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15 octobre 2026

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La criminalité dans le commerce de détail au Canada devient un enjeu de santé et de sécurité au travail

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retail store employees discussing safety

Un incident de vol à l’étalage peut se dérouler en quelques secondes. Un employé remarque des marchandises dissimulées, un client est invité à respecter la politique du magasin, et l’interaction devient soudainement conflictuelle.

La perte financière peut se limiter à quelques produits, mais les répercussions sur l’employé peuvent durer beaucoup plus longtemps.

Les détaillants pourraient sous-estimer les répercussions humaines de la criminalité dans le commerce de détail, car les pertes financières ne racontent qu’une partie de l’histoire.

Pour les détaillants canadiens, la criminalité n’est plus seulement un enjeu de prévention des pertes. À mesure que les vols deviennent plus fréquents, organisés et agressifs, ils créent aussi un enjeu de santé et de sécurité au travail. Les employés de première ligne peuvent être confrontés à des agressions verbales, des menaces, de l’intimidation ou de la violence physique dans le cadre d’emplois qui n’ont jamais été conçus pour inclure des interventions de sécurité.

Reconnaître cette évolution est important, car elle change la façon dont les détaillants doivent évaluer les risques, former leurs employés et concevoir leurs programmes de sécurité.

Le risque dépasse la perte de marchandises

La nature de certains incidents devient également plus préoccupante. Le rapport 2025 sur la criminalité dans le commerce de détail du Conseil canadien du commerce de détail a révélé une hausse de 60,9 % de la violence et des comportements agressifs liés à cette criminalité chez les détaillants participants. Plus des trois quarts des répondants ont indiqué faire face à davantage de voleurs à l’étalage violents.

Ces chiffres montrent un risque qui ne peut pas être mesuré uniquement par les pertes d’inventaire. Un article volé a un coût de remplacement. Un incident agressif peut entraîner une blessure chez un employé, une absence du travail, de la détresse psychologique, du roulement de personnel, des risques liés à l’indemnisation des travailleurs et une baisse du moral dans toute l’équipe du magasin.

Les employés qui sont régulièrement témoins de comportements menaçants peuvent aussi finir par percevoir la criminalité comme une réalité normale de leur travail. Cette perception peut nuire à leur engagement et rendre le recrutement et la rétention plus difficiles.

Les employés de première ligne ne devraient pas devenir du personnel de sécurité

Les employés de magasin sont souvent les premiers à remarquer une activité suspecte, mais cela ne signifie pas qu’ils devraient être appelés à intervenir physiquement.

Lorsque les politiques sont imprécises, les employés peuvent prendre des décisions sur le moment. Un employé peut confronter une personne soupçonnée de vol à l’étalage, tandis qu’un autre peut choisir de ne pas signaler l’incident. Ces deux réactions peuvent accroître le risque. Une confrontation peut faire dégénérer la situation, tandis qu’un signalement insuffisant empêche le détaillant de comprendre où et quand les incidents se produisent.

Des politiques claires devraient préciser ce que les employés doivent observer, signaler et faire remonter. Elles devraient également indiquer ce qu’ils ne doivent pas faire, notamment poursuivre une personne à l’extérieur du magasin ou tenter de récupérer des marchandises lorsqu’il existe un risque de violence.

La formation devrait préparer les employés à reconnaître les signes avant-coureurs, à maintenir une distance sécuritaire, à utiliser les systèmes d’alarme de détresse et à communiquer avec les équipes de sécurité ou les services d’urgence. Elle devrait aussi rappeler que la protection des personnes passe avant la récupération des biens.

Les conditions en magasin peuvent influencer l’exposition des employés aux risques

La santé et la sécurité au travail dépendent de bien plus que du comportement des employés. L’aménagement du magasin, les effectifs, la visibilité et les heures d’ouverture peuvent tous influer sur la probabilité et la gravité potentielle d’un incident.

Les angles morts, les présentoirs encombrés et les comptoirs de service mal positionnés peuvent rendre les comportements suspects plus difficiles à repérer. Les employés qui travaillent seuls ou en petites équipes à l’ouverture et à la fermeture peuvent disposer de moins de soutien. Des marchandises de grande valeur placées près des sorties peuvent favoriser des vols rapides qui mettent les contrevenants en contact étroit avec le personnel et les clients.

Les détaillants devraient examiner ces conditions dans le cadre de leurs évaluations des risques en milieu de travail. Le Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail recommande notamment de maintenir des lignes de visibilité dégagées, d’améliorer l’éclairage, d’établir des procédures d’urgence et d’offrir une formation en résolution de conflits aux employés susceptibles d’être exposés à un vol qualifié ou à de la violence.

La couverture de sécurité devrait également refléter les conditions réelles de chaque magasin. L’approche de GardaWorld Sécurité en matière de sécurité du commerce de détail au Canada combine une présence de sécurité visible, une expertise en prévention des pertes et la technologie afin d’aider les détaillants à renforcer la sécurité et à maintenir une protection uniforme dans l’ensemble de leurs établissements.

De meilleurs rapports d’incident favorisent une meilleure prévention

Chaque menace, confrontation ou interaction suspecte peut fournir de l’information utile, même lorsqu’aucune marchandise n’est volée.

Des rapports d’incident uniformes aident les détaillants à repérer les établissements, les produits, les périodes et les comportements récurrents associés à un risque plus élevé. Ces renseignements peuvent orienter les décisions concernant les effectifs, la couverture des agents de sécurité, les horaires de patrouille, le placement des marchandises et la formation des employés.

Les rapports devraient documenter bien plus que la valeur des biens volés. Ils devraient consigner les menaces, les armes, les contacts physiques, les blessures, les répercussions sur les employés, les délais d’intervention et le respect ou non des procédures établies.

Les détaillants qui exercent leurs activités dans plusieurs provinces, bannières ou formats de magasin ont également besoin de classifications communes des incidents. Sans définitions partagées, un établissement peut enregistrer un événement comme un vol, tandis qu’un autre classe un incident semblable comme de la violence en milieu de travail. Cette incohérence peut masquer le véritable niveau d’exposition des employés.

La sécurité dans le commerce de détail exige une réponse coordonnée

La criminalité dans le commerce de détail touche les employés, les clients, les opérations et la confiance envers la marque. Pour y répondre, les équipes de prévention des pertes, de sécurité, des opérations, des ressources humaines et de santé-sécurité doivent donc travailler de façon coordonnée.

Une stratégie plus solide place la protection des employés au cœur de ses objectifs. Elle donne des consignes claires aux équipes de première ligne, fournit un soutien de sécurité adapté et utilise les données sur les incidents pour ajuster la protection à mesure que les risques évoluent.

Protégez vos employés et vos activités de commerce de détail

GardaWorld Sécurité aide les détaillants canadiens à mettre en place des programmes de sécurité intégrés qui favorisent la sécurité des employés, réduisent les pertes et renforcent l’uniformité de la protection dans l’ensemble des réseaux de magasins. 

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