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Rapports de pays

Zimbabwe Rapport de pays

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INTRODUCTION

Dans ce pays d'Afrique australe pauvre, enclavé (14,5 millions d'habitants), touché par une crise sociale et économique majeure (plus de 90% de la population active est sans emploi), la situation générale n'en demeure pas moins relativement convenable d'un point de vue sécuritaire.

RÉGIONS DÉCONSEILLÉES 

Seules deux zones sont déconseillées sauf raison impérative par le ministère français des Affaires étrangères : la frontière nord-est avec le Mozambique en raison de la présence toujours importante de mines antipersonnel et la zone de la mine de Marange (centre-est), très contrôlée par les autorités.

CRIMINALITÉ

La délinquance est plutôt faible dans le pays, mais néanmoins présente. En raison, en partie, d'une situation économique désastreuse, des crimes d'opportunités (vols à la tire, cambriolage, etc.) peuvent avoir lieu. Des attaques contre les véhicules peuvent se produire pendant la nuit à des intersections non éclairées. Les agressions recensées dernièrement se passent majoritairement à la tombée de la nuit. Des cas d'attaque ont été recensés sur le trajet reliant l'aéroport au centre d'Harare. Il est déconseillé de se déplacer à pied le soir dans Harare et dans Bulawayo ; il s'agit de se montrer prudent en voiture (circuler vitres fermées et portes verrouillées). Il est important de ne jamais résister en cas d'agression.

RISQUE SOCIO-POLITIQUE

La situation politique, quoique apaisée, peut toutefois à tout moment dégénérer dans ce pays au climat social souvent tendu.

L'ancien vice-président Emmerson Mnangagwa (sous l'ère Robert Mugabe) a été élu à la présidence suite au scrutin du 30 juillet 2018, recueillant près de 2,5 millions de votes en sa faveur. Les élections se sont déroulées sans incidents, mais l'attente des résultats avait provoqué des tensions et quelques violences dans la capitale Harare. L'opposition a dénoncé l'issue de ce vote, considéré comme frauduleux ; un recours avait été fait devant la Cour Constitutionnelle qui a finalement validé le résultat officiel.

La question de la succession du Président Robert Mugabe, qui était au pouvoir depuis 37 ans, avait cristallisé les tensions au sein de la classe politique en novembre 2017. La situation politique avait basculé à partir du 6 novembre, lorsque Mugabe avait limogé le vice-président Mnangagwa pour avoir prétendument comploté contre le gouvernement. L'action, largement considérée comme ouvrant la voie à l'épouse du président, pour prendre sa succession, avait provoqué des tensions supplémentaires entre le président et les membres du parti au pouvoir la ZANU-PF. Le 15 novembre, l'armée avait encerclé la capitale Harare, pris la télévision nationale et assigné à résidence le président. Après plusieurs jours d'incertitudes et d'appels à la démission de Mugabe, celui-ci a finalement accepté de quitter le pouvoir le 21 novembre, alors qu'une procédure de destitution à son encontre était en cours.

En tout état de cause, il demeure recommandé d'éviter les discussions politiques publiques ou de critiquer le gouvernement en raison de la nature sensible du sujet. Au Zimbabwe, tenir des propos désagréables ou injurieux envers le président est une infraction condamnable. 

TRANSPORTS

Les accidents de la route représentent un danger sérieux pour les voyageurs au Zimbabwe ; les véhicules sont souvent bondés et les routes étroites. Les grands nids de poule peuvent également provoquer des dérivations de conducteurs roulant à grande vitesse. En raison d'une mauvaise maintenance et de coupures de courant fréquentes, certains feux de signalisation ne sont pas fonctionnels. Les conducteurs locaux utilisent souvent des feux de détresse dans les intersections avec des feux de circulation défectueux. La police zimbabwéenne est principalement financée par des amendes perçues lors des barrages routiers et souvent attire les conducteurs pour percevoir des amendes au comptant pour infraction au trafic.

À noter qu'il est considéré comme une offense de continuer à rouler lorsque le convoi du président emprunte la même route, quel qu'en soit le côté. Il est conseillé de se garer sur le bas-côté et d'attendre que le convoi passe ; un certain nombre de cas ont été signalés sur les forces de sécurité qui agressaient des individus pour ne pas s'être arrêté assez tôt.

RISQUES NATURELS

Des inondations pendant la saison des pluies (Novembre à Février) peuvent se produire et rendre certaines routes impraticables.

SANTÉ

Le secteur médical et sanitaire est largement sinistré. Le nombre d'établissements de santé est minimal, à l'image de ses équipements matériels et de la disponibilité de ses ressources humaines. Tous les voyageurs doivent souscrire une assurance médicale et de transport avant leur départ.

Le paludisme est endémique au Zimbabwe et est particulièrement prévalent entre novembre et juin. D'autres maladies transmises par les moustiques sont présentes, notamment la Fièvre de la Vallée du Rift, la trypanosomiase (maladie du sommeil), le chikungunya et la dengue. Afin de réduire les risques liés à ces maladies, il est recommandé d'avoir recours à des mesures préventives contre les piqûres d'insectes (vêtements amples, insectifuge, médicaments préventifs, etc.).

Le taux d'infection par le VIH/SIDA est aussi très élevé et constitue la principale cause de décès au Zimbabwe.

Le choléra et la fièvre typhoïde sont des maladies présentes dans le pays. Une sévère épidémie de choléra touche la capitale Harare en Septembre 2018, poussant les autorités à interdire les rassemblements publics jusqu'à nouvel ordre. En septembre toujours, une épidémie de typhoïde est en cours sur l'ensemble du territoire, affectant particulièrement les villes de Gweru, Kadoma et Masvingo. D'autres maladies diarrhéiques y sévissent également. Il est recommandé de se laver régulièrement les mains et de ne boire que de l'eau filtrée.

INFRASTRUCTURES

Enfin, la pénurie de nourriture, de carburant, de courant, de produits médicamenteux, reste le lot de plusieurs centaines de milliers d'individus (en zones rurales notamment). Régulièrement, en saison sèche (mai-octobre), les coupures de courant sont nombreuses et longues en raison de la baisse du niveau de l'eau du fleuve Zambèze, alors que l'électricité provient majoritairement de l'énergie hydraulique. Les réseaux de téléphonie, à la fois mobile et fixes, sont peu fiables.

Climat

Le climat est tempéré par l'altitude. Le Zimbabwe est en effet principalement constitué de plateaux. L'hiver (mai à octobre) est chaud et ensoleillé le jour mais frais la nuit. Le Lowveld et la vallée du Zambèze sont plus chauds et humides. L'été (novembre à avril) est pluvieux avec des averses souvent violentes mais brèves. L'humidité est étouffante.

Numéros utiles

Indicatif téléphonique: 263 Police: 995 Urgences: 999 Ambulances: 994 (seulement Harare)

Electricité

Voltage: 220 V ~ 50 Hz

Prises: