ce petit État d'Amérique centrale (6,2 millions d'habitants), le visiteur étranger prendra soin d'étudier avant départ les risques inhérents à sa destination, en se focalisant en premier lieu sur le niveau d'insécurité prévalant dans le pays, en grande partie causé par la présence de gangs influents.

CRIMINALITÉ et VIOLENCES DES GANGS

Le Salvador continue de faire face à un taux de criminalité très élevé, y compris dans la capitale San Salvador en raison de la guerre des gangs (« maras ») et de la fin de la trêve, en 2014, entre les deux gangs considérés les plus puissants du pays, Barrio 18 et Mara Salvatrucha (MS-13). Le Président Salvador Sánchez Cerén a été intraitable avec les gangs depuis son arrivée au pouvoir en 2014, refusant d'engager dans de quelconques négociations avec des « criminels ». Avec un taux d'homicide de 81,2 pour 100,000 habitants, le Salvador reste l'un des pays les plus violents au monde (malgré une baisse de 20% en 2016 par rapport à 2015, attribuée à l'instauration de mesures de sécurité intensifiées).

Depuis, la violence s'est intensifiée au point de donner lieu à une guerre civile, ce qui a conduit à des déplacements internes et à des migrations de population, ainsi qu'à la formation de groupes d'auto-défense face à l'incapacité de la police de contrôler ces vagues de violence (mais aussi aux problèmes de corruption au sein des forces de l'ordre). Le gouvernement a commencé à considérer les gangs comme des organisations terroristes et les affrontements violents entre ces factions et les forces de l'ordre sont devenus habituels dans les zones urbaines, et deviennent de plus en plus courants dans les zones rurales.

Les unités de la police, de l'armée, des renseignements, de l'immigration et des douanes du Salvador, du Honduras et du Guatemala (les trois pays du Triangle du Nord) ont créé une force commune de sécurité ; les opérations ont commencé mi-novembre 2016. Leur rôle est de mettre fin au crime organisé et aux activités des gangs en se concentrant sur les migrations transfrontalières et sur le trafic de drogue tout le long de la frontière commune de 600km (375mi).

En plus des meurtres, les membres de gangs et autres criminels commettent souvent des vols à main armée, des attaques dans les transports en commun, des kidnappings, des vols de voiture et des carjacking, des extorsions, des agressions sur les autoroutes, des fraudes à la carte bancaire. Ils s'adonnent toutefois à des crimes moins violents de petite délinquance (pickpocketing, vols à l'arrachée).

Ceci dit, les hommes d'affaires et les touristes ne sont pas particulièrement ciblés et les sites touristiques sont généralement sous la surveillance des forces de sécurité (notamment la police du tourisme). Néanmoins, en raison du taux de criminalité extrêmement élevé, les individus présents au Salvador sont conseillés d'adhérer aux consignes de sécurité suivantes :

Être particulièrement vigilant dans le centre-ville de San Salvador, spécialement de nuit ; les zones les plus sûres de la capitale incluent les quartiers de l'Escalón, Santa Elena, San Benito, Maquilishuat, La Gran Via, et Multiplaza (les plus dangereux sont Soyapango, Apopa, Nejapa, Ilopango

Évitez de prendre les transports publics, surtout les bus municipaux, étant donné qu'ils sont régulièrement la cible des gangs. N'utilisez que les taxis officiels ayant une licence (parfois stationnés devant les hôtels et les centres commerciaux) et évitez de prendre des taxis de rue.

Les bus internationaux et inter cités sont eux aussi ciblés par les gangs ; évitez de les emprunter (de la même manière que les voitures privées peuvent également l'être). Si possible, prenez l'avion pour les voyages de longue distance ou, si vous conduisez, voyagez de jour, restez sur les grands axes et limitez vos arrêts au strict minimum.

Gardez à l'esprit que les criminels sont souvent armés. Lors d'une confrontation, acceptez leurs demandes et ne faites pas opposition. Ne regardez par votre agresseur dans les yeux et ne faites aucun geste brusque.

En cas d'urgence, la police est joignable au 911.

TRANSPORTS

Il est recommandé d'éviter de voyager la nuit et d'être vigilant sur les routes (habitudes de conduite, attaques armées aux feux rouges et aux stops, etc.). Ceci dit, les routes principales sont en bon état avec une signalisation suffisante. Les perturbations des transports sont possibles durant les saisons des pluies en raison des inondations et des glissements de terrain (voir section Risques Naturels). A cause du risque élevé d'accidents de la route et des attaques armées, il est conseillé d'éviter de conduire de nuit, à l'exception d'entre San Salvador et l'aéroport international Monseñor Óscar Arnulfo Romero (SAL, aussi connu sous le nom d'aéroport international Comalapa).

En théorie, les frontières terrestres avec le Guatemala et le Honduras sont ouvertes 24h/24 7j/7, mais la traversée des frontières peut être fermée sans notice préalable, en particulier après la tombée de la nuit. Si possible, prévoir la traversée durant la journée.

RISQUE SOCIO-POLITIQUE

Les manifestations anti-gouvernementales et les grèves sont assez fréquentes au Salvador, en particulier dans la capitale sur la place Las Americas. La plupart des mouvements sociaux se déroule à proximité des centres villes dans des lieux publics et est généralement pacifique. La fréquence et l'intensité des manifestations ont tendance à augmenter en périodes électorales. Les prochaines élections législatives et municipales seront organisées le 4 mars 2018, suivies par le scrutin présidentiel en février 2019.

Les visiteurs prendront note que la loi interdit aux étrangers de s'engager dans des activités politiques. Toute participation à des manifestations politiques et des rassemblements est interdite.

RISQUES NATURELS

Le Salvador est très vulnérable aux catastrophes naturelles, avec une activité sismique développée.

Les tremblements de terre sont fréquents et causent parfois des dommages matériels importants. Les séismes off-shore peuvent provoquer des tsunamis qui menacent la zone côtière. Un puissant séisme de magnitude 7,2 sur l'échelle de Richter avait frappé la côte du Salvador en novembre 2016. Cependant, aucun blessé et aucun dommage matériel n'avaient été rapportés et le tremblement de terre n'avait pas déclenché de tsunami. Deux autres séismes avec une magnitude de 7 ou plus avaient touché le pays en 2001 et 1986, causant des dommages importants.

Le pays abrite  une  vingtaine de volcans, dont trois (San Miguel / Chaparrastique, Santa Ana et Izalco) montrent occasionnellement des signes d'activité. La dernière éruption remonte à 2014.

La saison des pluies du Salvador dure de mai/juin à octobre/novembre ; durant cette période, des inondations peuvent survenir, accompagnées de glissement de terrains dans les zones montagneuses. Cela coïncide avec les saisons des tornades de l'Atlantique et du Pacifique (juin à novembre) ; bien que rarement touché par les ouragans et les pluies tropicales, le pays est souvent affligés par des pluies torrentielles. Le Centre National des Ouragans basé aux États-Unis suit de près toutes les activités cycloniques en Amérique Centrale. 

De plus amples informations, ainsi que des alertes et des recommandations concernant les risques naturels sont disponibles (en espagnol) sur le site de la protection civile du gouvernement.

SANTÉ

Le secteur médical est quant à lui défaillant : peu d'hôpitaux privés offrent des services répondant aux standards occidentaux, encore moins en zone rurale.

Il est conseillé, avant votre départ, de souscrire à une assurance maladie prenant en charge le rapatriement d'urgence.

Sur le plan sanitaire, la situation est très dégradée. Outre le triptyque habituel des pays en développement (tourista, typhoïde, choléra), le Salvador est sujet aux maladies transmises par les moustiques dont :

  • Le paludisme est potentiellement présent dans les régions rurales de basse altitude mais le risque demeure très faible.
  • La dengue est endémique dans le pays et le nombre de cas détectés se démultiplie périodiquement durant la saison des pluies (juin-novembre). Près de 8 000 cas probables de dengue ont été recensés en 2016.
  • Le chikungunya est présent au Salvador, avec environ 6 000 cas suspects répertoriés en 2016.
  • Le virus Zika est présent dans le pays, quoique le taux de transmission serait en baisse. Alors que la maladie est généralement relativement bénigne, des liens entre le virus et des malformations congénitales sévères ont été établis. Le virus Zika est aussi transmissible au cours de rapports sexuels non protégés avec une personne infectée.

Des cas de rage (transmission par les chiens ou les chauves-souris) ont été rapportés ces dernières années.

DIVERS

Le gouvernement est intransigeant quant à la lutte contre le trafic de drogue, et les individus arrêtés en possession de stupéfiants, même en petite quantité, peuvent être emprisonnés pour une durée allant jusqu'à 15 ans. Soyez vigilants et ne laissez jamais vos bagages sans surveillance durant vos voyages.

Le dollar américain est utilisé dans le pays depuis 2001, date à laquelle il a remplacé le Colon de Salvador. Les prix sont parfois exposés en Colon, en tant que référence.

Climat

Le climat est tropical sur la côte, semi-tropical sur le plateau central et tempéré en montagne. Lors de la saison sèche (novembre à avril), l'air est sec et chaud. De mai à octobre, il pleut quasiment tous les jours et des ouragans peuvent se produire. Les écarts de températures sont faibles entre le jour et la nuit sur la côte pacifique et tout au long de l'année (25° à 29°C). Elles sont plus fraîches en altitude : sur le plateau, la température moyenne est de 23°C et en montagne, elle varie entre 12°C et 23°C avec parfois une chute à 0°C.

Numéros utiles

Indicatif téléphonique: 503 Police: 911

Electricité

Voltage: 115V ~ 60 Hz

Prises:

Plus