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Rapports de pays

Thaïlande Rapport de pays

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INTRODUCTION

Ayant accueilli plus de 32 millions de visiteurs en 2016 (2ème destination asiatique par nombre de visiteurs étrangers derrière la Chine ; 11ème destination touristique mondiale), le royaume de Thaïlande (68 millions d'habitants) est une destination touristique traditionnellement prisée ces dernières décennies. Au ''pays du sourire'', le contexte politique national - compliqué depuis une quinzaine d'années - et sécuritaire dans le sud (insurrection séparatiste violente) justifieront toutefois une certaine attention de la part de ses nombreux visiteurs étrangers.

ZONES À ÉVITER

La majorité des gouvernements occidentaux déconseillent à leurs ressortissants tout voyage vers la région de l'extrême Sud du fait de l'existence depuis une douzaine d'années d'une violente insurrection ethnico-religieuse dans les provinces de Pattani, Yala, Narathiwat et Songkhla. Des attaques terroristes y sont déplorées très régulièrement (cf. attaque contre un centre commercial de Pattani le 9 mai 2017).

La majorité des gouvernements occidentaux déconseillent tout voyage, sauf raison impérative, vers les zones frontalières avec le Cambodge et le Myanmar (ex-Birmanie). Le Cambodge et la Thaïlande se disputent depuis plusieurs décennies la souveraineté de deux sites religieux situés de part et d'autre de leur frontière respective (cf. temple de Preah Vihear). La présence de troupes armées augmente considérablement le risque d'affrontements violents. En février 2011, des accrochages (de faible intensité) avaient provoqué la mort de civils et de militaires des deux côtés. La frontière birmane est le théâtre d'hostilités entre les militaires, les trafiquants de drogue et les milices armées. Tout voyage non impératif est déconseillé.

Le reste du territoire est relativement sûr.

POLITIQUE

La Thaïlande est entrée dans une période de deuil national le 14 octobre 2016 après le décès du Roi Bhumibol Adulyadej la veille, à 88 ans et après 70 ans de règne. Jouissant d'une popularité et d'un respect sans pareil dans le royaume, la mort du monarque a déclenché une émotion considérable dans tout le pays, lequel sera en deuil pendant un an (jusqu'au 14 octobre 2017). Lui a succédé en décembre 2016 le prince Maha Vajiralongkorn (64 ans), fils de Bhumibol, dont le lustre et l'autorité auprès de ses sujets restent à se consolider.

Mi-2017, trois ans après le retour au pouvoir des militaires (suite à un 12e coup d'État - non violent - conduit par le Conseil National pour la Paix et le maintien de l'Ordre  - National Council of Peace and Order [NCPO] - en mai 2014), le royaume profite d'un certain répit. Lors de cette prise de pouvoir par la junte militaire, la Constitution de 2006 a été annulée et la loi martiale instituée. Cette loi martiale a été levée le 1er avril 2015 ; cependant, les libertés individuelles, le droit de se réunir, de manifester ou encore de tenir un discours partisan ou critique à l'endroit des autorités, demeurent sérieusement limités.

Le 7 août 2016, le régime militaire a organisé un référendum constitutionnel en soumettant un texte destiné à devenir la 20e Constitution de Thaïlande en remplacement de celle abrogée lors du coup d'État de 2014. Cette Constitution rédigée par le NCPO a été approuvée par la population. La faible participation (55% des inscrits sur les listes électorales) et la répression renforcée ayant précédé le vote (toutes contestations politiques et manifestations de rue avaient été interdites pendant la durée de l'élection ainsi qu'un contrôle sévère des médias) sont, pour de nombreux citoyens, des éléments entachant la légitimité du résultat.

Les partisans de la junte militaire soutiennent que la nouvelle Constitution favorisera la stabilité politique et apaisera les divisions politiques à l'œuvre depuis près de deux décennies dans le royaume.

Le NCPO entend officiellement organiser des élections législatives en 2018.

TERRORISME ET VIOLENCE POLITIQUE

Ce climat social pacifié et la restauration de l'ordre public ne signifient pas que la Thaïlande soit exempte de toute menace liée à la violence politique. Une série d'explosions revendiquées par les opposants au régime militaire a eu lieu les 11 et 12 août 2016 dans différentes stations balnéaires de la région Sud, faisant plusieurs victimes (à Patong sur l'île de Phuket, à Trang, Hua Hin, Surat Thani, Bang Niang, Krabi et Nakhon Si Thammarat). À priori, aucune de ces attaques n'étaient associées au terrorisme islamique.

Le 22 mai 2017, à l'occasion du 3ème anniversaire du régime martial du général-Premier ministre Prayuth, une bombe explosa dans un hôpital militaire de Bangkok, faisant deux douzaines de blessés. Un attentat non revendiqué.

Depuis une douzaine d'années, la visite de certaines régions est déconseillée aux visiteurs étrangers du fait d'une violente insurrection ethnico-religieuse aux motivations séparatistes dans le sud du royaume. Ainsi, les visiteurs éviteront les déplacements non-essentiels vers les provinces de Narathiwat, Pattani, Yala et de Songkhla, placées sous état d'urgence.

Les régions du nord-ouest, frontalières avec le Myanmar (district de Mae Fa Luang, province de Chiang Rai et district de Chiang Dao, province de Chiang Mai), sont également à éviter en raison des accrochages entre troupes gouvernementales birmanes et groupes ethniques armés Shans.

Des attaques à la bombe et à la grenade surviennent occasionnellement en Thaïlande, à l'instar du meurtrier attentat perpétré dans la capitale Bangkok le 17 août 2015, responsable d'une vingtaine de victimes (thaïlandaises et étrangères ; une centaine de blessés).

CRIMINALITÉ

La majorité des gouvernements occidentaux évalue le niveau de criminalité moyen, tout en le plaçant à un seuil supérieur dans les zones urbaines.

Il convient d'être vigilant à Bangkok où les crimes crapuleux sont courants. Les délits les plus répertoriés sont : le pickpocketing et les arnaques envers les touristes, plus particulièrement sur le marché du weekend de Chatuchak à Bangkok, dans la rue Khao San et dans tous autres lieux très fréquentés. Les fraudes à la carte bancaire sont nombreuses ; ne jamais perdre de vue sa carte bancaire lors d'une transaction.

Les crimes plus violents tels que les agressions, viols et meurtres sont assez rarement perpétrés contre les visiteurs étrangers. Des cas sont cependant déplorés de temps à autre dans les villes touristiques de Bangkok, Pattaya, Chiang Mai et dans les stations balnéaires du Sud: Phuket, Koh Samui, Koh Phagan et Krabi. Lors de la Fête de la Pleine Lune (Full Moon Party) sur l'île de Ko Phangan, très prisée par des touristes étrangers, le danger serait réel pour une personne se trouvant isolée, par inadvertance écartée de son groupe.

RISQUES NATURELS

A l'image du tsunami de décembre 2004 (5 400 victimes dans le pays), l'ancien Siam n'est pas épargné par les catastrophes naturelles. Suite à ce désastre, les autorités thaïlandaises avaient mis en place un système d'alertes et un réseau d'abris pour se protéger des tsunamis. Des simulations d'évacuation sont effectuées régulièrement sur l'ensemble du territoire.

Le royaume est exposé à une activité sismique régionale importante. Le 16 mai 2007, un tremblement de terre de magnitude 6,1 sur l'échelle de Richter (dont l'épicentre était au Laos) avait été ressenti jusque dans la capitale Bangkok.

La saison des pluies (ou mousson) s'étire d'avril à octobre. Les tempêtes tropicales et les inondations sont récurrentes tous les ans. De juillet 2011 à janvier 2012, le pays avait été victime de la plus grande inondation de ces cinquante dernières années : 800 personnes avaient péri, 14 millions d'habitants dans 65 provinces (sur 77) avaient été impactés. Bangkok et ses environs furent paralysés pendant plusieurs semaines.

TRANSPORTS

C'est un défi en soi de conduire un véhicule en Thaïlande, en particulier dans les rues de Bangkok engorgées par les deux roues, les voitures, les camions, les bus et les tuk-tuks (triporteurs à moteur). La conduite est à gauche ; cependant, de nombreux véhicules à deux roues roulent à droite en totale infraction et utilisent les trottoirs pour échapper aux embouteillages. Les conducteurs sont généralement assez indisciplinés.

Entre avril et novembre, certaines lignes ferroviaires sont interrompues du fait des précipitations de saison. De manière générale, le réseau ferroviaire est vieillissant ; la liaison Bangkok-Chiang Mai est sujette aux déraillements.

L'attention des passagers est attirée sur le danger récurrent observé dans les transports en "speed boats". Pensez à vérifier la présence à bord de gilets de sauvetage en nombre suffisant ; refusez de monter à bord d'embarcations précaires ou surchargées.         

La ligne de bus reliant Surat Thani à Bangkok est le lieu de prédilection des pickpockets ; les vols de portefeuilles et de passeports y sont courants. Soyez vigilant, ne quittez jamais des yeux vos bagages lorsque vous vous déplacez.

Il est recommandé d'emprunter la ligne aérienne Skytrain et le métro (MRT Metropolitan Rapid Transit) pour se déplacer en sécurité et éviter le trafic saturé de Bangkok.

Circuler sur le réseau secondaire en dehors des grandes villes peut s'avérer dangereux pour les visiteurs. Mieux vaut éviter les déplacements hors des grands axes dans des régions isolées. Des malfaiteurs peuvent essayer d'attirer votre attention en prétextant un besoin d'assistance, certains prétendent être des militaires - ils en portent à l'occasion l'uniforme - et peuvent vous contraindre à vous arrêter à de faux checkpoints. Il est recommandé de conduire toutes portes verrouillées, vitres remontées et de garder tous effets personnels hors de vue.

Le mauvais entretien des véhicules, la vitesse excessive, le peu de cas fait - par les locaux comme les nombreux touristes étrangers - du code de la route sont chaque année à l'origine d'un nombre considérable d'accidents de la circulation, parmi les tous plus élevés au monde (cf. 426 morts dans 3327 accidents de la route … entre le 29 décembre 2016 et le 3 janvier 2017).

Le visiteur souhaitant se déplacer en taxi prendra la précaution de le réserver à son l'hôtel plutôt que de héler une voiture dans la rue. Dans le taxi, vérifier que le compteur fonctionne. Un chauffeur de taxi officiel dispose d'une carte jaune où apparaissent son nom et sa photographie. Avant de monter dans le taxi, il est prudent de s'assurer que la photo est bien celle du chauffeur qui vous prend en charge.

LÉGISLATION LOCALE

La Thaïlande est actuellement en période de deuil national suite au décès du Roi Bhumibol (13 octobre 2016). Les visiteurs se garderont de toute remarque concernant le décès du Roi et respecteront la sensibilité du peule thaïlandais à ce sujet. Il est conseillé de porter des vêtements de couleur sombre en public en signe de respect. Des perturbations dans les transports publics (service interrompu temporairement) sont possibles. Certains restaurants, bars et centres commerciaux pourraient être fermés pendant plusieurs mois. Pour plus d'information sur les conséquences de la période de deuil sur la vie de tous les jours, veuillez consulter ce site internet.

La famille royale est hautement respectée et est protégée par une loi très stricte. Les crimes de lèse-majesté sont sévèrement punis. Les visiteurs se garderont de toutes remarques concernant les membres de la famille royale, et de toute dégradation de quelques représentations que ce soient (y compris les billets de banque).

Aucune marque d'irrespect envers la représentation de Bouddha n'est tolérée.

Comme dans la plupart des pays de l'Asie du Sud-Est, les lois thaïlandaises répriment très sévèrement l'usage, la possession et le trafic de stupéfiants. Les contrevenants risquent la peine de mort. Les ressortissants étrangers jugés coupables sont susceptibles d'emprisonnement dans des conditions de détention difficiles. Toute intervention diplomatique ou consulaire est généralement sans effet dans ces questions relevant de l'autorité de l'État hôte.

Enfin, un permis de conduire international est obligatoire pour conduire un véhicule en Thaïlande.

SANTÉ

Le risque de paludisme existe toute l'année dans les zones rurales, particulièrement en forêt et en montagne, à proximité des frontières, y compris dans les provinces les plus méridionales. Le risque est beaucoup plus faible en ville (cf. Bangkok, Chiangmai ou Pattaya), sur l'île de Ko Samui ou encore dans les principaux sites touristiques de l'île de Phuket. On note une résistance de P. falciparum à la méfloquine et à la quinine dans les zones frontalières du Cambodge et du Myanmar. Il n'y a pas de vaccin mais des médicaments préventifs sont disponibles.

La dengue est endémique en Thaïlande ; 140 000 cas ont été recensés en 2015, dont près de 150 furent mortels. Un vaccin contre le virus de la dengue a été approuvé le 4 octobre 2016 et sera en vente dans les prochains mois.

Le virus Zika est présent en Thaïlande, mais n'a affecté jusqu'à présent que des cas isolés. Le virus Zika est transmis par les moustiques ou lors de rapports sexuels non protégés avec une personne infectée. Alors que la maladie est généralement relativement bénigne (et asymptomatique dans 80% des cas), les liens entre le virus Zika et la microcéphalie du nourrisson (petitesse excessive de la tête de l'enfant) ainsi qu'avec le syndrome de Guillain-Barré (SGB) ont été établis. Ces deux complications peuvent être mortelles.

Le chikungunya pourrait être présent en Thaïlande, bien qu'aucune épidémie n'ait été recensée depuis 2009. Des cas d'encéphalite japonaise sont occasionnellement recensés en zones rurales. La maladie est très présente dans le nord, mais des cas sporadiques peuvent être signalés dans le sud (banlieue de Bangkok) et plus fréquemment dans la région de Chiang Mai (dans le nord).

La rage animale est signalée dans ce pays.

Les maladies diarrhéiques sont fréquentes. Des épidémies de choléra peuvent survenir périodiquement, comme ce fut le cas en octobre 2015, à proximité de la frontière avec le Myanmar. Pour réduire le risque de contamination, il est impératif de se laver les mains régulièrement et soigneusement, de ne boire que de l'eau purifiée ou en bouteille, et d'éviter les aliments crus ou insuffisamment cuits.

La leptospirose est potentiellement présente en Thaïlande, et peut être régulièrement épidémique lors de la saison des pluies. En raison du risque d'infection parasitaire, il est déconseillé de se baigner dans les lacs et les rivières ou de marcher pieds nus sur des sols humides.

Le brûlis pratiqué par les exploitants agricoles et les feux de forêt dans les provinces de Chiang Mai, Chiang Rai, Lampang, Phayao, Nan, Phrae, Lamphun et Mae Hong Son peuvent créer des conditions respiratoires difficiles, incommodantes pour certains individus (cf. octobre et novembre 2015 ; mars et avril 2016). En octobre 2015, le sud du royaume avait souffert un niveau de pollution de l'air préjudiciable à la santé, et imputable aux feux de forêt sauvages ravageant alors Sumatra (Indonésie) et Bornéo.

La prévalence du virus VIH est significative : selon l'UNAIDS (l'agence des Nations Unies de lutte contre le sida), 1% de la population adulte (entre 15 et 49 ans) serait séropositive.

La tuberculose est présente en Thaïlande.

La maladie « pieds-mains-bouche » est endémique. Au premier semestre 2016, plus de 20 000 personnes avaient été touchées sur l'ensemble du pays (dont 1 600 à Bangkok ; un seul cas mortel). Les régions septentrionales étaient les plus concernées.

Climat

Le climat est tropical, avec une saison sèche et ensoleillée de novembre à février. A partir de mars et jusqu'en mai, l'atmosphère est caniculaire. La saison des pluies (mousson) débute en juin et se termine en octobre (pic de précipitations en septembre). Il s'agit le plus souvent d'orages brefs. Les pluies sont plus abondantes dans le nord et les températures y sont plus fraîches que dans le sud. Il y a un risque de typhons en septembre-octobre.

Numéros utiles

Indicatif téléphonique: 66 Police: 191 Pompiers: 191 Police touristique: 11 55

Electricité

Voltage: 220 V ~ 50 Hz

Prises: