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Rapports de pays

Suriname Rapport de pays

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INTRODUCTION

Avant un déplacement au Suriname (586 000 habitants), le voyageur prendra soin de bien se renseigner sur la situation locale, parfois ténue, à l'image de la scène sécuritaire et sanitaire.

CRIMINALITÉ

La criminalité, notamment les crimes violents, est à la hausse dans la capitale Paramaribo. La présence policière est notoirement insuffisante à l'échelle nationale. Des cambriolages, des détournements de voiture, des agressions, une  délinquance de rue sont des phénomènes fréquemment observés dans les régions urbaines. Le risque tend à s'accroître après la tombée de la nuit ; il convient alors d'éviter tout déplacement à pied non-impératif, d'éviter le centre de Paramaribo ainsi que le quartier de Palmentuin. Les ressortissants étrangers sont souvent ciblés par les délinquants locaux en raison de leur richesse présumée.

Les criminels peuvent être armés. Dans le cas d'un cambriolage ou d'une agression, ne jamais résister ou tenter de négocier / discuter ; cédez en revanche tout objet demandé.

De façon générale, la criminalité a tendance à augmenter lors des fêtes de Noël et du Nouvel An.

Le banditisme et les activités illégales constituent un problème en zones rurales. Les forces de police n'ont qu'une présence très limitée dans l'intérieur du pays et leur intervention n'est pas systématique. Conduire la nuit loin des villes est déconseillé.

RISQUE SOCIAL

Des manifestations, des marches de protestation et des grèves, parfois accompagnées de violence, peuvent se produire sans préavis dans la capitale ou sur les principaux axes routiers. La dégradation de la situation économique, les contentieux frontaliers avec le Guyana et des conflits entre les différents courants politiques sont susceptibles d'aggraver les tensions sociales. Demeurez à l'écart de toutes les manifestations.

POLITIQUE

Les prochaines élections législatives et présidentielles seront organisées en mai 2020.

RISQUES NATURELS

Les voyageurs relèveront que la saison des pluies s'étend de mai à août puis de novembre à février et qu'alors, le territoire peut être inondé, notamment dans le nord et le centre, y compris dans la capitale. Le Suriname est de surcroît mal équipé pour faire face à ce type de situation d'urgence. Il est recommandé de sursoir aux déplacements dans l'intérieur du pays à ce moment-là. La saison des pluies accroît généralement le mauvais fonctionnement des services de télécommunications.

TRANSPORTS

Les infrastructures de transport (routier) restent largement déficientes et le nombre des accidents de la route élevé. Dans le cas d'un accident, les conducteurs doivent obligatoirement rester à l'intérieur de leur véhicule jusque l'arrivée de la police.

Pour des raisons de sécurité, circuler en transports en commun (cf. minibus) est déconseillé, notamment en dehors de capitale. Dans les villes, il est préférable d'utiliser les compagnies de taxis officielles.

La compagnie aérienne Blue Wing Airlines a été interdite d'activités dans l'espace aérien de l'Union Européenne en raison de ses standards de sécurité médiocres. La compagnie aérienne INSEL Air, basée à Curaçao et desservant l'aéroport international de Paramaribo-Zanderij (PBM), soulève également quelque doute quant à la sécurité de ses appareils.

DIVERS

Bien que le néerlandais soit la langue officielle, l'anglais est parlé couramment, tout comme le créole.

Peu de magasins acceptent les cartes de crédit ; la plupart des achats se font en espèces. La monnaie locale est le dollar du Suriname (SRD).

LÉGISLATION LOCALE

Le trafic de stupéfiants, y compris la possession de drogues en petites quantités, est sévèrement sanctionné. Surveillez bien vos bagages lors de vos déplacements.

SANTÉ

Les infrastructures médicales sont limitées. Tous les visiteurs doivent préalablement souscrire une assurance médicale voyage couvrant le rapatriement d'urgence.

Les conditions d'hygiène précaires entraînent un risque de maladies diarrhéiques (tourista) ; l'eau courante est potable à Paramaribo, mais seules des bouteilles d'eau minérales doivent être consommées en dehors de la capitale.

Un certain nombre de maladies transmises par les moustiques sont présentes dans le pays :

La dengue est endémique dans les centres urbains. Seuls six cas ont été signalés par l'organisation panaméricaine de la santé en 2016, mais les taux réels sont assurément plus élevés. Les taux de transmission de paludisme ont considérablement baissé ces dernières années mais des épidémies ont été signalées dans la municipalité de Tapanahony (province de Sipaliwini), et occasionnellement dans la province de Brokopondo et dans la municipalité de Boven Saramacca (province de Sipaliwini). Le chikungunya est présent. Le virus de Zika est également signalé. Même si le virus est relativement bénin, des liens entre le virus de Zika et des anomalies congénitales ont été établis. Le risque de contracter la fièvre jaune est faible. Un seul cas, le premier depuis 1972, a été confirmé depuis mars 2017.

Des cas de rage sont signalés ; la première mesure de défense contre la rage est d'éviter tout contact avec les animaux, même domestiques (chiens de rue). Si vous êtes griffé ou mordu, il est impératif d'obtenir des soins médicaux dans les plus brefs délais.

Environ 1% de la population est séropositive.

Climat

Le climat est tropical humide. Il y a deux saisons des pluies : la petite de novembre à février et la grande d'avril à août. Il fait plus chaud et plus humide à l'intérieur du pays que sur la côte. Les températures restent constantes toute l'année.

Numéros utiles

Indicatif téléphonique: 597 Police: 112 ou 47 11 11 Police, Pompiers, Ambulances: 112

Electricité

Voltage: 127 V ~ 60 Hz

Prises: