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Rapports de pays

Tanzanie Rapport de pays

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INTRODUCTION

Même si la Tanzanie est un lieu attractif pour beaucoup de touristes, tout séjour dans ce pays vaste et pauvre de l'est de l'Afrique (population 51 million) ou dans l'île semi-indépendante de Zanzibar présente des risques considérables, notamment liés à l'activité criminelle et à la santé.

RÉGIONS DÉCONSEILLÉES

Les autorités françaises déconseillent tout déplacement le long de la frontière avec le Burundi en raison du climat d'instabilité régnant, lié à la présence de milliers de réfugiés espérant échapper à la crise politique du Burundi.

Les autorités françaises déconseillent également de se rendre dans la région de Kagera, frontalière avec le Rwanda, dans la région de Kigoma (à l'exception de la ville de Kigoma elle-même et des parcs nationaux de Gombe et de Mahale) et le long de la bande frontalière avec la RDC le long du lac Tanganyika en raison de la présence potentielle de groupes armés ou de trafiquants.

SÉCURITÉ

Le risque de terrorisme latent ainsi que le crime violent sont les deux plus grandes menaces sécuritaires. Des manifestations politiques ont lieu régulièrement à travers la Tanzanie, y compris à Zanzibar, dont certaines ont dégénéré. Il est possible que les forces de sécurité recourent à la force et au gaz lacrymogène afin de disperser les foules.

Suite à plusieurs attaques sur des agents de polices en avril 2017 et ensuite sur des fonctionnaires locaux, la sécurité s'est renforcée dans la région côtière de Pwani, située à 100km (62mi) de Dar es Salaam. En mars 2017, le commissaire régional de Pwani a utilisé un décret couvrant la région de Rujigi afin d'interdire aux motos la possibilité de transporter des passagers après 18H00 (heure locale). Les voyageurs à Rujifi et ses environs se doivent d'être particulièrement vigilants et se tenir informer de l'évolution du contexte sécuritaire régional.

Le risque de piraterie maritime aux bords des côtes de la Somalie et du Golfe d'Aden continue de présenter des risques considérables. Depuis plusieurs années, des attaques sur des bateaux de pêches et des navires commerciaux sur la côte de la Tanzanie ont été signalés. Les yachts peuvent aussi être attaqués, et leurs propriétaires doivent s'assurer de rester en dehors de la zone qualifiée de « Risque Élevé ».

TERRORISME

La menace du groupe Somalien salafiste djihadiste, Al-Shabaab, est considéré comme étant élevée en Tanzanie car il aurait une présence à l'intérieur du pays, soutenu par des réseaux locaux. Le groupe pose une menace considérable à travers l'est du continent africain.  Il est possible que l’État Islamique (EI) soutienne également le groupe. En 2016, les autorités tanzaniennes ont effectué un certain nombre d'arrestations d'individus liés au terrorisme. Même si le dernier incident terroriste était le bombardement de l'ambassade américaine en 1998 par Al-Qaïda, plusieurs attaques de petite taille ont été menées à travers le pays, dont quelques petites explosions à Arusha, Mwanza et Stone Town (Zanzibar) en 2013 et en 2014. Cependant, les motifs derrière ces incidents restent flous, et il est possible qu'ils aient été menés par des gangs criminels, plutôt que des terroristes. Toutefois, des attaques pourraient un jour cibler des lieux fréquentés par des expatriés et des touristes. Il est rappelé aux voyageurs de rester vigilant à tout moment, surtout dans les lieux très fréquentés ou lors d'un grand rassemblement.

Il existe aussi une menace posée par les groupes islamistes nationaux. En 2013, deux femmes britanniques ont été victimes d'une attaque à l'acide à Stone Town, la première attaque visant des étrangers. Le motif de cette attaque reste inconnu. En 2015, les autorités ont annoncé que deux hommes de l'organisation sécessionniste Islamiste locale Uamsho, qui serait liée au groupe nigérian Boko Haram, étaient derrière cette attaque.

RISQUE SOCIO-POLITIQUE

La Tanzanie et l’État semi-autonome du Zanzibar ont déjà fait l'expérience de violence politique et d'agitation sociale, surtout en période pré-électorale. Les manifestations et rassemblements politiques sont fréquents à travers le pays. Même si ceux-ci sont généralement pacifiques, ils peuvent dégénérer rapidement. Les factions politiques rivales ont déjà eu des rapports agressifs entre elles et avec la police. Les forces de sécurité répondent généralement avec la force et l'usage de gaz lacrymogènes afin de disperser les rassemblements politiques.

Il est donc conseillé d'éviter tout rassemblement ou manifestation.

Les dernières élections ont été tenues en octobre 2015 à la suite des quelles John Magalufi a été élu président. Malgré le rejet de l'opposition des résultats, l'intronisation de Magalufi a eu lieu le 5 novembre 2015. Son gouvernement est de plus en plus accusé de recourir à des mesures répressives contre l'opposition dans le pays. En juin 2016, la police a temporairement banni toute manifestation.

La création d'un gouvernement d'unité nationale entre les deux partis politiques de Zanzibar en 2010 a permis de réduire un grand nombre de tensions électorales et de violences politiques. Les résultats des élections présidentielles de Zanzibar en octobre 2015 ont été annulés en raison de fraude électorale et de nouvelles élections ont dû être réorganisées dans l'état semi-autonome (Unguja et Pemba). Les tensions restent élevées - notamment dû aux réclamations de plusieurs partis politiques pour une autonomie complète de l'archipel.

RISQUE SOCIO-ÉCONOMIQUE

Malgré les taux de croissances élevés, majoritairement dû à l'industrie touristique florissante et la richesse des ressources naturelles, la Tanzanie reste un des pays les plus pauvres au monde en termes de revenu par habitant. La pauvreté n'a fait qu’accroître les taux de criminalité dans le pays, tandis que la fraude et l'économie de crime restent largement répandues. Dans la mesure du possible, il est recommandé d'effectuer toute transaction financière en espèce.

CRIMINALITÉ

Il semble que le crime armé et violent se démultiplie à travers le pays. Ces dernières années, des attaques opportunistes ciblant des touristes et des étrangers ont été signalées, notamment dans les régions du Kilimanjaro et de l'île de Zanzibar. La délinquance urbaine est omniprésente dans les régions urbaines, notamment à Dar el Salam la capitale (notamment à la station de bus Ubungo, la région péninsulaire et la plage Coco). À Zanzibar, les étrangers ont été visés à Stone Town, ainsi que dans les hôtels et sur les plages touristiques.

Les vols à l'arraché depuis un véhicule en déplacement présentent une préoccupation importante, visant à la fois les locaux et les étrangers ; l'assaillant dans la voiture attrapant le sac et s'y accrochant jusqu'à ce que les sangles se cassent. Un voyageur étranger en est déjà mort. Ainsi, il est mieux de marcher aussi loin que possible de la route et de ne pas trop serrer les sangles de son sac.

Des agressions ont aussi eu lieu devant des distributeurs automatiques, des stations de trains et de bus et même dans les aéroports. Les étrangers ont été obligés de retirer de l'espèce d'un distributeur et / ou mettre en place des transferts d'argents après avoir été enlevés, cambriolés ou menacés violemment (enlèvements express).

Les cambriolages résidentiels sont aussi fréquents, notamment à Dar es Salaam. Il convient de s'assurer de l'installation d'un système de sécurité professionnel fiable (hôtel ou propriété résidentielle).

Les crimes violents, dont des instances de harcèlements sexuels et de viols, sont fréquents, même si la grande majorité des victimes sont tanzaniennes. Cependant, les expatriés n'échappent pas à ce risque.

De nombreux cas de cambriolages armés ont aussi été signalés dans la région frontalière du Burundi et la région Kigoma, y compris plusieurs détournements de voiture.

Toujours rester vigilant, éviter de porter des sommes importantes sur soi ainsi que des objets de valeurs. Avoir une copie de son passeport. Dans le cas d'une attaque, ne pas résister. Éviter de marcher seul, surtout dans les zones isolées (même les plages) et après la tombée de la nuit. Il est conseillé de ne pas voyager par le biais de taxis inofficieux et de rester vigilants lors d'un retrait d'espèces.

RISQUES NATURELS

La vallée du Rift, une faille active, s'étire à travers le centre du pays (du nord au sud) et des tremblements mineurs peuvent survenir de manière sporadique. Le dernier séisme important de 5.7 de magnitude a eu lieu en septembre 2016 dans la région de Kagera dans le nord-ouest de la Tanzanie.

Les saisons de pluie (de mars à mai pour la grosse saison des pluies et de novembre à décembre pour la plus petite) résultent souvent en des inondations mortelles, causant aussi des dommages matériels considérables et perturbant les infrastructures. Les services d'urgence sont limités lors des catastrophes naturelles.

TRANSPORTS

Le réseau routier est en mauvais état et les règles de circulation routière ne sont ni respectées, ni renforcées. Il est déconseillé de louer une voiture dû aux nombreux accidents routiers. La grande majorité des gouvernements occidentaux estiment qu'une vigilance très élevée est requise le long de la route de Arusha-Nairobi et déconseillent formellement de se déplacer sur les routes la nuit (4000 accidents routiers mortels chaque année). Des carences en essence sont fréquentes et les services d'urgences quasi-inexistants, notamment sur les routes intérieures.  Il se peut qu'il faille effectuer une intervention mécanique soi-même en cas de problème.

Il est préférable d'éviter les transports en commun (bus, les taxis à trois roues « Bajaj » et les taxis-moto « Boda Boda ») et de réserver une voiture privée ou recourir à un service de taxi fiable. Ne pas héler les taxis dans les rues.

Depuis plusieurs années, trois accidents de ferry voyageant entre Dar es Salaam et Zanzibar et entre les îles de Zanzibar, provoquant la mort de centaines de personnes, ont eu lieu. Il est conseillé aux voyageurs de s'assurer qu'ils ont bien réservé une compagnie de ferry fiable, et ne pas embarquer un ferry semblant être surchargé ou impropre à la navigation.

Le transport ferroviaire est inconfortable, limité et peu fiable; de nombreux accidents ferroviaires on été signalés.

INFRASTRUCTURES

Dû aux carences d'énergies, les coupures d'électricités sont fréquentes, y compris à Dar es Salaam. L'accès à l'eau peut aussi être limité.

LÉGISLATION LOCALE

L'homosexualité est illégale en Tanzanie, y compris à Zanzibar.

Les drogues sont interdites, et les personnes trouvées en possession de drogue se verront imposer une amende. Des sanctions sévères existent pour tout trafic de drogue, dont des peines de prison.

Les voyageurs sont tenus de pouvoir justifier leur identité à tout moment (photocopie de passeport).

Il existe un nombre de lois protégeant la faune et la flore et le transport de tout produit organique,  même un bijou, pouvant causer des délais, et des amendes ou détentions possibles lors du départ du pays. Des étrangers ont déjà été arrêtés pour avoir tenté de transporter ce type de produits, y compris des coquillages et produits à base de cornes d'animale, hors du pays sans un permis d'exportation.

Les étrangers se doivent de respecter les coutumes locales. Les comportements agressifs, bruyants, les états d'ébriété et les obscénités sont susceptibles d'offenser les populations locales. Il est conseillé aux femmes de s'habiller de manière modeste et d'éviter de porter des shorts ou des hauts sans-manches en dehors des complexes touristiques - y compris à Stone Town.

Une population musulmane importante habite en Tanzanie. La majorité des gouvernements occidentaux recommandent à leurs ressortissants de se comporter et de s'habiller correctement, notamment au bord du littoral, à Zanzibar (98% de la population est musulmane) et à Pemba. Ceci est d'autant plus vrai pendant la période de ramadan ; durant laquelle il est préférable d'éviter de manger et boire de l'alcool dans les espaces publics. De manière générale, la saison touristique et le mois de ramadan se chevauchent.

SANTÉ

La Tanzanie détient une infrastructure sanitaire fragile ; avec des centres médicaux et des services d'urgences limités hors de Dar es Salaam. Il est indispensable de souscrire en amont du départ une assurance maladie couvrant les soins à l'étranger ainsi que le rapatriement sanitaire, nécessaire en cas d'urgence.

Les maladies hydriques et alimentaires sont répandues, dont le choléra et la fièvre typhoïde. Afin de réduire tout risque de contamination, il est conseillé de se laver les mains régulièrement, de ne boire que de l'eau purifiée et / ou en bouteille et de ne pas manger d'aliments insuffisamment cuits ou crus.

De nombreuses maladies transmises par les moustiques sont présentes dont la fièvre jaune, le paludisme et la fièvre dengue et le chikungunya. Un certificat de vaccination contre la fièvre jaune est requis à l'entrée du territoire pour toute personne âgée de plus d'un an, venant d'un pays à risque, ou pour tout voyageur ayant été en transit pour plus de 12 heures dans un aéroport d'un pays infecté. D'autres maladies transmises par les moustiques posent un risque tels que la trypanosomiase humaine africaine (ou maladie du sommeil, transmise par la morsure d'une mouche tsé-tsé) est notamment répandue dans le nord. Il convient de se protéger contre les piqûres de moustiques (insectifuges, vêtements amples, médication préventive, etc.).

Des cas de vallée de fièvre de la Vallée du Rift, une épidémie qui affecte principalement le bétail, ont aussi été signalés dans le pays.

Le risque d'exposition à la rage étant présent dans le pays, éviter tout contact avec les animaux, même domestiques (griffures, morsures, salive). Si griffé ou mordu, il est indispensable d'obtenir des soins médicaux aussitôt.

Le risque d'exposition à la bilharziose est présent à travers le pays. La contamination a lieu lorsque les larves du parasite, relâchés par un escargot d'eau douce, pénètrent la peau d'une personne en contact avec de l'eau contaminée. Il est conseillé d'éviter tout contact avec des sources d'eau douce (étang, lacs) car les larves parasitiques peuvent être présentes.

Des cas de fièvre charbonneuse chez l'homme sont régulièrement signalés en Tanzanie. La contamination résulte de l'exposition à des animaux morts ou vivants, ou des produits animaliers, infectés. Afin d'éviter les risques de contamination, il est conseillé de ne pas manger de la viande de brousse.

La Tanzanie est régulièrement affectée par des épidémies de rougeole. Enfin, le risque d'exposition à la méningite est considérable en Tanzanie, le pays étant situé sur la « ceinture de la méningite ». La vaccination est nécessaire.

Climat

La Tanzanie bénéficie d’un climat tropical avec des températures plus fraîches à l’intérieur des terres. La longue saison des pluies s’étire de mars à mai avec des précipitations plus abondantes le long de la côte et sur les îles du pays. Durant cette période les températures sont élevées (30-35°C) tout comme le degré d’humidité. La longue saison sèche dure de juin à octobre pendant laquelle les pluies sont rares, les journées agréables et ensoleillées. Une seconde saison des pluies, plus courte, est observée en novembre et en décembre ainsi qu’une courte saison sèche en janvier et février.

Numéros utiles

Indicatif téléphonique: 255 Police: 17 Pompiers, Ambulances: 18

Electricité

Voltage: 230 V ~ 50 Hz

Prises: